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bande dessinee

Walk me to the corner

Publié le par Yv

Walk me to the corner, Anneli Furmark, çà et là, 2021 (traduit par Florence Sisask)

Elise, la cinquantaine dépassée, vit avec Henrik depuis de nombreuses années. Ils ont ensemble deux grands fils. Lorsqu'elle rencontre Dagmar, une femme de son âge, mariée à une femme et maman de deux jeunes filles, l'attirance est immédiate et elles nouent bientôt une relation passionnelle. Elise en parle assez vite à Henrik et lui assure qu'elle l'aime toujours, mais Henrik s'éloigne peu à peu.

Anneli Furmark est suédoise et a publié plusieurs romans graphiques. Le titre de la version française (?) d'icelui est tiré d'une chanson de Leonard Cohen, Hey, that's no way to say goodbye.

Voilà un roman graphique original dans la forme, alternant les pages aux petites cases et texte adjacent ou en-dessous, d'autres avec six petites cases muettes et d'autres avec des cases plus grandes voire uniques, enfin rien n'est figé, la forme change sans cesse. Ainsi que les couleurs : du noir et blanc, des fonds verts ou bleus ou jaunes, comme à l'aquarelle et des contours de personnages noirs. On ne sait pas en tournant la page quel format  ou quelle teinte on va trouver. Quasiment que des personnages, très peu de paysages, l'histoire étant centrée sur Elise et Dagmar.

Cette histoire qui n'est pas banale non plus : une femme qui découvre une passion homosexuelle a plus de cinquante ans et qui décide de ne pas résister, d'oser vivre au risque de tout casser. C'est très sobrement raconté, pas d'effet racoleur, pas de dessins trash. Comme quoi, on peut aller en profondeur dans des personnages et des situations avec pudeur. Car si elle raconte ses doutes, ses peurs, ses angoisses, ses sentiments, Elise reste pudique.

Un roman graphique à découvrir, il y a un travail sur le dessin, les couleurs et la mise en page original et très intéressant.

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Sous les galets, la plage

Publié le par Yv

Sous les galets, la plage, Pascal Rabaté, Rue de Sèvres, 2021

Septembre 1962, Kertudy, c'est bientôt la rentrée pour Édouard, Francis et Albert. Il leur reste quinze jours avant d'intégrer leurs grandes écoles. Quinze jours sans les parents qui ont quitté leurs résidences secondaires pour retourner au travail. A 18 ans, la tentation est grande de faire des expériences, surtout lorsque l'éducation reçue est assez stricte. Et lorsque Odette apparaît sur la plage, un soir tard, les trois amis n'ont d'yeux que pour elle surtout qu'elle n'a pas l'air d'y avoir froid. C'est à celui qui en fera le plus pour attirer son attention.

Tons doux qui collent parfaitement à l'année, un peu surannés et grands dessins qui font la part belle aux personnages, on est dans une bande dessinée qui parle de liberté, du libre choix et qui met en exergue une citation de Pierre-Joseph Proudhon : "La propriété c'est le vol" tout de suite complétée par celle de "Un inconnu au bataillon" : "Avoir une résidence secondaire, c'est du vol aggravé." Tout un programme. Pas celui que les trois garçons avaient imaginé.

Un très bel album construit comme un récit initiatique pour Édouard. Les rencontres de cette quinzaine vont l'amener là où il ne pensait pas aller, lui, fils de militaire qui doit intégrer Saint-Cyr pour être officier et assurer la lignée familiale de militaires. Pascal Rabaté avec toute l'humanité qu'il laisse transparaître dans ces ouvrages, la tendresse pour ceux qui ont un chemin pas forcément rectiligne donne le choix à Édouard. Le libre choix, le libre arbitre, pas simple toujours à appliquer surtout lorsqu'on n'y a pas été habitué. L'avenir tout tracé peut faire peur mais rassure. L'aventure et le pas de côté effraient plus sûrement.

Je finis mon petit laïus en citant la quatrième de couverture et en conseillant très fortement la lecture de ce nouvel album de Pascal Rabaté, très beau, très humain ; tout ce qu'on aime chez lui y est dans cette histoire bien menée.

"En matière de révolte, aucun de nous ne doit avoir besoin d'ancêtres" André Breton

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SkilledFast 3

Publié le par Yv

SkilledFast tome 3, Hachin, Ed. H2T, 2021

Eva et Roman sont sur le piste de Noskill, le tueur en série. Roman n'hésite pas à demander de l'aide à Sam Harlot, le journaliste qui a tenté de révéler les dérives du SkilledFast avant d'être muselé et contraint de se taire. Ses révélations sont fracassantes et remettent  en cause toutes les hypothèses des deux enquêteurs. Ceux-ci se retrouvent par hasard face au tueur qui, obligé d'improviser, kidnappe deux témoins pour protéger sa fuite.

Nous voici donc en plein coeur de l'enquête de cette trilogie habilement et promptement menée. Hachin, le jeune mangaka français sait prendre le meilleur du manga, du polar et du récit d'anticipation pour fournir une série passionnante. L'humanité est en danger, il interroge nos actes et nos comportements face aux nouvelles technologies, notre dépendance au portable à l'Internet..

Un zeste de philosophie -le héros se nomme Kirkegaard-, une réflexion sur l'avenir de l'humanité et sur ses dérives possibles. Tout cela pour faire une trilogie qui m'a agréablement supris et que je me permets de vous conseiller vivement.

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SkilledFast 2

Publié le par Yv

SkilledFast tome 2, Hachin, Ed. H2T, 2021

La commandante de police Eva Steins et le détective Roman Kirkegaard continuent leur traque du tueur en série prénommé Noskill qui, en cette année 2097, lutte de manière violent contre la société SK Corp qui commercialise les SkilledFast, ces implants que quasiment tous les humains utilisent pour augmenter leurs connaissances dans certains domaines et devenir ainsi plus performants.

Kirkegaard, ancienne victime de Noskill vit désormais sans l'implant et doit donc penser par lui-même, tenter de déjouer les plans du tueur. Il en fait une histoire personnelle.

SkilledFast tome 1, m'avait, je dois le dire, bluffé, moi qui ne suis a priori pas connaisseur de manga et je m'étais promis de lire la suite de cette trilogie. Et ce que je peux dire c'est que cette suite ne me déçoit pas. Les codes du genre sont respectés : lecture de droite à gauche, visages en gros plans et expressions quasi caricaturales, action marquée par des perspectives et des traits tirés à l'horizontale... On est toujours dans les mêmes thèmes : recherche d'identité, le libre arbitre, la manière dont chacun se construit de ses rencontres et curiosités : "J'ai conclu que remplacer l'expérience par des Skills tue les humains de l'intérieur. Plus on s'en sert, et plus on délègue la responsabilité de nos actes au SkilledFast. Je crains qu'un jour, nous ne soyons plus que des coquilles à Skills dépourvues de la moindre forme de pensée." Évidemment, tout parallèle facile avec nos existences centrées autour des portables n'est pas fortuite...

Pour ce deuxième tome, après la mise en place du contexte, on entre davantage dans l'enquête et la traque de Noskill. Il n'est pas avare en révélations et surprises, ce qui fait qu'on espère ouvrir le tome suivant rapidement.

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Par la forêt

Publié le par Yv

Par la forêt, Jean-Christophe Chauzy et Anthony Pastor, Casterman, 2021

Une joggeuse disparaît en forêt. Les flics qui enquêtent, un jeune homme et une jeune femme, ne trouvent rien. Trois ans plus tard, la jeune flicque, toujours hantée par cette disparition aménage en bordure de la forêt, dans l'ancienne maison de la disparue, se balade souvent, croise la mère de la joggeuse, des voisins, témoins à l'époque et un homme qui vit dans la forêt et écoute les oiseaux.

Ce qui m'a surpris dès le début et qui reste tout le long de la lecture ce sont les couleurs choisies. Beaucoup de vert évidemment pour la forêt de jour et du bleu-violet pour la même de nuit, mais aussi beaucoup de orange lorsque la saison s'y prête mais aussi pour les vêtements et des éléments du décor, du jaune, du rose parfois là où l'on ne l'attend pas. Le tout donne un album coloré qui tranche avec le ton plutôt sombre.

Le dessin de JC Chauzy est clair, se focalise sur les visages, les regards et expressions et offre des belles vues de la forêt et d'oiseaux, ce lieu et ses habitants qui ont leur vie propre et peuvent être ressourçants mais aussi angoissants, la nuit par exemple.

Le scénario de A. Pastor, à partir d'un fait malheureusement divers, la disparition en forêt d'une joggeuse, flirte vers l'irrationnel, l'onirisme et c'est là que le dessin et les couleurs sont importants et renforcent le côté hypnotique de l'histoire.

Un très bon et bel album qui parle d'une jeune femme qui se cherche, qui se questionne et tente, à travers la recherche d'une autre jeune femme disparue, à trouver un sens, une direction à sa vie. Il aborde également les thèmes de l'uniformisation des banlieues des villes (Rendez-nous la lumière, chante Dominique A), de la rupture que prônent et vivent certains que nous avons vite fait de nommer des marginaux, d'un retour nécessaire à des valeurs autour de la Nature qu'il va faloir davantage respecter et protéger.

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RIP. Albert. Prière de rendre l'âme sœur

Publié le par Yv

RIP. Albert. Prière de rendre l'âme sœur, Gaet's et Monier, Petit à petit, 2021

Albert c'est le petit jeune de l'équipe chargée de nettoyer les lieux d'habitation des personnes décédées. L'avorton, le gringalet, celui qui ne fait peur à personne et pire que ses collègues ne voient qu'à peine, sauf lorsqu'il les gêne. Albert supporte facilement son environnement de travail pourtant particulièrement glauque : des pièces dans lesquelles la mort et parfois des cadavres en état de décomposition avancée rôdent. Jamais un haut-le-cœur, jamais un mot plus haut que l'autre, il sait se faire petit et efficace. Albert porte en lui un secret terrible, de ceux qui obligent à une vigilance de chaque instant.

Tome 4 de la série RIP après Derrick, Maurice et Ahmed. Et toujours le même état d'esprit pour moi, je suis enthousiaste et classe cet opus dans mes coups de cœur, comme les précédents. Je rappelle pour les éventuels ceusses qui ne me liraient pas -il paraîtrait que ça existe, je n'en ai pas rencontré mais je veux bien le croire- que cette série s'intéresse au fil de ses tomes -6 en tout- à chaque membre de l'équipe de nettoyeurs, chacun racontant son entrée et son travail au sein de ce groupe et les événements auxquels il participe ou dont il est témoin. Ce qui fait que chaque dit-évenement est revu dans chaque tome et donne au lecteur un éclairage nouveau, une autre vérité. J'adore l'idée. Et lorsqu'elle est associée à d'autres excellentes idées cela donne de très bons albums. Les chapitres sont séparés d'une page noire avec des citations, et là, à ma très grande joie, de l'une d'une des chansons de Dominique A que je préfère : Il ne faut pas souhaiter la mort des gens -ci-dessous en cadeau- et une autre d'une chanson d'Alain Bashung écrite par ce même Dominique A : Immortels.

Qui connaît la série ne sera point déçu par le scénario ni les dessins ni les couleurs qui en sont les marques de fabrique et les repères. Avec une originalité en sus cette fois-ci, la personnalité hors-norme d'Albert qu'on croyait petit et effacé et qui révèle pas mal de surprises. Je ne peux que conseiller très fortement cette bande dessinée -la série entière cela va sans dire, mais je le dis quand même. Série débuté en 2018 qui devrait donc se conclure en 2023, j'ai à la fois hâte d'en connaître l'entièreté et l'envie de prolonger l'attente...

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Médée

Publié le par Yv

Médée, Nancy Peña, Blandine Le Callet, Casterman, 2021

"Qui Médée était-elle vraiment ? Une mère aimante et une amoureuse assumant ses désirs, que sa passion finit par égarer ? Une femme libre refusant la tyrannie des hommes ? Une barbare venue semer la confusion dans le monde civilisé des Grecs ? Une sorcière redoutable, maîtresse de forces occultes ? Un monstre, tout simplement ? Pour percer ce mystère, c'est Médée en personne que les autrices ont choisi de nous faire entendre : par delà calomnies, et déformations infligées par le temps, Médée nous raconte sa véritable histoire, depuis les jardins luxuriants de son enfance en Colchide jusqu'à l'île mystérieuse d'où elle livre son ultime confession et purge à jamais le geste inhumain et impardonnable d'avoir tué ses deux fils." (description éditeur)

Paru initialement en 4 volumes, voici l'intégrale de cette série passionnante. Si vous êtes, comme moi, une quiche en mythologie, vous adorerez. J'imagine que si vous êtes férus de mythologie, certains détails et libertés que les deux autrices prennent avec la réalité (mais peut-on parler de réalité lorsqu'on évoque la mythologie ?) vous choqueront voire vous révulseront, mais elles s'en expliquent en fin d'ouvrage et je trouve leurs arguments bons. Elles ne tentent pas de rendre Médée sympathique mais juste de la resituer dans son époque où la femme n'était qu'à peine tolérée, alors qu'elle instruite, intelligente, curieuse et avide de nouvelles connaissances ne rêvait que de liberté. Ce n'est pas non plus une lecture féministe du mythe de Médée, que les vrais hommes se rassurent. Non, les deux autrices racontent leur version de la vie de Médée. Blandine Le Callet écrit un scénario qui fait parler Médée, qui livre donc sa version, édulcore certains faits pour en mettre d'autres en avant comme n'importe qui le ferait. Franchement, j'aime beaucoup, j'ai même souvent consulté le dictionnaire pour vérifier la vie de tel ou tel intervenant dont je connais le nom mais pas forcément la biographie : Jason, Égée, Créon, Créüse...

J'aime également le dessin de Nancy Peña, classique, qui rend bien l'insouciance de Médée enfant et la violence et la vie tumultueuse de Médée devenue femme. Les couleurs changent en fonction des périodes, des lieux. Une série qui me permet de réviser la mythologie avec tout l'attrait et le plus que peut apporter la bande dessinée, notamment dans l’accessibilité et la simplicité tout en restant instructive et distrayante.

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SkilledFast 1

Publié le par Yv

SkilledFast (tome 1), Hachin, Ed. H2T, 2021

"En 2097, les humains désormais augmentés utilisent des Skilledfast : un implant dans leur nuque permettant d'acquérir de nouvelles compétences tout en améliorant considérablement leurs capacités et leurs aptitudes. Eva Steins, commandant de la police de Central City, enquête sur une série de meurtres dont les victimes sont retrouvées mises en scène, leur SkilledFast arraché. Au point mort dans ses investigations, elle reçoit l'aide providentielle de Roman Kirkegaard, un ancien policier reconverti en détective privé, lui-même sur les traces de cet étrange serial killer pour des raisons clairement plus personnelles." (4ème de couverture)

N'étant pas un féru de science fiction ni de manga, j'ai été intrigué par ce résumé et par l'auteur un jeune mangaka français, Hachin lorsqu'on m'a proposé cet ouvrage. Car on me l'a proposé et fort heureusement, sinon, j'aurais sans doute passé mon chemin sans un regard ce qui eût été une erreur. Une fois passé l'écueil de la lecture de droite à gauche, pas très pratique pour un vieux lecteur comme moi, je me suis laissé embarquer dans cette histoire très intrigante et surtout pas si irréaliste que cela lorsqu'on entend ce que certains -tel Elon Musk- veulent nous implanter dans nos cerveaux, enfin, plutôt dans ceux de nos descendants, parce que m'augmenter moi, ça ne sert à rien : d'une part je suis au sommet (pour les grincheux, je déconne) et d'autre part, je n'ai pas très envie qu'un type en blouse blanche vienne farfouiller dans ma boîte à idées.

Bon, revenons à nos implants SkilledFast qui sont la cible du tueur fort justement prénommé Noskill et qui défie toutes les polices. Le dessin est sobre, très manga de ce que j'en connais : beaucoup de gros plans, des personnages aux expressions presque caricaturales tant elles sont exprimées, sauf Roman Kirkegaard -la philosophie n'est pas mon fort non plus (mais en qui qu'il est bon ce mec ?), mais il y a peut-être un rapprochement à faire avec Søren du presque-même nom a un "e" près ? -qui est imperturbable. Des décors limités, un petit format, tout cela pour une histoire qui est bien scénarisée et bien posée, le contexte est planté dans ce premier tome et l'enquête débute, avec des flics qui ont toujours un temps de retard et de beaux questionnements sur la liberté de choix, sur la capacité à réfléchir par soi-même, à ne pas avoir recours à des aides systématiquement, à se faire une opinion, à se confronter à autrui -ah, c’est peut-être là qu’on place Søren ?

La suite est faite de deux numéros puisque c'est une trilogie et dès que je peux, j'y plonge.

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Alice Guy

Publié le par Yv

Alice Guy, Catel et Boquet, Casterman, 2021

Alice Guy (1873-1968) fut une pionnière du cinéma. Embauchée par Léon Gaumont, elle suit de très près les frères Lumière et devient la première metteuse en scène du cinéma, dès 1896. Elle est aussi au cœur de la bataille économique entre les divers appareils pour faire du cinéma, inventés ou améliorés par certains qui espèrent se faire un nom.

Alice Guy ne lésine pas sur les moyens, et réalise un nombre impressionnant de petits films, puis mariée part aux États-Unis continuer ce qu'elle sait faire, la réalisation de films tout en s'adaptant à la rapide évolution du milieu.

J'ai déjà lu et beaucoup aimé des deux mêmes auteurs les biographies dessinées : Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouges (ils ont aussi fait Joséphine Baker). Catel Muller dessine, de ce trait à la fois réaliste et un poil naïf, en noir et blanc qui rend l'ouvrage accessible à tous et réjouissant. José-Louis Boquet scénarise et l'on découvre avec Alice Guy, l'histoire du cinéma. Et surtout que celle-ci n'est pas exclusivement masculine et qu'Alice s'est imposée grâce à son travail et son talent et qu'elle fut reconnue par les plus grands tels Buster Keaton ou Charlie Chaplin. L'ouvrage retrace les balbutiements de cet art, les différentes techniques -sans être lourd-, les difficultés économiques et l'engouement quasi immédiat du public, les premières projections dans des froires... c'est passionnant.

C'est un gros roman graphique d'un peu plus de 300 pages auxquelles il faut ajouter une chronologie de la vie d'Alice Guy et du cinéma ainsi qu'une fiche sur chaque personnage qui apparaît dans l'histoire. On n'est pas dans une BD qu'on lit et pose et oublie un peu vite, mais dans une vraie biographie que l'on savoure et qui nous instruit et que l'on peut même avoir plaisir à offrir tant le rendu est excellent.

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