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bande dessinee

Goán tau chez moi

Publié le par Yv

Goán tau chez moi, Li-Chin Lin, Ça et là, 2021

Li-Chin lin, née à Taïwan au début des années 70 arrive en France pour faire des études artistiques en 1999. Elle y reste malgré l'accueil pas toujours au top, les personnes qui se moquent de son accent, qui ne connaissent pas les différents pays d'Asie et se contentent de véhiculer les stéréotypes xénophobes liés aux Asiatiques.

Les relations avec sa famille et son pays ne sont pas non plus de tout repos, et comme beaucoup d'exilés, elle est écartelée entre cette double appartenance.

La couverture est extraite de l'album et est accompagnée de ces phrases que j'ai retenues, si simples et tellement vraies et qui répondent à la question : "Ton pays te manque, non ? Je me suis construit une vie ici, en France, pendant vingt ans. Presque la moitié de ma petite existence. Pourquoi personne ne me demande jamais si la France me manquerait si je la quittais ?" (p.26)

Le Français moyen, fier de ce qu'il est et peu curieux ne fait pas la distinction entre les habitants des différents continents : les noirs sont des Africains, les Asiatiques sont tous Chinois... Il lui est alors aisé de véhiculer les clichés dignes d'un OSS 117 en pleine forme dans un ascenseur. Et après, il permet à 90 députés d'extrême droite d'entrer à l'Assemblée nationale... mais je digresse.

Toujours est-il qu'il n'est pas facile d'être étranger en France, chaque jour, une petite blague, une remarque vient vous faire comprendre que vous n’êtes pas d'ici. C'est cela que vit Li-Chin Lin et qu'elle montre fort bien dans son roman graphique. Elle évoque également sa difficile relation avec sa famille restée à Taïwan, et le grand écart permanent entre son éducation taïwanaise et les habitudes françaises. Lorsqu'elle retourne voir ses parents, elle ne se sent plus totalement chez elle.

L'ouvrage est en noir et blanc, un dessin très libre, qui se joue des cases et du réalisme lorsqu'il en a besoin. Il faut s'habituer au style, une sorte de crayonné -je ne suis pas certain que ça soit le terme exact, mais c'est à cela que ça me fait penser-, et une fois le pli pris, on avance, revient en arrière et on se plaît dans ce récit plus dense qu'il n'y paraît de prime abord.

La troisième partie du livre est consacrée au combat de l'auteure contre un bar aux très grandes nuisances sonores en-dessous de son appartement. La complaisance de la police et de la mairie, la mauvaise foi du gérant ramènent encore une fois Li-Chin Li à son statut de non-originaire de la ville. La xénophobie se combat quotidiennement, c'est long, fatigant, ça mine le moral et la bonne humeur.

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Le grand voyage d'Alice

Publié le par Yv

Le grand voyage d'Alice, Gaspard Talmasse, La boîte à bulles, 2021

Avril 1994, au Rwanda, le lendemain de la mort des présidents rwandais et burundais dans un avion abattu par un missile, un grand massacre débute dans le pays. 800 000 morts, principalement des Tutsis, tués par les Hutus.

Le 4 juillet 1994, le Front Patriotique Rwandais de Paul Kagame (des Tutsis) met fin au génocide en prenant Kigali, la capitale, ce qui provoque la fuite d'un million de Hutus vers la république Démocratique du Congo alors nommée le Zaïre. Parmi eux, des génocidaires, mais surtout des femmes et des enfants. Alice, cinq ans, fait partie des fuyards. Elle traversera le Zaïre d'est en ouest, plusieurs milliers de kilomètres à pieds.

Sans doute le résumé est-il trop succinct pour dire ce que fut le génocide rwandais. Les implications des uns et des autres furent moins claires que ce qu'il laisse penser, mais mon but est de replacer la fuite d'Alice dans le contexte et pas de faire une étude sur le massacre de 1994. Mais de quoi Alice et sa famille serait-elles coupables ? Ses parents exploitaient des terres avant qu'ils soient contraints de fuir.

L'album se concentre sur Alice et sa petite sœur qui va longtemps l'accompagner. Elles traversent des zones dangereuses, des forêts inhospitalières, avec beaucoup d'autres réfugiés, puis seules, ont la chance de rencontrer des gens qui les hébergent, les nourrissent, les soignent, mais pas toujours. Il y a aussi les camps des ONG.

Gaspard Talmasse réussit à transmettre la peur des petites filles, la solitude, la force incroyable qui les anime. Son ouvrage écrit et dessiné d'après les souvenirs d'Alice est donc une histoire -malheureusement- vécue qui peut s'élargir à tous les réfugiés actuels qui arrivent en Europe. Les conditions dans lesquelles ils arrivent et ce qu'ils ont traversé pour y parvenir prouvent s'il en était besoin qu'ils risquent leur vie pour échapper au pire. Et les pays européens, la France en particulier, de mégoter à leur offrir un statut digne.

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L'affaire clitoris

Publié le par Yv

L'affaire clitoris, Douna Loup, Justine Saint-Lô, Marabulles, 2021

C'est en rencontrant Anna, un été à la cueillette des pommes, que Pulchérie apprend que le clitoris est :

- un organe

- il mesure 10 cm

- il n'a jamais été représenté correctement dans manuels scolaires avant 2017

C'est le début d'une enquête que va mener Pulchérie. Elle veut savoir ce que son entourage et plus largement, les Français et les Françaises connaissent de cet organe.

Bon, j'avoue, je n'y serais sans doute pas allé spontanément, mais ma grande fille m'a dit qu'elle voulait le lire, alors j'ai accepté l'offre d'envoi de Lecteurs.com (merci Nicolas). Et bien m'en a pris, car j'ai appris plein de choses et les auteures ne se limitent pas à décrire le clitoris, mais font un historique des études sur l'organe depuis l'Antiquité. Elle parlent aussi de la place de la femme dans la société, puisque celles qui pratiquaient l'onanisme étaient qualifiées d'hystériques, le mot facile pour que les hommes puissent les écarter et continuer à les dominer. Elles évoquent la sexualité, le féminisme à travers icelle et son organe principal. C'est intéressant de voir comment les hommes construisent la société dominante, patriarcale avec tous les arguments foireux possibles comme celui du sexe féminin, creux, qui attend forcément le sexe masculin fièrement dressé et qui ne peut que se soumettre devant une telle érection.

Même s'il va au plus direct, le texte n'est pas cru, les dessins sont très colorés, oniriques parfois, poétiques ; la couverture donne le ton général. Bel album, je ne regrette pas ma demande. Merci ma fille !

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Palais Bourbon

Publié le par Yv

Palais Bourbon. Les coulisses de l'Assemblée nationale, Kokopello, Dargaud/Seuil, 2021

"Lorsqu'un jeune dessinateur aux multiples talents décide d'infiltrer l'Assemblée nationale et d'y passer ses jours et ses nuits, c'est tout un monde qu'il découvre... Durant deux années, Kokopello a inlassablement observé la vie quotidienne du Palais-Bourbon, mais aussi celle de députés eux-mêmes au cœur de l'hémicycle ou sur leurs terres d'élection... L'affaire Benalla, la crise des Gilets jaunes, la venue de Greta Thunberg, rien n'a échappé à sa sagacité." (4ème de couverture)

Cette bande dessinée a été réalisée avant les dernières élections législatives, celles de 2022 ; quelques députés n'ont pas été réélus, d'autres sont nouveaux -putain, 90 députés d'extrême droite, si un jour on m'avait dit... j'en frémis régulièrement.

Voilà un album très bon, à la fois instructif, à la portée de tous et qui, tout en parlant de choses sérieuses, sait faire preuve d'humour. Et l'on se rend mieux compte qu'un député n'a pas un travail de tout repos et que s'il n'est pas à l'Assemblée, c'est sans doute qu'il est en Commission -présence obligatoire- ou sur sa circonscription pour rencontrer les élus de terrain et les habitants. Kokopello est loin du tous pourris et je lui en sais gré, ç'aurait été trop facile et inintéressant.

J'aime beaucoup le ton, le dessin vif et coloré qui nous fait rencontrer Jean Lassale, François Ruffin, Clémentine Autain, Cédric Villani pour les plus connus.

En sortant de la BD, ceux qui connaissent un peu en sauront davantage et ceux qui n'y connaissent rien auront appris plein de choses. Et point besoin de s'intéresser à la politique avant de l'ouvrir, peut-être même les plus sceptiques s'y intéresseront après la lecture.

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La philosophe, le chien et le mariage

Publié le par Yv

La philosophe, le chien et le mariage, Barbara Stock, Paquet, 2022 (traduit par Philippe Nihoul)

Hipparchia vécut en gros de 346 à 280 avant notre ère, en Grèce. Fille d'une bonne famille riche, prête à marier, elle a déjà été refusée par plusieurs prétendants parce que la belle prétend réfléchir, philosopher et, outrage suprême se mêler des conversations qui, si elles ne parlent pas étoffes et tenue de maison, sont strictement réservées aux hommes. La voici qui arrive à Athènes pour rencontrer et épouser si affinités Kallios.

"- Plus de 65 000 personnes vivent à Athènes. Étrangers inclus.

- Sans compter les femmes et les esclaves, je suppose ?

- Évidemment... On ne compte pas les chevaux non plus." (p.64/65)

Elle y retrouve Métroclès, son frère, qui étudie la philosophie. Elle-même, grande lectrice de Socrate, Aristote, et curieuse, use de subterfuges pour aller écouter Cratès qui a renoncé à toute possession et philosophe dans les rues, pauvrement vêtu. Il est à la fois la risée des uns et le penseur des autres, prônant une vie simple, que la valeur d'un homme ou d'une femme ne se mesure pas à ses richesses. Bref, un philosophe cynique, de l'école de Diogène. C'est Cratès qui est réputé être le père du stoïcisme bien aidé par Hipparchia.

Excellent cet album qui met la philosophie à la portée de tous, qui la rend attrayante et qui la fait drôlement résonner et raisonner dans notre monde actuel. Cratès et Hipparchia seraient taxés de décroissants voire d'intégriste écologistes et féministes par certains, de nos jours. Et sans doute, si leurs idées avaient été davantage suivies, nous n'en serions pas là aujourd'hui. Ils enseignent le minimalisme, s'opposent aux classes sociales, sont féministes, contre les normes et les conventions, pour le respect de la nature...

J'aime beaucoup le format de la BD, le ton général qui n'hésite pas à mettre de la légèreté, de l'humour, le propos bien évidemment et le dessin que je qualifierais de naïf qui est en grande partie responsable de l'attractivité de l'ouvrage, du fait que l'on y entre aisément et que l'on y reste. Un album à mettre entre toutes les mains, surtout celles des plus matérialistes d'entre nous, qui peut se lire à tous les âges.

Barbara Stock est néerlandaise et a reçu un prix en 2009 que je ne résiste pas à nommer tant le nom est beau : le Stripschappijs.

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Ce sera pour la prochaine fois

Publié le par Yv

Ce sera pour la prochaine fois, Cléa Favre, Kalina Anguelova, Ed. Favre, 2022

Cléa Favre est journaliste et écrit le texte. Kalina Anguelova est elle-aussi journaliste, elle illustre ce livre.

Sous-titré Journal d'une survie post-fausses couches, ce journal illustré, inspiré de l'expérience de l'auteure, retrace le parcours d'une femme qui vit deux fausses couches assez rapprochées en 2019 et qui se pose beaucoup de questions. Choisir la méthode d'expulsion, subir des douleurs physiques violentes. Tenter de faire bonne figure au travail, dans le cadre familial et amical. Pouvoir se lâcher un peu dans la sphère intime, car le compagnon est aux petits soins, attentif et vit lui aussi la douleur de la perte. 

Le regard et les réactions des autres sont parfois difficilement supportables. L'apitoiement et la fameuse phrase qui donne son titre au livre, qui ne remonte pas du tout le moral mais peut au contraire augmenter l’angoisse de refaire une fausse couche. Le doute, la suspicion culpabilisante qui pose la question de la faute de la mère. Or, David Baud, chef du service obstétrique au CHUV -V pour vaudois, en Suisse-, répond que "La responsabilité de la maman est de 0%".

J'ai beaucoup aimé ce roman graphique, très sobre dans le texte, aux  questionnements nombreux et fréquents, et dans les dessins. Et pourtant tout est dit clairement, sans détour. Et étayé par les propos du Dr David Baud qui permet d'aller un peu plus loin et de mieux comprendre les causes des fausses couches. D'autres spécialistes interviennent également dans l'accompagnement des couples qui vivent cela, des femmes en particulier.

Les fausses couches sont assez fréquentes et peuvent être banalisées tant dans leur prise en charge médicale que dans la société en général, et sans doute, moi-même, j'ai pu ne pas mesurer à quel point c'est douloureux physiquement et psychiquement. Après avoir lu ce livre, on ne peut plus minimiser, banaliser. Certes, beaucoup de femmes font des fausses couches et beaucoup de femmes en souffrent, souvent seules.

Cléa Favre et Kalina Anguelova montrent la douleur, la culpabilité, les angoisses et la déprime, la solitude même lorsque la femme est accompagnée : un deuil quel qu'il soit, se vit seul ; les proches peuvent être présents, mais la perte, l'absence on la vit au plus profond de soi, seul.

Elles touchent juste et leur livre devrait être de très large diffusion pour aider les femmes qui subissent et ceux qui finalement ne savent pas grand choses des fausse couches et qui pourront s'informer.

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La dame blanche

Publié le par Yv

La dame blanche, Quentin Zuttion, Le Lombard, 2021

Estelle est infirmière dans un EHPAD. Tous les jours, elle est confrontée à la fin de vie, à la mort de résidents auxquels elle s'est attachée. Ce lien dont les personnes âgées ont besoin, n'est pas toujours du goût des familles, et il pourrait bien faire perdre pied à Estelle.

Heureusement, son amie Sonia est très présente, elle aussi infirmière dans le même établissement, et Estelle a trouvé un moyen de se souvenir de chacun des résidents dont elle s'est occupé.

Très beau roman graphique bleuté, avec ça et là, des touches d'autres couleurs, lorsque la vie se déroule en extérieur ou hors de l'EHPAD. Même si Quentin Zuttion romance son histoire, il met en avant l'implication des soignants auprès des personnes âgées, le soin qu'ils apportent à la fin de vie, à tenter de pallier aux absences des familles qui s'éloignent par manque de temps, par peur de voir son parent veillir et mourir... Estelle est sans doute très -trop- impliquée, qui ne parvient qu'à peine à se sortir de son travail lorsqu'elle est en repos. Mais ce travail est tellement prenant qu'on le comprend aisément.

Quentin Zuttion raconte le quotidien des soigants, à l'encontre de ce que l'on peut entendre sur les maltraitances qui ont cours dans certains établissements, mais il décrit néanmoins les conditions de travail, les sous-effectifs, le manque de temps et la pression des familles qui peuvent mener vers ces dérives.

C'est extrêmement bien fait, et le dessin et les couleurs sont magnifiques. Parfois,  le bédéiste suggére davantage les formes qu'il ne les dessine de manière réaliste, c'est très beau. Un hommage au personnel des EHPAD dont le travail est mal reconnu, et pourtant éprouvant physiquement et émotionnellement.

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Les Vous

Publié le par Yv

Les Vous, Nicolas Pitz, Davide Morosinotto, Rue de Sèvres, 2022

Le rocher de la Main de Main de pierre qui surplombe le village de Montemorso s'effondre dans le lac et tue un pêcheur. Puis d’étranges phénomènes ont lieu dans les jours qui suivent, jusqu'à ce que Blue, une jeune fille entende des voix, celles d'un peuple invisible qui a trouvé refuge au village, les Vous. Puis les camarades de Blue entendent également leurs voix. Ensemble, ils décident de venir en aide aux Vous.

Un bel album de Nicolas Pitz qui nous habitue à cela, avec notamment La bobine d'Alfred et Sombres citrouilles. Cette fois-ci c'est le roman de Davide Morosinotto qu'il met en image. L'histoire est belle, avec ces extras-terrestres pacifiques qui cherchent de l'aide et à vivre tranquillement et qui, bien entendu, se heurtent à l'incompréhension et à l'hostilité de certains. Ce sont les jeunes gens du village qui vont se lier aux Vous, les accepter et tout faire pour que les autres villageois les acceptent.

Difficile de ne pas y avoir une ode à la différence et une histoire en faveur de la curiosité, de l'envie de connaître autrui pour s'enrichir. Aux moments où la France comme d'autres pays a tendance à sombrer dans un pessimisme et un communautarisme tout aussi délétères l'un que l'autre, ce livre est une bouffée d'optimisme bienvenue, qui montre que nos enfants pour peu qu'on leur laisse les moyens d'agir sont capables de grandes choses.

J'aime beaucoup le dessin de Nicolas Pitz, aux lignes claires, réaliste. J'aime aussi beaucoup les scènes de nuits sur un fond totalement noir, les silhouettes se dessinent à l'aide de traits fins et lumineux. Les dernières pages sont superbes, pour cela mais aussi pour la tournure que prend cette histoire.

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Il est où le patron ?

Publié le par Yv

Il est où le patron ? Chroniques de paysannes, Maud Bénézit et les paysannes en polaire, Marabout, 2021

Joséphine reprend seule la ferme caprine de Georges, Anouk est apicultrice et Coline exploite une ferme ovine avec son mari. Toutes les trois reçoivent à longueur de journée des remarques sexistes parfois maladroites voulues comme un trait d'humour, parfois plus ancrées dans les mentalités, jusqu'au plus perfides. Difficile pour les hommes de croire qu'une femme peut exploiter seule une entreprise agricole.

Des paysannes qui en ont marre de la question : il est où le patron ? lancée par diverses personnes, surtout des hommes, se regroupent et se disent que faire une bande dessinée sur elles serait une bonne idée. Elles font appel à Maud Bénézit et chacune raconte sa vie quotidienne. Puis la BD imprégnée de ces témoignanges prend forme.

J'aime beaucoup le ton général qui est à la bonne humeur et à la revendication pour l'égalité. Ce n'est pas pesant, et l'on prend conscience en tant qu'homme que certaines remarques peuvent être mal vécues, mêmes si elles ne se veulent pas méchantes. Le combat des femmes est long, durable et doit être sans cesse mené. Ne rien laisser passer, même si c'est compliqué.

J'aime aussi beaucoup le dessin, libre, sans contours de cases, très bleuté. Ça donne une aisance dans la lecture, et ça renforce le côté décalé, humoristique qui allège le propos sans l'altérer, au contraire, l'humour permet souvent de faire passer les messages plus facilement.

Très bel album qui prouve s'il était encore besoin que la bande dessinée peut être un vecteur formidable pour atteindre le plus grand nombre dans tous les genres.

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