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Est-Ouest

Publié le par Yv

Est-Ouest, Pierre Christin, Philippe Aymond, Dupuis, 2018

Pierre Christin, scénariste de bande dessinée a beaucoup voyagé. Du grand ouest américain aux terres lointaines de l'ex-URSS, chose assez rare en pleine guerre froide.

Il raconte ses voyages et ses rencontres avec des gens qui deviendront des piliers de la BD : Jean-Claude Mézières qu'il a connu pendant la guerre, caché dans les caves pendant les bombardements et avec lequel il collaborera pour Valérian et Laureline, Enki Bilal et Jean Giraud...

Après la vie de René Goscinny, pas banale, racontée par Catel, en voici une autre tout aussi particulière. D'ailleurs les deux se sont croisés, au magazine Pilote, dont Goscinny est le co-fondateur. Ce dernier donnera des conseils à Pierre Christin pour écrire des scénarios de bande dessinée.

Pierre Christin, né en 1938, fait son premier voyage aux États-Unis en 1965 pour aller enseigner le surréalisme à l'Université de Salt Lake City. Il découvre la vie américaine, loin, très loin de celle qu'il vivait en France, sous le général de Gaulle : presse muselée, télé aux ordres... Mai 68 n'était pas encore passé par là. Puis, ce sera l'est, l'ex-URSS, encore un autre monde.

J'aime bien cet album au dessin assez classique, réaliste. Il raconte la différence de vie entre l'ouest et l'est et l'Europe au milieu. C'est une partie de la seconde moitié du XX° siècle qui y est racontée, vue par les yeux de Pierre Christin, forcément subjective, mais qui, je trouve colle assez bien aux images qu'on peut en avoir. Et c'est aussi la naissance d'un parcours artistique avec ses collaborations nombreuses et fructueuses qui donneront des séries et des albums qui ont marqué la bande dessinée. Jugez un peu, des albums créés avec Mézières, Goetzinger, Ferrandez, Bilal, Tardi, Ceppi, Boucq, Balez et Aymond bien sûr.

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Le roman des Goscinny

Publié le par Yv

Le roman des Goscinny. Naissance d'un Gaulois, Catel, Grasset, 2019

Lorsque Anne Goscinny demande à Catel de faire le portrait de son père en BD, celle-ci refuse d'abord, puisque elle, son truc, ce sont les biographies de femmes : Kiki de Montparnasse, Olympe de Gouges, Alice Guy ou Joséphine Baker... Mais fascinée par la vie de René Goscinny, elle trouve un subterfuge pour écrire cet album qui parle d'abord de Anne Goscinny, l'écrivaine... qui raconte son père.

J'aime beaucoup Catel et notamment ses ouvrages cités plus haut. J'ai donc aimé retrouver son trait pour montrer une vie peu ordinaire, celle de l'un des plus grands scénaristes de la BD franco-belge, si ce n'est le plus grand. Lucky Luke, Astérix et Obélix, Iznogoud, Le petit Nicolas, pour parler des plus connus, c'est lui. Des grands classiques de la bande dessinée. Mais avant d'arriver à la notoriété et au succès, il a galéré René Goscinny. Né en France en 1926. Enfance en Argentine, sa famille pour beaucoup morte dans les camps pendant la guerre. Il sait qu'il veut faire un métier rigolo, mais dans les années 40/50, la BD n'est pas encore ce qu'elle est devenue, ce n'est pas un métier en vue. Sans jamais se départir d'une bonne humeur et d'humour, le jeune René dessine d'abord et propose ses dessins à divers journaux. La suite, je vous laisse la découvrir dans ce bel album biographique. Catel reproduit dedans des dessins de Goscinny, des caricatures, ses premières BD avec Dick Dick's un détective maladroit...

Pari réussi, haut la main pour la première biographie dessinée de ce grand scénariste de BD décédé en 1977, une sorte de mise en abîme, signée Catel avec la complicité de Anne Goscinny, qui préface et raconte.

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Journal inquiet d'Istanbul

Publié le par Yv

Journal inquiet d'Istanbul, volume 1, Ersin Karabulut, Dargaud, 2022 (traduit par Didier Pasamonik)

Ersin Karabulut naît à Istanbul au début des années 80, de parents instituteurs, ce qui ne garantit pas l'aisance financière. Son père réalise de petites peintures pour boucler les fins de mois. C'est peut-être de le voir dessiner qui donne l'envie à Ersin de devenir dessinateur.

Mais en Turquie, il n'est pas bien vu de faire du dessin surtout si celui-ci égratigne le pouvoir. Le père d'Ersin lui conseille de faire des études d'ingénieur et de laisser tomber le dessin. Ersin obéit quelque temps, puis n'en peut plus et se dirige vers le dessin et la bande dessinée.

C'est un album biographique qui décrit les envies, les doutes, les peurs de l'auteur et celles de ses proches, le pays qui change, qui, après avoir été une démocratie tend de plus en plus vers un pouvoir autoritaire et religieux. Lorsque Recep Erdogan est caricaturé en animal sur des couvertures de journaux satiriques, il les attaque et même s'il perd ses premiers procès, la censure est quand même proche.

Ersin Karabulut dessine ses jeunes années, avec tout ce que cela suppose de faits pas glorieux, de situations adolescentes pas flatteuses. C'est drôle, parce qu'il n'hésite pas à se moquer de lui-même et que le dessin parfois un peu naïf renforce l'humour. Mais paradoxalement, le même dessin renforce également la tension lorsque la situation devient plus tragique.

Bref, Ersin Karabulut est un auteur de BD à suivre, je l'ai déjà lu grâce à Contes ordinaires d'une société résignée, un recueil de nouvelles futuristes et Jusqu'ici tout allait bien..., une critique virulente du capitalisme et du repli sur soi. Et ce Journal inquiet d'Istanbul est un premier tome, qui devrait donc, logiquement voir des suites.

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Que celui qui n'a jamais tué me jette la première pierre

Publié le par Yv

Que celui qui n'a jamais tué me jette la première pierre, Vincent Baguian, Plon, 2023

Victor Baunard est médecin généraliste à La Ciotat. Outre son travail qui lui prend beaucoup de temps, il s'est donné pour mission de débarrasser le monde de ceux qui font le mal autour d'eux, impunément. A sept ans, il pousse sa mère dans les escaliers, c'est sa prise de conscience de son rôle dans la société. Mais des assassinats à répétition dans un même entourage peuvent attirer quelques soupçons susceptibles de remonter jusqu'à la maréchaussée.

Vincent Baguian est chanteur et auteur, il a notamment écrit des chansons pour quelques grands noms de la variété française : Zazie, Florent Pagny (beurk... personne n'est parfait)... Il a le verbe aisé et son roman fait la part belle à la belle langue : Victor Baunard qui a les mêmes initiales que l'auteur et qui est le narrateur, s'exprime avec beaucoup d'élégance dont il use également dans ses rapports aux notables de La Ciotat auxquels très vite sa réputation de bon médecin l'a acoquiné. Il cache bien son secret, évidemment, puisque tout son art est de faire passer les morts pour des accidents ou des morts naturelles.

Le roman est plaisant, use avec pas mal de brio d'humour noir, d'ironie. Il nous met dans la tête d'un psychopathe qui se sent une âme de justicier. On a le droit à ses délires de réactionnaire lorsqu'il parle de la jeunesse actuelle, à ses justifications pour ses meurtres qui œuvrent parfois pour le bien commun mais aussi pour son confort personnel. Pas mal donc, mais un peu long, je l'avoue j'ai passé quelques paragraphes mais toujours pour revenir au texte avec l'envie de connaître la fin de l'histoire.

Bref, un roman qui fait passer de bons moments -ce qui est un compliment, car ce n'est pas toujours le cas-, un peu comme une chanson qu'il aurait écrite pour Zazie ou autre (pas Florent Pagny, là ce serait une torture) que l'on écouterait volontiers et puis on passerait à une autre sans regrets ni forcément envie ou non-envie de la réécouter.

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Le colonel ne dort pas

Publié le par Yv

Le colonel ne dort pas, Émilienne Malfatto, Ed. du sous-sol, 2022

Dans la Ville, le vieux dictateur a été renversé. La Reconquête n'est pas si aisée et le nouveau pouvoir mène le combat pour reprendre tous les territoires. Il fait appel au colonel, le spécialiste des interrogatoires musclés, de la torture pour obtenir des informations. Celui-ci qui a servi le pouvoir précédent est un homme qui ne dort plus depuis des années, les hommes qu'il a torturés le hantent.

Son ordonnance l'observe, muet, et dans le grand palais vide qui prend l'eau qui tombe sans discontinuer depuis des semaines, le général censé mener la Reconquête devient fou.

Émilienne Malfatto que l'on a découverte avec l'excellent Que sur toi se lamente le tigre, revient dans un roman très court, elliptique, très beau. D'ailleurs est-ce un roman, de la poésie, tant les deux se mélangent ? Chaque chapitre s'ouvre avec un texte en italique, les pensées du colonel, un poème en prose, dans lequel il s'adresse à ceux qu'il a torturés et qui à leur tour le torturent : le persécuteur persécuté. Souvent il aborde la guerre, la mort donnée en son nom et les honneurs liés :

"après la guerre après les Hommes-poissons les

marécages

il n'y avait que le silence

et les médailles les décorations accrochées sur

les poitrines que les âmes

avaient désertées

du clinquant du doré sur une poitrine vide

ça fait joli mais ça sonne creux" (p.59)

En peu de mots, Émilienne Malfatto brosse un portrait juste et dense, profond ; on sent les émotions, les peurs et angoisses du colonel, la folie qui s'empare du général. Cent-dix pages dans lesquelles l'homme change, la Ville et la Reconquête itou. Et l'on se prend à rêver d'un monde où les hommes cesseraient d'ambitionner le pouvoir à tout prix même celui de la guerre.

Très beau texte, original dans le fond et la forme. Une autrice qui excelle dans les romans courts et denses, qui cultive un style très personnel, tout ce que j'aime.

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Traquenoir

Publié le par Yv

Traquenoir, Ed Lacy, Ed. du canoë, 2022 (traduit et préfacé par Roger Martin)

New York, 1957, Toussaint Marcus Moore est détective privé, il débute dans le métier. Toussaint ou Touie pour les intimes est noir, ce qui dans les années 50 est encore plus difficile que de nos jours. Les bus, commerces ne sont pas tous autorisées aux Afro-Américains. Dans certains quartiers, ils ne sont pas les bienvenus, ce qui limite les investigations de Touie.

Engagé par une chaîne de télévision pour suivre un blanc coupable d'actes graves et dont l'arrestation sera le clou de l'émission et grassement payé pour cela, Touie se retrouve suspect principal du meurtre de l'homme qu'il suit. Il quitte New York et mène sa propre enquête pour se disculper.

Ce livre, paru en 1957 fit l'objet d'une première traduction et parution en français sous un autre titre A corps et à crimes. Traquenoir est une nouvelle traduction, sans doute plus fidèle au texte d'origine selon Roger Martin dans la préface très instructive qui décrit l'auteur et ses convictions anti-racistes, progressistes et pacifistes et son œuvre assez méconnue en France, ce qui est fort dommage ! Ed Lacy est l'un des pseudonymes de Leonard Zinberg (1911-1968), écrivain blanc, "juif, non-croyant, communiste, marié à une Noire et père adoptif d'une petite fille, noire elle-aussi" (p.8). Il crée avec ce titre un personnage de détective noir.

Je me suis régalé dans ce polar qui nous plonge dans cette Amérique raciste, ségrégationniste et mccarthyste. Ed Lacy a fait de son héros un type pas banal : privé certes et souvent désargenté, comme il se doit, mais fidèle à son amie Sybil -il refuse les avances des autres femmes- ; il roule en jaguar, porte des costumes et chemises de valeur. Atypique dans le monde du polar.

La critique de la société américaine de l'époque est très présente : la ségrégation bien sûr, la pauvreté et pas seulement celle des noirs, les emplois royalement laissés aux noirs dans l'administration pour leur laisser croire à une intégration dans la société, comme postier par exemple -poste qu'occupera Ed Lacy tout en continuant à écrire-, la violence ou tout au moins la suspicion des policiers envers toute personne noire, les débuts d'une certaine téléréalité... Tout cela en contexte d'une intrigue bien fichue et bien menée, qui, encore de nos jours, et malgré des milliers de romans policiers parus, tient le lecteur jusqu'au bout.

Ed Lacy, va au plus court ne s’embarrasse pas de détails inutiles comme certains le font maintenant pour arriver à des pavés de 500 pages voire davantage. Et on ne rate rien, comme cet exemple que prend Roger Martin dans sa préface pour décrire la petite amie de l'homme que Touie suit : "on lui donnait dix-neuf ans et son teint pâle, ses yeux cernés, étaient ceux des petits Blancs de la campagne qui n'ont pas mangé à leur faim étant gosses." Voilà, on a une image assez précise de la jeune fille, plutôt que d'en faire des caisses sur son enfance malheureuse...

Reste à espérer que d'autres traductions des livres d'Ed Lacy suivront, car comment résister à un auteur dont le livre débute par ces phrases :

"Je finis par arriver à Bingston. Une petite ville du sud de l'Ohio, d'environ deux mille habitants, dont on a fait le tour en trois minutes. Une seule me suffit pour comprendre que j'avais commis une erreur en y venant." (p.19)

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La guerre invisible. L'institut

Publié le par Yv

La guerre invisible. L'institut, Franck Giroud, Laurent Galandon, Olivier Martin, Rue de Sèvres, 2022

Manfred Fürbringer, ingénieur allemand, qui fut, au sortir de la guerre, un atout pour les Russes et les Américains qui se le sont disputés, est désormais intéressant pour Israël qui le kidnappe pour qu'il puisse entrer en contact avec d'anciens dignitaires nazis. Ensuite, ceux-ci seront exfiltrés d'Argentine et jugés en Israël.

Troisième et ultime tome de cette trilogie au scénario signé Franck Giroud et Laurent Galandon tandis que Olivier Martin dessine. Après L'agence et Le comité.

Et le panier de crabes des espions de tous les pays s'étend au Mossad particulièrement efficace quelques années après la guerre. Et dans ce tome, encore, il y a des retournements de situations, des imprévus, des couacs, des dommages collatéraux : on ne fait pas d'espionnage avec des bons sentiments, surtout lorsqu'il s'agit de traquer d'anciens nazis. Très rapide, vif, ce tome clôt une trilogie particulièrement intéressante et bien menée.

Dans tous les opus de la série, il y a des femmes fortes, qui souvent mènent les actions ou en sont des rouages essentiels, histoire de ne pas laisser la place uniquement aux hommes. Elles ne sont ni mieux ni pires que leurs collègues masculins, elles font leur job, même si certains aspects les rebutent particulièrement.

Bref, une trilogie d'espionnage bien faite, bien construite, digne des romans ou films du genre, qui réserve pas mal de surprises.

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La guerre invisible. Le comité

Publié le par Yv

La guerre invisible. Le comité, Franck Giroud, Laurent Galandon, Olivier Martin, Rue de Sèvres, 2021

1951, La CIA a réussi à faire de Manfred Fürbringer, un scientifique reconnu, mais aussi nazi, un allié. Il est désormais installé dans une base et travaille pour les Etats-Unis. Mais les Russes n'ont pas dit leur dernier mot et cherchent à faire de l'ingénieur un agent double. Ils font entrer au sein du Redstone Arsenal, le lieu où sont développés les premiers missiles balistiques américains, une taupe chargée de prendre contact avec Fürbringer.

Au scénario de Franck Giroud, décédé avant la parution de l'album a été associé Laurent Galandon pour ce deuxième tome, et c'est toujours Olivier Martin au dessin. Suite de L'agence et toujours pas mal de rebondissements, de chausse-trappes, de pièges, de retournements de situation. Lorsque l'on croit que ça va se dérouler tranquillement, il y a un grain de sable dans les rouages qui change la donne. Cette fois-ci ce sont les services secrets russes qui sont mis en avant et qui bâtissent un piège machiavélique. Les espions sont agents doubles ou triples, on pourrait s'y perdre, ce qui n'est pas le cas, tant le scénario est bien construit.

C'est une histoire d'espionnage dans la pure tradition avec ses coups bas, ses procédés tordus qui ne s'embarrassent pas des vies humaines, il y a quelques dommages collatéraux. Très bonne série au dessin clair et vif, qui colle parfaitement et renforce même le trouble, l'acharnement et l'aveuglement des uns et des autres.

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Le rat d'égout

Publié le par Yv

Le rat d'égout, Nuril Basri, Perspective cavalière, 2023 (traduit par Étienne Gomez)

Roni est un jeune écrivain indonésien dont le premier livre a été traduit en anglais. Depuis, il tente de vivre de ses écrits, mais peine à manger à sa faim tous les jours. Il tombe amoureux d'Eliot, un agent littéraire français invité pour un festival à Jakarta. Ce roman est celui de la rencontre et des nombreuses tentatives d'approche de Roni envers Eliot qui semble ne pas les comprendre ni y être sensible, au grand désespoir du jeune écrivain.

Cinquième livre des jeunes éditions Perspective cavalière et encore une fois, un genre différent, beaucoup plus oralisé, une écriture libérée, vive et familière sans être vulgaire, courante. La couverture signée Christophe Merlin est très belle : Roni, en déplacement loge dans des guesthouses pendant qu'Eliot est à l'hôtel lorsqu'ils sont au même endroit au m^me moment.

Je disais donc que c'est un récit libéré, celui d'un homme amoureux d'un autre homme et qui ne parvient ni à le lui dire ni à vraiment savoir si l'autre est attiré par lui voire s'il est homosexuel. La quête de l'être aimé, qu'il soit homme ou femme, passe par les mêmes affres, les mêmes souffrances et douleurs lorsqu'elle n'est pas payée en retour. Roni en fait l'expérience

C'est aussi le roman d'un homme qui veut devenir écrivain, qui fréquente les festivals, qui pense qu'il n'est pas à la hauteur et que son premier livre est une supercherie. Il oscille entre découragement, envie de s'y remettre. Il découvre la vie anglaise lors d'un séjour pour parler de son livre, ce qui donne lieu à des scènes assez drôles, notamment autour des repas : un rôti de cerf pour lequel il demande si c'est légal, il avait compris du serf... Puis une réflexion s'ensuit : "Si je devais manger de la chair humaine, pas question que ce soit du serf ! La viande de serf doit être dure et difficile à mastiquer. Pas très riche en vitamines et en nutriments non plus. Un concentré de fatigue après le labeur quotidien. Une peau trop brune, qui sent la brûlure du soleil. Si je devais manger de la chair humaine, autant opter pour de grands consommateurs de fromage ! Leur viande satisferait sans doute tous mes critères nutritionnels. Tendre et juteuse ! Un goût raffiné, plein de caractère !" (p.89)

J'ai beaucoup aimé ce court roman, vif et plus profond que Roni veut bien nous le faire croire. J'ai aimé le ton, l'humour, l'écriture libre, moderne (belle traduction d’Étienne Gomez également l'éditeur), la concision, Nuril Basri va au plus direct, ne tergiverse pas dans ce qu'il écrit même si c'est pour dire combien il tergiverse justement dans sa relation avec Eliot.

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