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Marée rouge en pays blanc

Publié le par Yv

Marée rouge en pays blanc, Hervé Huguen, Palémon, 2020

Marc Leroux est à la tête d'une société de mareyage. Marié, père de deux adolesents, mais aussi très amoureux de sa maîtresse, il a décidé de tout quitter pour elle après avoir vidé les caisses de la société. Il est retrouvé mort, assassiné, dans le garage de son immeuble de Pornichet. Deux balles dans le corps. Le commissaire Nazer Baron est chargé de l'enquête. Tout l'entourage du défunt ment, par omission ou sciemment, ce qui ne facilite pas le travail des policiers.

Nazer Baron intervient cette fois-ci pas loin de chez lui. il réside au Croisic et son enquête se déroule entre La Baule, Pornichet, La Turballe et Le Pouliguen. Cinq communes pas désagréables du tout. J'aime particulièrement Le Croisic.

Fidèle à son habitude, Baron écoute, observe, s'appuie sur son second le commandant Arneke, particulièrement doué pour décripter le langage corporel et les non-dits. Pas de courses-poursuites, pas d'hémoglobine. Tout est calme et tranquillité dans ces communes du littoral atlantique. Les indices s'accumulent, il faut encore trier le vrai du faux et laisser les témoins et suspects en venir doucement aux confessions inévitables parce que subtilement amenées par le duo de flics.

Hervé Huguen, ancien avocat, écrit simplement et limpidement. Tout coule presque naturellement. On a presque l'impression que son héros, Nazer Baron se contente de récolter le fruit du travail de ses collaborateurs, ce qui n'est pas totalement vrai. Il s'appuie dessus pour réflechir. C'est un cérébral. L'écriture du romancier le décrit parfaitement, s'attarde un peu sur les paysages souvent voilés, c'est la fin de l'hiver. Tout concourt à faire de cette série, une série d'atmosphère très agréable à suivre, avec des intrigues bien ficelées et habilement déficelées.

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Bilan 2020

Publié le par Yv

Bilan d'une année étrange. Confinements obligent, j'ai dû lire sur une liseuse, format auquel j'ai du mal à me faire. J'ai trouvé le genre de livres qui me siéent dans ce format : de courts romans-détente : beaucoup de romans policiers populaires du début du siècle dernier. J'en ai découvert beaucoup, des biens et des moins bons.

Mais, pour cette année, comme pour les précédentes, mon bilan sera fait de mes coups de coeur, des livres qui m'ont le plus marqué en 2020 :

- La fabrique de la terreur, Frédéric Paulin (Agullo) : dernier tome de la trilogie consacrée au terrorisme et aux relation franco-algériennes.

- Vie de Gérard Fulmard, Jean Echenoz (Minuit) : le dernier Echenoz, toujours un régal.

- L'histoire d'Ana, Cathy Borie (Librinova) : Ana, née d'un viol grandit dans les foyers et familles d'accueil.

- Washington Black, Esi Edugyan (Folio) : la vie incroyable de George Washington né esclave à La Barbade.

- Psycho-investigateur, Erwan Courbier et Benoît Dahan (Petit à petit) : les enquêtes de Simon darius, psychanaliste et psycho-investigateur auto-proclamé (Intégrale 1 à 3 et tome 4)

- Aires, Marcus Malte (Zulma) : des rencontres, des croisements sur les aires d'autoroutes. Marcus Malte : de l'art de raconter des histoires tortueuses.

- RIP. Ahmed. Au bon endrout au mauvais moment, Gaet's et Monier (Petit à petit) : la suite des histoires des nettoyeurs des maisons des morts. Tout se coupe, s'entrecroise.

- Mort à vie, Cédric Cham (Jigal polar) : lorsque Lukas endosse la faute de son frère et se retrouve en prison, toute sa vie bascule. Un énorme coup de coeur.

- Le prix de la vengeance, Don Winslow (Harper Collins) : six longues nouvelles dans lesquelles on retrouve les héros de Don Winslow.

- Trois jours, Denis Brillet (Rémanence) : l'arrivée d'un jeune homme perturbe un village endormi.

Dix titres (si je compte comme un titre les deux séries de BD et la trilogie de Frédéric Paulin). Forcément indispensables.

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Trois jours

Publié le par Yv

Trois jours, Denis Brillet, Rémanence, 2020

Un très jeune homme arrive dans un village en plein hiver et demande au maire de passer trois jours dans le terrain de camping fermé en cette saison. C'est un hiver particulièrement rigoureux dans la région. Dans le village isolé, les habitants se méfient de lui, des étrangers en général. Aussi lorsque le jeune homme entre en relation avec certains villageois, la suspicion naît. Surtout lorsque certains événements surviennent.

J'ai reçu ce roman lors d'un envoi en service de presse, et à peine découvert, je dois dire que je n'avais pas une envie folle de le débuter. Mais bon, un livre offert, ça ne se refuse pas et ça se lit, ça se commence a minima. Et là, je dois dire que la surprise fut plus que bonne. Mis à part quelques petits passages -ceux en italique- que je trouve superflus, le reste est tout simplement excellent. A noter qu'il faut s'affranchir du fait que le niveau de langage ne correspond pas à un jeune de 17 ans, mais l'on sait que l'écrit est toujours plus châtié que l'oral. Ce jeune homme est atypique et particulièrement mystérieux et donc pourquoi n'userait-il pas d'une belle langue, recherchée, travaillée ? De ce point de vue là, rien à dire, Denis Brillet sans être pédant aime glisser des mots rarement utilisés, de belles tournures. Son écriture est élégante et limpide. Il décrit la vie d'un petit village reculé en quasi hibernation en ce rude hiver -les nombreuses descriptions des vents, du froid mordant, piquant sont admirables. Peu de personnages, car beaucoup se cachent, mais ceux qui sont présents sont très intimement décrits, dans leurs plus profonds questionnements. Encore une fois, c'est épatant.

Ce roman est envoûtant, il va très lentement dans une ambiance ouatée, glaciale et il m'a été impossible de m'en défaire. On ne sait pas où le jeune héros veut en venir ni même si lui le sait. On le suit, se demandant ce qu'il va faire, fasciné comme les rares personnes, qui, au sein du village, l'accueillent. Il y est question de la solitude, de l'ascèse jusqu'à l'excès, de la mort, d'amour, de peur d'autrui, de haine... Ce n'est pas un roman léger, il est plutôt sombre mais avec pas mal de touches de lumière. Le genre de livre qui reste longtemps en tête et que l'on aime offrir, car à la fois original et quasi sûr de plaire.

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Vie et mort d'une légende bigoudène

Publié le par Yv

Vie et mort d'une légende bigoudène, Pierre Pouchairet, Palémon, 2020

Robert Letourneur, dit Bobby, qui eut ses heures de gloire locale en tant que leader d'un groupe de rock dans les années 60, est retrouvé assassiné dans sa grande maison de Penmarc'h. Il arrêta assez vite sa carrière d'interprête et se consacra à la composition qui lui fit connaître les plus grands de l'époque et d'après. Il fut notamment un intime des Beatles. Sa maison a été fouillée et dévalisée et dans le lot de belles pièces, uniques, des albums dédicacés et des guitares. Léanne Vallauri, cheffe de la PJ de Brest est sur l'affaire qui fait penser à pas mal d'autres cas similaires de personnes âgées violemment agressées chez elles -parfois jusqu'à la mort- pour leur soutirer leurs richesses.

Sixième tome des aventures des Trois Brestoises, Léanne Vallauri, cheffe de la PJ, Elodie médecin-légiste et Vanessa psychologue. Cette fois-ci, les voici plongées dans la scène rock des années 60, ce qui leur sied à merveille puisqu'elles ont depuis des années un groupe de rock et qu'elles écument les bars de la région. Mais évidemment, tout ne va pas se passer idéalement, notamment parce qu'un nouveau flic est affecté à la PJ de Brest et que dès le début, il y a un truc qui cloche et qui n'ira pas en s'arrangeant. Léanne est davantage en vedette cette fois-ci, ses deux copines ne sont pourtant jamais loin et toujours présentes en cas de besoin, quel qu'il soit.

Comme toujours, Pierre Pouchairet décline des intrigues annexes à l'enquête pincipale qui tournent autour d'une ou de plusieurs des trois filles, et comme toujours, ça fonctionne admirablement. A peine commencé le livre qu'on est déjà, sans avoir pu le fermer, rendu à un bon tiers... Et puis, la suite est tout autant addictive. Ce qui plaît chez le romancier, c'est le mélange d'intrigues réalistes -pour un ancien flic, j'imagine que c'est assez aisé à trouver, encore faut-il savoir les raconter, ce que Pierre Pouchairet fait formidablement-, de personnages attachants qui évoluent et qui restent humains avec leurs qualités et leurs défauts, de plongée dans un univers particulier -ici le rock bigouden- et de balades en pleine Bretagne, entre Brest, Quimper, Renne, L'Île Tudy, Loctudy... que des noms qui sentent la région.

J'aime tellement cette série que lorsque j'ai fini les presque 400 pages de chaque tome, je quitte à regret les trois filles et leurs collègues et que j'ai une folle envie de Finistère.

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Terrien, t'es rien

Publié le par Yv

Terrien, t'es rien. Le jour où la terre s'arrêta, Valott, Ed. Favre, 2020

L'année 2020 fut une annus horribilis comme disait Elisabeth II, il y a pfff... longtemps (renseignements pris, c'était en 1992). Il y eut notamment -qui dure encore au moment où j'écris- la COVID 19 et bien sûr, le confinement, le premier, le vrai, celui du-qu'on-pouvait-pas-sortir-du-tout... Valott, dessinateur de BD et de presse a accumulé pendant cette période des dessins qu'il montre dans ce livre.

Son virus est omniprésent, cette petite boule rose pleine d'éruptions en forme de trompes, presque mignonne, dans laquelle, sur la couverture, l'homme civilisé se cogne le pied. Dans les dessins de Valott, le détail est important, comme le portable qui vole toujours sur la couverture. L'avantage d'un dessin c'est qu'il évite les grandes phrases sur le virus et le confinement et la grande qualité de Valott est qu'il ne se regarde pas le nombril mais parle de l'humanité et de la planète. Il ne fait pas dans l'introspection mais évoque le chamboulement international. Parce que franchement, je n'ai pas envie de lire comment untel ou unetelle a passé le confinement, entre les angoisses de la page blanche, les enfants présents toute la journée, les grands moments d'enfermement qui poussent aux questionnements, aux doutes... Heureusement, il y a les dessins de Valott qui feront rire, réfléchir, irriteront ou agaceront. Ils ne laisseront pas insensibles.

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Mourez, on s'occupe de tout !

Publié le par Yv

Mourez, on s'occupe de tout !, Cicéron Angledroit, Palémon, 2020

Il y a du changement chez Cicéron : il s'est installé chez Vanessa et son ancien logement lui sert de bureau pour son agence de détective qui emploie également son manchot favori, Momo. A peine installés, ils reçoivent la visite de Jessica Dumortier qui leur demande d'enquêter sur la disparition du corps de son père, supposé être enterré quelques jours auparavant avant qu'une maladresse ne fasse verser le cercueil et ne l'ouvre pour y découvrir des sacs de sable. Stupeur dans la famille du défunt. Les flics pas intéressés, c'est Cicéron qui hérite de l'affaire.

Cicéron se case, bon à sa manière de non play-boy qui plaît aux femmes qui le lui font bien sentir. S'il y a du grabuge avec certaines de ses maîtresses, il file le parfait amour avec Vaness' sa flicque préférée. Quelle santé !

Hors ses élans sexuels, le voici avec une affaire pas banale sur les bras, et c'est l'inénarrable René qui va le mettre sur la bonne piste. Comme à son habitude, son histoire est rocambolesque, folle à souhait et les descriptions de certains personnages irrésistibles : "Fut un temps où elle était moche mais ça passait inaperçu. Des moches comme la Paulette d'avant, ça court les rues. Mais maintenant, elle a pris du galon dans l'immonde. Dommage qu'il ne pleuve pas, un imper aurait atténué le choc. Je ne sais pas si elle a perdu tous ses cheveux mais la perruque à la Chantal Thomass ne l'avantage pas du tout. Soit elle est trop petite, soit la tête est trop grosse. [...] Régine [...] en paraît presque désirable. [...] Son petit Moldave adopté a grandi mais il n'a pas grossi. Il ressemble à un tibia qui marcherait tout seul et a toujours sa sale gueule. Régine a une jupe plissée qui ne plisse pas partout car le contenu est un peu invasif." (p. 76/77). On lit davantage Cicéron pour se marrer que pour suivre une intrigue façon thriller avec des rebondissements et du gore toutes les trois pages. Non, Cicéron prend son temps -il est payé à l'heure- et est très occupé par les multiples sollicitations féminines. Ceci étant, cette intrigue est très plaisante et change un peu de ce qu'on lit régulièrement. Je le dis et le répète à longueurs de recensions sur Cicéron, ceux qui le connaissent, je n'ai rien à ajouter, vous passerez un bon moment et auriez même envie qu'il soit plus long ; ceux qui ne le connaissent point encore, précipitez-vous, c'est l'enquête N° 13, le retard n'est pas trop long à combler, mais vous pouvez aussi lire chaque tome indépendamment.

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Mille jours sauvages

Publié le par Yv

Mille jours sauvages, Cathy Borie, Rémanence, 2020

En cette année 2023, le climat a bruquement changé et viré au froid polaire. Plus d'électricité, plus rien du confort moderne. Il y eut beaucoup de morts et d'exilés des villes où l'on ne trouvait plus rien vers les campagnes dans lesquelles il est encore possible de faire pousser de la nourriture.

Jack revient dans l'île de son enfance, en Méditerrannée et s'installe dans une petite maison avec Camille une jeune insulaire. Les jours froids succèdent aux jours froids, il est ici question de survie.

Un peu de longueurs (pour moi) dans ce roman de Cathy Borie qui ne gâchent même pas le plaisir de la lire. Comme toujours, c'est formidablement écrit, dans une belle langue à la fois simple, accessible et travaillée. Elle entre au plus profond de ses deux personnages principaux qui s'ouvrent l'un à l'autre, racontent leurs histoires parfois violentes.

La solitude, la lenteur sont de mise. Les rares bruits depuis que plus rien d'électrique ne fonctionne sont étouffés par l'épaisseur de la neige et engourdis par le froid. Les tâches sont nombreuses, harassantes et répétitives, il faut vivre comme nos aïeux, tout réapprendre. Les paysages et conditions météorologiques sont très présents, fortement et ils donnent au roman un air de catastrophe, un genre qui devrait se développer dans les prochaines années tant ce qui nous attend est incertain.

Cathy Borie amène ce qu'elle nomme le "Grand Evénement" calmement, finement, loin des effets faciles des romans ou films catastrophe : "Un matin en s'éveillant, la mère de Camille avait senti très vite que quelque chose avait changé : c'était presque imperceptible, à cause de la vie déjà un peu différente en cet endroit du pays, paisible et souvent silencieuse, préservée, disait-on." (p.23). C'est un événement important certes qui est prétexte à l'introspection et à la découverte de l'autre. Cathy Borie est en terrain conquis, elle maîtrise le sujet. Ses héros sont forts et profonds. Avec eux et le monde blanc et froid qu'elle met en place, elle écrit un roman qu'on est pas prêt d'oublier ni Jack et Camille.

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Un putain de salopard. O Maneta

Publié le par Yv

Un putain de salopard. O Maneta, Loisel et Pont, Rue de Sèvres, 2020 (couleurs, François Lapierre)

On retrouve dans la jungle amazonienne, Max à la recherche de son père, Charlotte et Christelle les deux infirmières, Corinne la barmaid, Margarida, la patronne de la taverne, Baïa la jeune fille muette, les orpaileurs et les travailleurs du camp forestier. Max et Baïa sont en mauvaise posture, ainsi que Charlotte et Christelle. Tous font bloc.

Suite de Isabel. Et mêmes auteurs Régis Loisel au scénario et Olivier Pont au dessin. L'aventure esquissée au premier tome prend de l'ampleur, les méchants deviennent de plus en plus méchants et les traqués révèlent des dons insoupçonnés. C'est de la pure aventure, une bande dessinée qui parie sur le plaisir qu'on a à retrouver des héros plongés dans des intrigues et des courses-poursuites. Et ça marche. Sûrement parce que le scénario est bon, qui entrecroise diverses histoires et sème les indices au compte-gouttes et le dessin toujours aussi beau. La jungle est luxuriante comme il se doit, et les couleurs sont maginifiques. Et comme dans toute série d'aventures qui se respecte, il y a de l'humour, un personnage décalé, marrant parfois sans le vouloir ou à ses dépens, ici c'est Max.

Sortir le tome 2 dix-huit mois après le tome 1 oblige à relire icelui, ce qui, avouons-le, n'est absolument pas une contrainte désagréable. Au contraire. Je me prépare déjà à relire les deux premiers pour la sortie du tome 3.

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Vivre sans amis

Publié le par Yv

Vivre sans amis. Ou comment j'ai (temporairement) quitté Facebook, Arnaud Genon, Rémanence, 2020

Un matin, Arnaud Genon ressent la lassitude à surfer sur Facebook. Il décide de supprimer l'application de son mobile, de rédiger un post signifiant sa mise en veille pendant au moins un mois. Puis, il profite de ce temps pour écrire, pour dire ce qui l'a amené à ce choix, ce qui l'énerve et ce qui lui plaît dans ce réseau social.

J'ai vu ce livre quelque temps après avoir suspendu mon propre compte Facebook et je me suis dit que la coïncidence était évidente. Et effectivement, je me retrouve dans tous les doutes et les questionnements d'Arnaud Genon quant à l'usage de Facebook. Mais lui, en bon lettré cultivé, contrairement à moi, en appelle aux plus grands avec des citations qui résonnent étonnamment de nos jours : Flaubert, Chédid, Aristote, Camus, Proust... qui parlent de l'amitié et des liens sociaux.

Il aborde l'ennui qu'on éprouve adolescent et celui qu'on éprouve beaucoup moins adulte, faisant un parallèle avec des dérivatifs : "Je me souviens m'être ennuyé, quand j'étais enfant, adolescent. Et puis il y a eu le travail, les enfants, les réseaux sociaux. Aujourd'hui, je ne m'ennuie plus. Je n'en ai plus le temps. Les rares moments où cela serait possible, lors de mes surveillances au travail, pendant les pauses, je navigue sur facebook." (p.37) Cet ennui si nécessaire à l'imagination, à la réflexion qui n'existe quasiment plus.

Il évoque également les amis, les vrais et les virtuels, la surenchère des "like", ceux qui, à partir d'un post se fendent d'un commentaire auquel d'autres amis en désaccord vont répondre de manière vive, faisant parfois se répondre voire s'insulter, sur notre mur, des gens qu'on ne connaît pas vraiment. Facebook, comme sans doute d'autres réseaux sociaux que je ne connais pas, grossit tout : les haines et les amitiés, les morts de gens oubliés qui deviennent des stars le jour de leur trépas, les animaux vedettes d'Internet, ...

C'est tout cela et la prise de conscience de la vacuité du réseau sur lequel je restais uniquement pour quelques belles rencontres virtuelles -les intéresse(e)s se reconnaîtront- et la diffusion de mes articles de blog qui m'ont fait prendre la décision de suspendre mon compte. Et si je ne l'ai pas -encore- supprimé définitivement, c'est uniquement pour profiter encore de la messagerie... mais ça risque de ne pas durer non plus, ou alors, j'y reviendrai... peut-être... un jour... si je m'ennuie.

Alors n'hésitez pas à liker ma page -et mon blog- et à la diffuser largement... Ils sont forts chez Facebook, même quand on dit qu'on arrête, on ne peut s'empêcher d'en parler.

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