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nouvelles

Larmes de crocodile

Publié le par Yv

Larmes de crocodile, Fidéline Dujeu, Weyrich, 2021

Larmes de crocodile, c'est une voix d'enfant. Un enfant qui change, petite fille puis adolescente.

Siamoise, c'est la seconde nouvelle du livre, c'est la voix d'une femme. D'une femme qui n'en peut plus. Son couple se délite. Elle et lui autrefois de vrais siamois ne s'entendent plus.

Autant j'ai eu un peu de mal à m'accrocher à Larmes de crocodile, le style sans doute, le parti pris des comptes de fées, des deux voix, l'une en italique et l'autre non, autant j'ai été scotché par Siamoise. Ce récit d'un couple autrefois fusionnel qui se sépare, qui se brise et qui fait des dégâts. Cette sensation irrépressible de ressentir l'autre, même lorsqu'il est loin, même lorsqu'il est craint : "Il y a encore des lambeaux de ta peau qui s'accrochent à la mienne, je les arrache un à un. Je nous libère." (p.136)

L'écriture est sèche et poétique. Des phrases très courtes -ou longues mais multi-ponctuées. Parfois nominales. Uni-nominales. Un rythme prenant, saccadé qui a tendance à se ralentir sur la fin même s'il y a quelques soubresauts, pour bien marquer le changement survenu, une sorte de quiétude retrouvée.

Bilan mitigé donc pour ce livre qui contient deux grandes nouvelles ou courts romans. Siamoise vaut le coup de s'arrêter dessus et de tenter la lecture de Larmes de crocodile qui a les moyens de vous plaire.

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Rue du poirier de la perdrix

Publié le par Yv

Rue du poirier de la perdrix, Xavier Deutsch, Lamiroy, 2021

"Des hommes ont quitté Machebelle et Fompierre en vue de gagner Bourg-sous-l'Ointe. Sept militaires et dix civils. On franchit un pays de collines verdâtres, une rivière sur son pont, des terres de bocages et de vergers. La route est longue, elle devrait occuper dix jours. Pour quoi faire ? Tout va bien.

Le soir, un coup de feu craque. Il neige." (4ème de couverture)

Nouvelle parue dans la collection Opuscule et reçue par la poste, comme ce sera le cas pendant quelques mois avec mon abonnement.

Ce qui est bien avec ces nouvelles, c'est que l'on change d'auteur donc de style et de monde. Cette fois-ci, une époque indéterminée, un cortège mystérieux entre des villes et pour une mission qui ne le sont guère moins. Et l'on avance avec eux, doucement, jusqu'à ce coup de feu.

Une écriture, qui coule, qui décrit la lenteur de la marche, les paysages endormis sous la neige qui évoque sans s'appesantir : "Qu'est-ce qu'on avait ici ? Le groupe était compté : sept militaires et dix civils. Les civils venaient de Machebelle et Fompierre et ils avaient des valises et des souvenirs. Les souvenirs, ça ne pèse parfois pas lourd et, parfois, ça pèse lourd. Les militaires n'avaient pas de souvenirs. Ils remplissaient leur besogne. On leur disait de faire. C'était commode." (p.7)

C'est court. C'est beau. C'est parfois drôle ou décalé et d'autres fois, beaucoup moins. En quelques pages, Xavier Deutsch parvient à faire varier les sensations. Et je découvre avec ce texte ce romancier.

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Les cow-boys

Publié le par Yv

Les cow-boys, Xavier de Ridder, Lamiroy, 2021

La veille au soir, Ben a oublié de fermer la clôture et le lendemain, il est bien obligé de constater que Kratos, le taureau de son père s'est fait la belle. Denis, le père est fort mécontent, surtout lorsque le-dit Kratos est retrouvé sur le terrain de football du village, terrain abandonné des crampons, malgré une équipe en pleine progression, depuis une sombre affaire dans les vestiaires. Et ce qui reste de dirigeants du club d'imaginer un rodéo avec Kratos, payant histoire de renflouer un peu le club.

Le moins qu'on puisse dire c'est que l'imagination de Xavier de Ridder est sans limite. Qui aurait pu penser à un rodéo sur un terrain de football délaissé avec un taureau peu enclin à se laisser escalader, des petits escrocs opportunistes, un éleveur irascible et toute une galerie de personnages décalés ?

Voilà un récit fort drôle, vivement et joliment mené. Une nouvelle de la collection Opuscule qui fait partie de l'abonnement aux éditions Lamiroy mais qui peut s'acheter séparément. Je double le plaisir d'ouvrir ma boîte à lettres et d'y trouver ce petit recueil et l'ouvrant et le lisant d'un trait le sourire aux lèvres de bout en bout.

"Ben pensait avoir fermé la clôture. Il en était sûr. Et pourtant, elle bâillait mollement sur le pré vide. Le cadenas ouvert pendait au loquet. Aucun signe d'effraction, donc. Juste une preuve de plus dans le dossier que tenait son père, Denis, sur l'irresponsabilité chronique de son fils. Un exemple de plus qui viendrait appuyer là où ça faisait mal au cours de discussions à sens unique sur le fait qu'il n'était qu'un bon à rien." (p. 7)

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Tiroir central

Publié le par Yv

Tiroir central, Sophie Coiffier, L'attente, 2021

"Comment atteindre le fondamental en partant du dérisoire, d'un fouillis inquiétant et familier ? [...] Les chapitres-dossiers de ce tiroir central exposent des repères qui font signe : découvrir un certain sens au désordre, s'y reconnaître, retrouver un passage, un endroit déjà connu et de là, enfin, tracer son chemin, singulier et multiple." (4ème de couverture)

Recueil de chroniques, de nouvelles ou de courts textes, liés plus ou moins au rangement, au déménagement et à son corollaire l'emménagement.

J'aime beaucoup. Tout. L'idée d'aller fouiller dans les espaces, les endroits dans lesquels on entrepose, on amasse et en ressortir la photo ou le texte qui fait remonter des souvenirs, des sensations, des réflexions : "Tu feuillètes l'album renfermant la collection des images Nestlé de ton grand-père Jean, datant de 1927, avec un brin de nostalgie : la moitié des animaux répertoriés sont en syncope mais Nestlé est toujours debout. C'est même une des plus grosses industries agroalimentaires du monde. Et devine quoi ? Son logo est un nid. What else ?" (p.14). L'écriture parfois poétique, directe, sans fioriture et très belle. Parfois des textes rapides aux phrases courtes, sèches et d'autres qui prennent leur temps au fil de longues phrases, très ponctuées, avec des jeux de répétitions, d'allitérations...

Je ne sais plus qui disait que l'écrivaine n'a pas forcément une vie plus riche qu'un autre, mais qu'elle a le talent de la raconter. Ces textes de Sophie Coiffier en sont l'exemple parfait. Quasiment rien de ce qu'elle raconte n'est extraordinaire, je me suis même remémoré quelques souvenirs personnels très proches. Mais les ressemblances s'arrêtent ici, là où moi, je serais plat et sans saveur, elle sait intéresser et procurer un réel plaisir de lecture. Très beau texte d'une écrivaine que je découvre dans une maison d'édition découverte avec Le syndrome Shéhérazade de Eric Pessan et que je surveille depuis...

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La griffe

Publié le par Yv

La griffe, Verena Hanf, Ed. Lamiroy, 2021

Alma, jeune femme abandonnée bébé a été recueillie par Emma qui vient de mourir. Seule, différente, ronde et avec de grosses difficultés de langage, elle n'est jamais parvenue à se faire des amis dans le village. Une nouvelle voisine emménage, sera-t-elle celle qui permettra à Alma de sortir de sa solitude ?

Très beau court texte de Verena Hanf, qui, en quelques pages dresse un portrait de la jeune femme et de sa vie. Tout est dit de ce qu'elle est réellement et de ce qu'elle renvoie et de ce que pensent d'elle les habitants du village. La différence est toujours difficile à tolérer. Ce que j'aime bien dans ce récit c'est que l'auteure s'est mise dans la peau d'Alma et raconte sa vie, ses désirs, ses peurs, son amour de la nature et des animaux, en particulier des chats, ce qui nous contraint nous lecteurs, à ne pas la regarder comme une personne différente. Alma pourrait être celle que l'on nommait jadis, l'idiote du village, sans jamais prêter à ce type de personnages des sentiments, des réflexions, des désirs -ou alors des malsains, de ceux qui font d'eux des agresseurs ou des coupables désignés.

C'est très joliment écrit, du point de vue d'une jeune femme qui aime ce qui l'entoure et qui aime la discrétion : "J'aime le brouillard, il est doux et tendre, m'enveloppe dans une douceur humide, s'adapte à mon corps et cache mes pas. Je marche sans faire de bruit, me faufile habilement entre les jardins et les champs, et grâce à cet épais nuage qui couvre tout le village, on ne me voit pas." (p. 5) C'est court et dense, d'aucuns pourraient dire trop court, mais non, en finissant le texte, on se dit qu'on a fait une belle rencontre, mais qu'il ne faut point trop effrayer Alma.

Les éditions Lamiroy, belges, proposent des nouvelles dans cette collection Opuscule et proposent même, quelle bonne idée, de s'abonner pour des périodes variables et recevoir, chaque fin de semaine dans sa boîte à lettres une nouvelle éditée sur papier ou en version numérique. Je me suis laissé tenter.

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Formosana

Publié le par Yv

Formosana. Histoire de démocratie à Taiwan, Collectif, L'Asiathèque, 2021

9 nouvelles d'écrivains taïwanais, toutes écrites après 1987, année d'un soulèvement populaire contre les abus des représentants de la Chine qui administraient Taïwan depuis 1945. Terrible répression (30 000 morts) et levée de la loi martiale en juillet 1987.

- C'est la faute de la statue de Wallis Nokan (traduit par Coraline Jortay)

- Libellule rouge de Lay Chih-ying (traduit par Damien Ligot)

- Fleurs dans la fumée de Yang Chao (traduit par Stéphane Corcuff)

- Mon frère le déserteur de Wube (traduit par Emmanuelle Péchenart)

- 1987, une fiction de Lai Hsiang-yin (traduit par Matthieu Kolatte)

- Les titi de Chen Yu-hsuan (traduit par Emmanuelle Péchenart)

- La nuit du repli de Chou Fen-li (traduit par Luci Modde)

- Un cabiaï de Huang Chong-kai (traduit par Lucie Modde)

- L'homme aux yeux à facettes de Wu Ming-yi (traduit par Gwennaël Gaffric)

Neuf nouvelles et neuf auteurs très différents qui montrent la variété de la littérature taïwanaise. Les histoires peuvent être très réalistes ou flirter avec un côté plus oniriste. Elles sont rarement directes, elles prennent des chemins détournés pour dire la vie dans l'île, les différentes périodes d'occupations japonaise ou chinoise et la toujours très large influence chinoise. Parfois, le langage est cru, mais toujours empreint d'une élégance et d'une poésie. Comme aurait dit Molière : "Qu'en termes élégants ces choses-là sont mises !"

Ce qu'on retient bien c'est que Taïwan est diverse et riche, de par les origines de ses habitants, leur culture, leurs us. Mais tous veulent y vivre en paix et tous ont quelque chose à en raconter. Une lecture plus politique qu'un autre recueil situé dans la même île, Taipei, histoires au coin de la rue. Les deux se complètent.

L'avantage de confier le travail de traduction à plusieurs -comme dans l'autre ouvrage- c'est que l'on ressent bien cette diversité et cette richesse. Toutes les nouvelles ne touchent pas de la même façon, certaines m'ont moins plu, mais toutes apportent quelque chose à la connaissance de l'île. De même, il n'est point superflu de lire la préface de Stéphane Corcuff qui situe Taïwan géo-politiquement et littérairement et qui aidera à la compréhension des textes qui suivent, ni la chronologie de Gwennaël Gaffric pour l'histoire du pays ni la post-face du même auteur pour affiner et aller un peu plus loin et dans laquelle on trouve cette phrase qui conclura ma recension : "A l'heure où la prise de parole est souvent réduite à son strict minimum (une phrase, un tweet, un post, un court montage vidéo), la parole littéraire, et la fiction en particulier -devenue minoritaire aujourd'hui alors même que la société produit et consomme toujours plus de fictions- semble plus que jamais essentielle." (p.286)

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Bilan 2020

Publié le par Yv

Bilan d'une année étrange. Confinements obligent, j'ai dû lire sur une liseuse, format auquel j'ai du mal à me faire. J'ai trouvé le genre de livres qui me siéent dans ce format : de courts romans-détente : beaucoup de romans policiers populaires du début du siècle dernier. J'en ai découvert beaucoup, des biens et des moins bons.

Mais, pour cette année, comme pour les précédentes, mon bilan sera fait de mes coups de coeur, des livres qui m'ont le plus marqué en 2020 :

- La fabrique de la terreur, Frédéric Paulin (Agullo) : dernier tome de la trilogie consacrée au terrorisme et aux relation franco-algériennes.

- Vie de Gérard Fulmard, Jean Echenoz (Minuit) : le dernier Echenoz, toujours un régal.

- L'histoire d'Ana, Cathy Borie (Librinova) : Ana, née d'un viol grandit dans les foyers et familles d'accueil.

- Washington Black, Esi Edugyan (Folio) : la vie incroyable de George Washington né esclave à La Barbade.

- Psycho-investigateur, Erwan Courbier et Benoît Dahan (Petit à petit) : les enquêtes de Simon darius, psychanaliste et psycho-investigateur auto-proclamé (Intégrale 1 à 3 et tome 4)

- Aires, Marcus Malte (Zulma) : des rencontres, des croisements sur les aires d'autoroutes. Marcus Malte : de l'art de raconter des histoires tortueuses.

- RIP. Ahmed. Au bon endrout au mauvais moment, Gaet's et Monier (Petit à petit) : la suite des histoires des nettoyeurs des maisons des morts. Tout se coupe, s'entrecroise.

- Mort à vie, Cédric Cham (Jigal polar) : lorsque Lukas endosse la faute de son frère et se retrouve en prison, toute sa vie bascule. Un énorme coup de coeur.

- Le prix de la vengeance, Don Winslow (Harper Collins) : six longues nouvelles dans lesquelles on retrouve les héros de Don Winslow.

- Trois jours, Denis Brillet (Rémanence) : l'arrivée d'un jeune homme perturbe un village endormi.

Dix titres (si je compte comme un titre les deux séries de BD et la trilogie de Frédéric Paulin). Forcément indispensables.

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Face à la mer

Publié le par Yv

Face à la mer, Pierre Montbrand, Quadrature, 2020

Six nouvelles dans ce recueil. Six nouvelles qui racontent des rencontres ou des recherches amoureuses.

- Photo de classe : lorsqu'on avertit cet homme que son ex-professeure d'anglais qu'il n'a pas revue depuis très longtemps est décédée, il se remémorre leur histoire d'amour.

- Droits de succession : au décès de son père, artiste-peintre, Marianne revient dans son village natal qu'elle a quitté de nombreuses années auparavant. Les souvenirs affluent.

- Clair de lune : Pierre, sa femme et ses deux enfants se rendent à une fête familiale. Pierre y revoit ses cousins et cousines et sa tante Karen.

- Face à la mer : un commandant de ferry fait tout pour retrouver une baigneuse souvent croisée lors de ses trajets.

- Mon été 52 : un critique de cinéma se rend sur l'île d'Ornö pour retrouver la plage sur laquelle Harriet Andersson a été filmée par Ingmar Bergman

- On dirait le sud : un universitaire spécialiste de Faulkner, en plein divorce et désargenté accepte un reportage de quelques jours. Il embarque avec lui Caroll, une serveuse qu'il fréquente depuis peu.

Pierre Montbrand parle de rencontre amoureuse, de la recherche amoureuse, souvent éphémère. Ses nouvelles sont nostalgiques, font appel aux souvenirs de jeunesse, d'amours finies depuis longtemps. La belle place est faite aux sentiments, certes, mais les paysages et lieux ne sont pas en reste. C'est nostalgique et beau. Un moment de douceur entre deux polars plus furieux. Une preuve que la littérature offre un multitude d'émotions.

Classique et beau. Intemporel. Un recueil très réussi.

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Tous nos corps

Publié le par Yv

Tous nos corps, Guéorgui Gospodinov, Intervalles, 2020 (traduit par Marie Vrinat)

Le sous-titre du livre, Histoires ultra-courtes, le résume parfaitement. Guéorgui Gospodinov, écrivain bulgare déplore dans la post-face la prépondérance du roman dans la littérature et le peu de place laissée aux autres genres. "Et pourtant, en ce qui me concerne, c'est ce potentiel subversif des petites histoires, leur capacité à échapper au joug du roman qui me plaisent. [...] Je veux dire qu'à une époque comme la nôtre, où l'on parle beaucoup et au hasard, comme au bistro, la bonne histoire courte vient nous donner la mesure de chaque mot. Et de chaque minute." (p. 139/141)

J'aime beaucoup ce genre de recueils, mais il faut bien avouer que l'exercice est casse-gueule, l'auteur peut vite tomber dans l'historiette sans intérêt, ce qui est loin d'être le cas avec Guéorgui Gospodinov. Il y parle littérature, travail de l'écrivain. La nostalgie est également très présente ainsi que la Bulgarie, l'amour, la mort, Dieu, l'athéisme. Les gens que l'auteur a rencontrés ou inventés sont décrits dans leur quotidien, mais aussi leurs pensées, leurs questionnements, leurs peurs, angoisses, joies, bonheurs... Des histoires courtes voire très très courtes qui vont au plus direct et parfois, une phrase explose, ça peut-être la chute, mais pas toujours :

"L'être humain n'est pas fait pour manger seul."

"Je suis conscient, sans doute comme beaucoup d'autres avant moi, que, parmi mes souvenirs personnels, il y en a un grand nombre qui sont nés de livres. Lire produit des souvenirs."

Les histoires de Guéorgui Gospodinov sont drôles, ubuesques, fantaisistes, tendres, oniriques, poétiques, réalistes, surréalistes, décalées, à chute souvent, sans chute parfois, il y a en elles un détail ou leur fond qui est à retenir, qui interroge ou simplement qui plaît. Une que j'aime beaucoup pour finir :

"L'ange des livres non lus

Ils sont là, quelque part, je les vois empilés l'un sur l'autre, tous les livres que je ne lirai pas. Le sommet de cette tour se perd dans les nuages et tout au-dessus se tient l'ange des livres non lus qui balance ses jambes.

Certains de ces livres ne sont même pas encore écrits. Cette tour de Babel de ce qui n'a pas été lu croît de jour en jour, de plus en plus imposante.

Parfois, j'ai l'impression que l'on peut atteindre Dieu par l'ignorance." (p. 134)

Le genre de livres que l'on a plaisir à lire, à offrir et faire découvrir, car chacun y trouve, sauf à être totalement obtus, des histoires qui le touchent.

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