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roman

Guide de Mongolie

Publié le par Yv

Guide de Mongolie, Svetislav Basara, Les allusifs, 2006


Le mieux c'est que je vous livre la 4ème de couverture : "Un écrivain venu d'un "pays merdique" à qui il arrive de se prendre pour une mouche, un évêque hollandais égaré dans un rêve, un officier russe devenu lama, [...], tiennent leurs colloques au bar de l'hôtel Gengis Khan à Oulan Bator. Svetislav Basara,[...] nous livre ici un conte philosophique où la seule certitude est qu'il n'y en a aucune."
Que dire de ce roman si ce n'est qu'il est complètement inattendu, iconoclaste ? Je suis néanmoins partagé à la fois par une écriture originale, des thèmes abordés à foison et traités "philosophiquement" et par une certaine misogynie, misanthropie et un pessimisme ambiants trop présents. Le livre est sombre. Le fait que Basara soit Serbe, qu'il ait vécu dans une région souvent en guerre (le livre a été écrit en 1992) et sous domination soviétique pendant très longtemps peut expliquer sa haine des doctrines (communisme en tête). Cette noirceur est contrebalancée par un humour -noir lui aussi- qui fait du bien, sinon la lecture serait particulièrement éprouvante. Vous voyez, je ne sais pas prendre position sur ce bouquin, mais c'est peut-être une de ses forces : ne pas laisser indifférent.

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Tea-Bag

Publié le par Yv

Tea-Bag, Henning Mankell, Ed. Seuil, 2007


Tea-Bag est une jeune Africaine réfugiée, sans papiers, en Suède. Là, elle rencontre Tania, dans la même situation et Leïla, jeune Iranienne brimée par l'éducation traditionnelle de son père. Toutes trois désirent écrire ou raconter leurs parcours. Entre alors en scène un poète de renom, Jesper Humlin, narcissique, préoccupé par sa seule personne et ses poèmes abscons, ne supportant la critique ni sur l'un ni sur les autres. La rencontre entre lui et ces jeunes filles réfugiées est une découverte d'une autre Suède et des Suédois étrangers.
Je connais et apprécie H. Mankell pour ses romans policiers impliquant l'inspecteur Kurt Wallander. Cette fois encore, on retrouve ses thèmes principaux : critique sociale de la Suède, les immigrés, les plus pauvres, ... Tout ce qui est souvent une toile de fond dans ses romans policiers est ici le véritable environnement très présent du livre. Comme à son habitude, Mankell nous gratifie de personnages complexes, en proie aux doutes, aux questionnements existentiels, tout cela dans un style simple et clair. Le résultat est un très bon roman intelligent que l'on pourrait sûrement transposer dans beaucoup d'autres pays dits riches.

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TS

Publié le par Yv

TS, Fabrice Vigne, Ed. L'ampoule, 2004


TS est l'histoire de Luc, adolescent de 15/16 ans, très mal dans sa peau (TS=Tentative de Suicide) qui écrit son histoire à un adulte, M. Bernardini, probablement psychiatre ou psychologue. Luc est passionné par les mots, malgré sa difficulté à communiquer,  et se ballade toujours avec un vieux dictionnaire (édition 1940) dans son sac.
Avant d'entamer ma lecture, je dois avouer que j'avais quelques appréhensions : d'abord, le fait que ce livre soit classé jeunesse (je n'ai rien contre cette littérature, mais ce n'est pas mon rayon habituel), ensuite, l'auteur : suite à mon achat de L'échoppe enténébrée, nous avons échangé deux ou trois mails très sympathiques, et alors le risque que TS ne me plaise pas et que je devrais l'écrire me gênait un peu, et enfin, l'histoire en elle-même qui n'incite pas naturellement à la gaieté. Eh bien, une à une, mes réticences sont tombées. J'ai pris énormément de plaisir à le lire et je suis persuadé qu'il peut convenir à beaucoup d'adultes et d'adolescents. L'histoire est forte, les personnages très attachants et Fabrice Vigne a une écriture très personnelle, un style riche (j'ai cherché un autre terme, mais n'ai rien trouvé de plus adéquat), du vocabulaire, de très belles tournures de phrases, ce qui fait que j'ai lu son livre, d'environ 180 pages, assez lentement pour bien profiter de tous ses mots et du plaisir qu'ils procurent lorsqu'ils sont associés comme il le fait !

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En attendant le roi du monde

Publié le par Yv

En attendant le roi du monde, Olivier Maulin, Ed. L'esprit des péninsules, 2006


Romain et Ana partent s'installer au Portugal, pays d'avenir selon Ana, elle-même à moitié portugaise. Ils s'installent dans une pension de famille miteuse. Pendant qu'Ana travaille, Romain fait des rencontres, apprend la langue, regarde la télé,... Puis, il se lie d'amitié avec Lucien, un grutier français qui se prétend chaman.
Un premier roman (prix Ouest France/étonnants voyageurs 2006) assez étonnant, pour reprendre le terme. On y fait connaissance avec des personnages à la marge, perdus. La première partie du livre est plutôt classique, assez vive et drôle. La seconde est plus barrée, spirituelle (?), chamanique. L'impression d'avoir deux romans en un seul. Pas désagréable.

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Le magasin des suicides

Publié le par Yv

Le magasin des suicides, Jean Teulé, Ed.Julliard, 2007


Dans Le magasin des suicides, la famille Tuvache vend depuis des générations tous les moyens possibles et imaginables pour se suicider. Comme de bien entendu, toute la famille est triste et sombre, ce qui est l'image de marque du magasin. Sauf Alan, le troisième enfant qui lui, respire la joie de vivre ...
Autant le dire tout de suite, j'ai été assez déçu par ce livre ; j'en avais entendu parler en bien et peut-être en attendais-je trop ? Certes, l'idée de départ est excellente et Jean Teulé a un style très personnel et plutôt agréable ; il a aussi quelques jolies trouvailles (les prénoms des personnages, le nom du boulevard, ...), mais je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire. J'ai la sensation que l'histoire et les personnages ne décollent pas et que je reste à les observer sans rien éprouver pour eux, jusqu'aux  50 dernières pages dans lesquelles les personnages évoluent enfin ainsi que l'histoire. Seulement, c'est un peu long à venir et un peu pour court un roman !!!

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Autobiographie d'une courgette

Publié le par Yv

Autobiographie d'une courgette, Gilles Paris, Ed.Plon, 2002


Icare, dit Courgette est un petit garçon de 9 ans, orphelin placé au foyer "Les fontaines". Il raconte ses copains (Simon, Boris, Ahmed, Camille, ...), leurs mésaventures et leurs histoires d'enfants de 9/10 ans.
J'ai découvert ce livre dans la bibliothèque de ma maman : le titre et la couverture ont attiré mon attention, et voilà !
C'est un livre écrit à la manière d'un enfant de 9 ans, amusant, parfois agaçant sur la longueur. L'histoire est intéressante. elle semble quelquefois idyllique, trop par rapport à ce qui se passe réellement probablement dans les foyers. Elle est toujours plaisante, se lit vite et finalement, laisse un goût agréable. Un bon petit livre pour commencer les  vacances.

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Le dernier des Weynfeldt

Publié le par Yv

Le dernier des Weynfeldt, Martin Suter, Ed. Christian Bourgois, 2008


Adrian Weynfeldt est un expert en art, descendant d'une richissime famille suisse. Sa vie est réglée à la seconde telle une montre... suisse, évidemment. Un ami le contacte pour mettre en vente un tableau célèbre, vente qui devrait faire date dans les annales des ventes d'art.
Autant j'avais aimé mon premier Suter (Small world), autant celui-ci ne m'a pas plus. Le personnage principal, Adrian Weynfeldt est pâle, falot et insipide. Pour que l'histoire commence réellement à décoller, on doit lire 120 à 150 pages, et même après, ça reste assez long. Il n'y a que dans les 100 dernières pages qu'enfin, l'histoire devient un peu plus intéressante, quoique...

Comme dans Small world, Martin Suter décrit des personnages de la haute société suisse : j'ai souvent eu la sensation que l'action se déroulait au 19° siècle, par le mode de vie de ces personnes, alors qu'elle est tout à fait contemporaine. C'est parfois déroutant, mais pas désagréable. Les deux romans que j'ai lus de Suter ont la même construction, à savoir, des retournements de situation, plus ou moins nombreux, pour finir sur un rebondissement final, surprenant, ou pas, puisque dans Le dernier des Weynfeldt, il ne l'est pas du tout.
Pour résumer mon propos, je suis déçu de ce livre, et ceci d'autant plus que ce que j'ai lu avant de Martin Suter m'a vraiment plu. Mais je ne vais pas rester sur une mauvaise impression et je relirai du Suter, parce que, malgré tout, il écrit très bien.

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Antigone

Publié le par Yv

Antigone, Henry Bauchau, Ed. Actes sud, 1997


Faute de trouver à ma bibliothèque Le boulevard périphérique, d'Henry Bauchau dont on m'a dit le plus grand bien, je me suis rabattu sur son Antigone, avec un doute brûlant : allait-il me plaire, moi qui ne suis pas du tout branché mythologie ? Eh bien, non, je n'ai pas réussi à "entrer" dans ce livre, sûrement très bien par ailleurs. Les noms des personnages, les liens évidents avec la mythologie, domaine dans lequel j'avoue mon incompétence et mon désintérêt les plus totaux, m'ont rebuté. Néanmoins, je lirai du Bauchau, histoire de me faire une opinion sur un sujet qui me siéra. J'ai ouï le plus grand bien de L'enfant bleu et de : Le boulevard périphérique (prix inter 2008) et je me dirigerai volontiers vers l'un des deux.

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Confidences à Allah

Publié le par Yv

Confidences à Allah, Saphia Azzeddine, Ed. Léo Scheer, 2008


Jbara est une bergère pauvre des montagnes du Maghreb, vivant entre une mère effacée et un père violent. Elle s'ennuie et parle à Allah pour tromper cet ennui. Elle lui raconte sa vie et ses désirs.
C'est un roman court (145 pages), écrit à la première personne, qui témoigne de l'oppression des femmes, de la pauvreté, de religion. Le style est direct, violent parfois, rapide ; en cela à lui seul, il décrit assez bien Jbara. Le livre se lit vite, il peut déranger par le vocabulaire très direct et parfois vulgaire.
J'ai plutôt aimé ce livre, même si je trouve qu'il surfe un peu sur la mode des romans dits "trash", par son style : tournure de phrases et vocabulaire, mais le message qu'il délivre est tellement fort qu'il permet de passer outre cette petite réserve.

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