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Articles avec #polar-noir tag

Les chaos de Bréhat

Publié le par Yv

Les chaos de Bréhat, Daniel Cario, Presses de la cité, 2020..,

Ambroise est gardien de phare sur Bréhat, à la fin des années 1980. L'une de ses astreintes à peine finie, il doit y retourner remplacer un collègue malade, puis c'est son autre collègue qui se blesse et qui est rapatrié. Ambroise reste alors seul dans le phare avec son fils Florimond, 13 ans. Icelui ne devait y passer qu'une nuit pour son anniversaire, mais la tempête se lève et empêche toute rotation de bateau. Lors de ces quelques jours agités, le corps nu d'une jeune femme s'échoue au pied du phare. Ambroise décide d'aller le chercher, et, contre toute attente, la jeune femme est encore en vie. Elle ressemble à la fille de Janet, la compagne du gardien de phare, disparue depuis un mois, mais elle a perdu toute mémoire.

Les éléments, l'île de Bréhat, la majeure partie de l'action dans un phare, tout est là pour plaire aux Bretons et plus largement aux amateurs de grand air, de nature sauvage et de mystère. Ici, on est taiseux Ambroise en tête. L'intimité reste intime. Beaucoup de monologues intérieurs donc, de gamberges qui se bousculent, s'entrechoquent dans les ciboulots des un(e)s et des autres. Daniel Cario construit une histoire bien ficelée qui propose pas mal de surprises et de rebondissements. Dommage qu'elle soit noyée par tant de longueurs, de rappels des situations, des refoulements et pensées des personnages redondantes...

J'ai toujours le même problème avec les gros livres (500 pages) qui pourraient être réduits nettement et qui, au lieu d'être parfois ennuyeux, feraient d'excellents romans, plus tendus, plus nerveux. Néanmoins, je dois dire que Daniel Cario sait y faire et son histoire, à défaut d'être très originale est bien écrite et se laisse suivre jusqu'à bon port.

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L'œil était dans l'arbre... et regardait de drôles d'oiseaux

Publié le par Yv

L’œil était dans l'arbre... et regardait de drôles d'oiseaux, Michel Picard, L'Harmattan, 2020...,

Adrien, passionné d'ornithologie, presque dix-huit ans, ensevelit un cadavre dans une grotte qu'il connaît bien et rentre chez lui. La veille, son père, chirurgien plastique renommé et sulfureux a reçu des menaces ainsi que sa mère, présentatrice d'une émission télévisée censée parler de protection animale. Des menaces personnalisées. Plus Vincent, leur grand fils qui a disparu et pour lequel une rançon est demandée. Bref, c'est le foutoir dans la famille !

Gros livre qui ferait une arme redoutable dans un sac, et en plus c'est écrit petit. Foisonnant. Des détails à la pelle. Michel Picard a une imagination illimitée et sait la faire partager. Malgré la densité de son texte, on prend plaisir à le lire et plus on tourne les pages plus le volume devient léger. Il faut dire que c'est le bocson et que lorsqu'on croit qu'on a atteint une acmé bordélique, un énième événement ou personnage en rajoute une couche.

Adrien paraît sympathique, ses parents beaucoup moins et on a peine à les plaindre. L'intrigue avance dans une ambiance joyeuse et détendue pour nous, beaucoup moins pour ses personnages. Michel Picard a l'air de partir dans tous les sens, mais sait nous ramener à ses histoires, les liens entre elles. Je ne tairai pas un petit coup de mou dû à l'épaisseur de livre, mais la lecture est aisée et va assez vite, grâce notamment à un humour toujours présent.

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Obsession

Publié le par Yv

Obsession, Michaëla Watteaux, City, 2020....

Iris Brunner travaille dans un centre d'appels mais court les castings pour devenir comédienne, son grand rêve étant de tourner avec le réalisateur du moment Raphaël Desprez. Quinze ans plus tôt, pré-adolescente, l'une de ses amies, Rose, a disparu alors qu'elles étaient ensemble avec deux autres copines. Rose semble refaire surface : une SDF, à Stockholm lui ressemble étrangement. Mais est-ce bien elle ? Anne Lavelli, commandante de police en charge des disparitions d'enfants est sur le coup, ainsi qu'Alex Soubeyran, un ex-flic devenu écrivain qui a accepté la commande d'un éditeur d'écrire sur la disparition de Rose.

Si l'on se doute, sans même trop chercher, de certains aspects de l'intrigue et notamment du, ou de la, ou des coupable(s), ce roman est suffisamment bien construit et attirant pour tenir en haleine jusqu'au bout. Ce qui fait sa force, ce sont les personnages et les liens qu'ils ont entre eux, souvent troubles, rarement clairs et sains. Beaucoup de non-dits, de suppositions. Des désirs, des envies, des jalousies, des rancœurs, des regrets, peu de remords... Michaëla Watteaux sait plonger son intrigue dans ces considérations humaines et dans un monde impitoyable, celui du cinéma et de l'écriture. Plus exactement dans celui des grandes ambitions. Car Iris rêve d'être LA comédienne, celle qui montera les marches de Cannes et encore plus. Elle parle aussi de la fameuse angoisse de la page blanche, de la peur de ne pas pouvoir écrire, surtout s'il s'agit d'une commande sur un fait divers. Tout cela dans un thriller tendu et serré. Et avec la prouesse de ne pas faire couler d'hémoglobine, de ne pas décrire de tortures ou de cadavre en décomposition. Presque un exploit lorsque le trash est devenu un standard.

Addictif et chronophage, mais c'est pour la bonne cause : un très bon thriller. Je verrais bien, le retour des deux enquêteurs, Anne et Alex, dans d'autres aventures.

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Le crime de lord Arthur Savile

Publié le par Yv

Le crime de lord Arthur Savile, Oscar Wilde, 1891 (traduit par Albert Savine).....

Septimus Podgers est chiromancien et les lignes de la main de lord Arthur Savile lui prédise un funeste destin : il sera un assassin. Dès cette annonce lord Savile repousse son mariage avec la délicieuse Sybil Merton pour ne pas lui faire connaître sa terrible destinée, mais surtout il se met en recherche d'une personne à éliminer pour ne pas faire mentir la prédiction et pouvoir ensuite passer à autre chose, notamment son mariage.

Nouvelle ou court roman délectable. Oscar Wilde égratigne la bonne société anglaise de l'époque, celle qui le condamnera pour sa vie agitée. Sa relation amoureuse avec un jeune lord lui vaudra une condamnation à deux ans de travaux forcés.

C'est le gentil et naïf lord Savile qui est le héros de son histoire noire et drôle. Sa croyance forcenée le pousse à l'aveuglement et à la bêtise, comme souvent les croyances absolues. C'est plus léger que Le portrait de Dorian Gray, mais aussi féroce. Tout le monde a droit à sa critique, la petite remarque sentie, même Scotland Yard. Seuls les pauvres, les malheureux échappent aux railleries du romancier. Lord Asile est un jeune homme influençable, qui se pose encore pas mal de questions."Pour lord Arthur, elle [la question de l'égoïsme ou de l'altruisme] se posa de bonne heure dans la vie, avant que son caractère ait été entamé par le cynisme, qui calcule, de l'âge mur, ou que son cœur fût corrodé par l'égoïsme superficiel et élégant de notre époque, et il n'hésita pas à faire son devoir." (p. 23)

Et comme toujours, chez Oscar Wilde, on retrouve l'élégance, l'ironie et une histoire bien ficelée dont on attend la chute avec impatience. Ça fonctionne un peu comme un conte philosophique, avec morale à la clef, ou au moins interrogations sur les mœurs de l'époque et plus largement sur notre société, car c'est le propre des livres indémodables qu'on puisse en tirer des conclusions intemporelles ou qui collent à chaque époque.

Livre numérique trouvé chez ebooksgratuits.fr. A noter que le traducteur, Albert Savine est un contemporain d’Oscar Wilde.

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Babylon Berlin

Publié le par Yv

Babylon Berlin, Arne Jysch, Glénat, 2018 (traduit par Jacky Nonnon).....

Berlin, mai 1929, Gereon Rath, jeune commissaire de police vient d'arriver de Cologne : une mi-mutation/mi-sanction. Il est nommé à la brigade des mœurs, considérée à l'époque comme le parent pauvre de la police. A cette époque, Berlin est sens-dessus-dessous : les communistes manifestent partout en ville, réprimés sévèrement par la police.

Et puis, un cadavre est repêché dans le canal. Personne ne le connait, sauf Gereon qui a déjà croisé cet homme de son vivant. Il s'agit d'un exilé russe. Rath décide, dans l'espoir d'être muté à la criminelle, d'enquêter pour son propre compte, avant que cette histoire ne rejoigne les dossiers non élucidés, surnommés ici, "les poissons mouillés".

Bande dessinée fidèle au roman de Volker Kutscher, Le poisson mouillé. A tel point que je reprends mot pour mot mon résumé. J'avais beaucoup aimé le roman, c'est le premier de la série avec Gereon Rath dans l'Allemagne pré-nazie. La BD est en noir et blanc, dessin classique qui permet de mettre un visage sur les héros du roman et de se le remettre en tête, ce qui est une excellente idée. L'autre excellente idée serait de continuer à traduire cette série en français, car elle s'est arrêtée après seulement trois titres (La mort muette, Goldstein). Si l'éditeur de romans ne veut pas, peut-être que Arne Jysch les adaptera en BD et Glénat les traduira, c'est tout ce que je souhaite. Comme le bédéiste est fidèle au romancier, j'aurais plaisir à le retrouver pour la suite.

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Madame B

Publié le par Yv

Madame B, Sandrine Destombes, Hugo thriller, 2020....

Blanche Barjac est nettoyeuse. Pas femme de ménage. Nettoyeuse pour des tueurs à gages, des malfaiteurs, des enfants de gens riches qui ont  dérapé. Respectée, elle fait son travail consciencieusement, comme lui a appris son beau-père un peu en retrait depuis quelques années. Blanche, Madame B, garde à chaque fois un indice, une assurance au cas où...

Un jour, un contrat se déroule mal, Blanche a bien fait son travail, mais quelqu'un est passé derrière elle pour le souiller. Et les petits faits contre elle s'enchaînent.

Pas mal du tout et original, ce polar vu du côté d'une nettoyeuse. La profession commence à arriver dans la littérature (cf RIP, Derrick et Maurice), et elle apporte avec elle un monde particulier et rare. Sandrine Destombes s'en empare pour construire un polar sans temps mort dans lequel la tension monte inexorablement jusqu'à la toute fin. C'est très bien fait et le personnage de Blanche, fragile, qui craint d'hériter de la maladie psychiatrique de sa mère décédée dix ans plus tôt se pose beaucoup de questions sur les raisons de la persécution dont elle est l'objet et sur l'identité du maître-chanteur. A coup de courts chapitres et dans une écriture simple et directe, l'autrice met en place son intrigue et la file jusqu'au bout, ménageant surprises, rebondissements et faux suspects. Tout le monde peut être mis en cause à un moment ou un autre à raison ou à tort. Malgré le travail qu'elle fait, qui pourrait soulever quelques scrupules, regrets ou remords à n'importe qui, mais pas à Blanche, icelle est attachante et l'on souhaite qu'elle parvienne à se sortir de ce sac de nœuds.

Bonne lecture donc pour ce nouveau roman de Sandrine Destombes dont j'ai lu et aimé le précédent, Le prieuré de Crest.

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Feu pour feu

Publié le par Yv

Feu pour feu, Leye Adenle, Métailié, 2020 (traduit par David Fauquemberg).....

"A Lagos, paradis des embouteillages, un jet privé s'écrase sur une résidence dans le quartier des vieilles fortunes avec à son bord le principal candidat au poste de gouverneur. Aussitôt, on lui trouve un remplaçant, assuré d'être élu : chief Ojo. La séduisante Amaka, l'avocate des femmes, se révolte : chief Ojo est son ennemi juré, un salaud fini, avec un goût prononcé pour les très jeunes filles et quelques cadavres dans le placard. Elle a les moyens de le faire tomber." (4ème de couverture)

Retour de Leye Adenle après son excellent Lagos lady et d'Amaka, son héroïne avocate qui n'a pas froid aux yeux. Et comme pour le précédent, ce roman est vif, rapide, dynamique. Tout s'enchaîne dans de courts chapitres qui passent d'un narrateur à un autre, d'une action à une autre -au risque parfois de perdre un peu le lecteur, entre tous les noms de personnages et de lieux. Sur fond d'élection du gouverneur de l’État de Lagos, Leye Adenle dénonce la corruption à une échelle incroyable. Les magouilles sont à toutes les pages, à peine réelles, violentes : sexe, argent, tout est bon pour gagner mais surtout faire perdre son adversaire. La perversion est poussée à son paroxysme.

C'est un roman noir qui ne fait pas dans la dentelle et n'est pas tendre avec la société politique nigériane. Il ne fait pas bon être une femme dans ce pays, et encore moins une femme qui a des convictions et qui entend défendre les femmes. Je ne connais pas bien le pays, mais il ressort de cette lecture qu'il est violent parfaitement inégalitaire, son personnel politique totalement corrompu et prêt à tout pour rester en place.

Un romancier à suivre, car il démontre une nouvelle fois avec ce roman combien est grand son talent pour raconter une histoire et son pays. Le noir est son vecteur, formidable pour faire passer son message. A lire si ce n'est pas encore fait, et le mieux, c'est de commencer par Lagos lady, ça n'en sera que meilleur.

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La bande mystérieuse

Publié le par Yv

La bande mystérieuse, Maxime Audouin, Oxymoron, 2020....

Une mystérieuse bande sévit en Eure-et-Loire, délestant ses victimes de toutes leurs valeurs, les laissant sans souvenirs des événements, mais jamais violentés. L'inspecteur Javert, de la sureté nationale est sommé de régler ce problème en quinze jours, les notables commençant à s'inquiéter.

Il est des gens qui n'ont pas de bol au départ. Maxime Audouin fut de ceux-là. Né Léon Eugène Delacroix en 1858, soit 5 ans avant la mort de son homonyme peintre célèbre. D'abord enseignant, il devint directeur et rédacteur-en-chef de journaux basés au Pouliguen, commune dans laquelle il meurt en 1925. Il prit le patronyme de sa mère comme pseudonyme et écrivit beaucoup de contes, nouvelles et romans parus en feuilletons dans la presse.

J'ai découvert les éditions Oxymoron il y a quelques jours, elles proposent des livres numériques gratuits pour combler les longues journées. Des petits livres d'auteurs peu connus. Belle idée, car c'est souvent de belles découvertes. Maxime Audouin, par exemple, use d'une belle langue, celle d'il y a un siècle, un poil désuète et qui donne à son court roman des airs et senteurs de belle époque. On sent l'influence de Gaston Leroux, Maurice Leblanc, on y retrouve la même atmosphère. Certes, on peut reprocher une certaine concision et rapidité dans l'enquête qui laisse de côté des détails. Mais franchement, je me suis fait plaisir, et comme j'ai téléchargé pas mal de livres des éditions Oxymoron, je pense continuer dans ce sens. Il faut accepter de lire en numérique -sur liseuse, tablette ou ordinateur-, mais confinement oblige, les livres papiers sont plus difficilement accessibles. Un petit extrait pour finir, délicieux dans son verbe :

"Hypothèse inadmissible ; avant de m'échouer sous ce pommier, rien que pour franchir les trente ou quarante pas qui me séparaient d'une route voisine, il m'eût fallu patauger dans une vase marneuse, détrempée par les pluies de la semaine dernière, qui eût laissé des maculatures sur mes chaussures et mon pantalon. Or, pantalon et chaussures étaient à peu près nets de boue ; seul, le dos de mon pardessus témoignait d'un contacte prolongé avec le sol." (p. 7)

PS : d'autres sites proposent de livres numériques gratuits, souvent des textes anciens, une bonne manière de lire des classiques ou des auteurs oubliés.

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Descente à Ménilmontant

Publié le par Yv

Descente à Ménilmontant, Cicéron Angledroit, Palémon, 2020.....

Jojo la Perdrix, un truand d'envergure locale s'est évadé de prison, a sans doute commis plusieurs larcins, des cambriolages de vieilles dames qui lui ont rapporté pas mal, avant de réintégrer sa cellule. Le commissaire Théophile Saint Antoine n'est pas vraiment sûr de son indic, Lili qui a fait tomber Jojo. Il demande donc à Cicéron de la surveiller. Sitôt dit sitôt fait d'autant plus que tout cela est loin d'être officiel et est bien payé. Avec ses acolytes, René presque redevenu lui-même après son AVC et Momo, toujours manchot, Cicéron se met en planque. Sans oublier Vanessa la fliquette avec qui Cicéron est comme qui dirait en train de commencer une officialisation de leur relation.

Ce sont les rues de Belleville et de Ménilmontant voire même les ruelles, les plus cachées qui sont le terrain de jeu de la fine équipe cette fois-ci. Quand le commissaire débloque, il faut bien que quelqu'un assure, et c'est à Cicéron que la tâche est confiée. Heureusement qu'il est bien épaulé et que ses collègues bras cassés -un seul pour Momo- assurent eux-itou. Pour l'intrigue, je vous laisse juges, moi j'ai aimé me promener dans ce quartier parisien, planquer avec Cicé et tenter de comprendre pourquoi Saint Antoine débloque et j'ai réussi à tout capter. En outre, je me suis marré, comme d'habitude, René est délicieux de franchise, de conneries dites ou faites -c'est le Béru de Cicé, la référence est revendiquée- et surprenant lorsqu'il fait preuve de talents insoupçonnés et fait avancer l'enquête à vive allure.

Cicéron lui, se pose des questions : ses maîtresses épisodiques lui ont signifié leur abandon, il s'installe progressivement avec Vanessa, c'est nouveau pour lui, mais est-ce bien raisonnable ? Plus question, pour le moment, de mugueter la première rencontrée.

Bon, ben, voilà, j'ai tout dit. Ah non, un dernier truc : lisez Cicéron Angledroit, c'est vachement bien, on rit, on tremble, on s'émeut -si si sous ses grands airs de macho, il est émouvant Cicéron- et on attend la suite...

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