Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

musique

Le carnaval des animaux

Publié le par Yv

Le carnaval des animaux, Camille Saint-Saëns, Eric-Emmanuel Schmitt, Pascale Bordet, Albin Michel, 2014.....

Eric-Emmanuel Schmitt livre là sa version du carnaval des animaux, pas la musique, non, il garde l'oeuvre de Camille Saint-Saëns, mais écrit un texte, en vers, ceux qui existaient avant ne collaient pas assez à la musique selon l'auteur. Camille ne se trouve pas beau et ne plaît pas aux femmes. Un soir, il s'endort plein de bonnes résolutions pour remédier à cet état de fait et rêve. Trois superbes femmes apparaissent et comme un défi, lui demandent de leur rapporter des animaux. Camille préfère les faire vivre par sa musique. C'est alors un déluge de notes qui s'abat sur les trois femmes, subjuguées. 

Au travers de cette histoire Eric-Emmanuel Schmitt insiste sur la création de la musique, explique des détails qui auraient pu échapper au profane que je suis et dans son texte léger et drôle pointe tout son amour de la musique en général et de ce carnaval en particulier que nous sommes nombreux à avoir écouté enfants. Son long poème est rythmé, quelques jeux de mots avec les noms des femmes, des tournures de phrases comiques, tout est fait pour plaire au plus grand nombre, comme la musique écrite par Saint-Saëns. Quelques airs me sont revenus en mémoire, d'autres pas. Certains animaux, tels le coucou, le coq ou l'âne sont quasiment immédiatement reconnaissables, d'autre moins, mais la musique est belle et le texte entraînant ou vice-versa. A ce stade, je dois une petite précision : un CD est offert avec le livre, le texte est lu par Anne Roumanoff, bon, ce n'est pas ma voix féminine préférée, mais on peut, en sélectionnant n'écouter que la musique, ce que j'ai finalement fait. La musique est "jouée par Pascal Amoyel et ses amis musiciens".

Le livre est richement illustré d'aquarelles de Pascale Bordet, vives, colorées, dynamiques, drôles, belles.

Pour résumer, un beau livre-CD à écouter et faire écouter aux grands et aux petits.

Voir les commentaires

L'ombre d'une source

Publié le par Yv

L'ombre d'une source, Titi Robin et Michael Lonsdale, Worldvillagemusic, 2014

Une fois n'est pas coutume, je m'en vais vous parler non point d'un livre mais d'un disque. J'ai découvert Titi Robin, il y a quelques années grâce à une émission sur France Inter ou sur FIP, je ne sais plus, enfin une bonne radio quoi ! Depuis, j'ai acheté des disques dont le fabuleux Alezane, un "best of" exceptionnel. Je sors peu en concert, je déteste les grandes salles dans lesquelles on ne voit pas les artistes, et comme je suis moitié claustrophobe, je ne suis pas fan des endroits clos, mais je suis allé voir Titi Robin dans une (petite) salle de Nantes il y a 2 ou 3 ans pour un concert mémorable : trois musiciens sur scène, lui-même, un percussionniste et l'accordéoniste qui l'accompagne depuis longtemps ; moi qui ai mangé contre mon gré de l'accordéon-musette dans ma jeunesse -on s'en remet difficilement voire pas du tout dans mon cas, ce qui peut expliquer quelques comportements-, je peux vous dire que Francis Varis m'a réconcilié avec son instrument. 

Depuis, j'écoute, j'emprunte à la médiathèque les disques de T. Robin, et lorsque j'ai vu qu'il avait posté sur son profil facebook un texte lu par Michael Lonsdale sur sa musique, je me suis dit que je me devais d'écouter plus attentivement. Et puis, Madame Yv et Mademoiselle Yv, revenant d'un après-midi-vitrines à Nantes et voulant sûrement se faire pardonner leur frénésie d'achats -un poil macho, n'est-il pas ?- sont revenues avec le CD ! Pardonnées donc. 

Alors ni une ni deux, je le passe, mais comme ces dames en sont encore à me montrer le reste de leurs acquisitions, je ne profite pas du duo Robin-Lonsdale. Plus tard, au calme, je peux réécouter, et là, un pur moment de détente ! Titi Robin joue sur guitare, bouzouq et robâb (de la famille des luths) des musiques métissées Orient, Sud, tout ce qu'il fait admirablement. Michael Lonsdale pose sa voix à la fois chaude douce et un brin fragile ; les textes, des poésies écrites par Titi Robin en sont sublimés. Tiens, c'est tellement beau que pour une fois je préfère faire court pour vous laisser le temps de découvrir et d'apprécier...

Une playlist est visible sur Youtube, et Titi Robin a un site

Voir les commentaires

Dominique A en concert

Publié le par Yv

Dominique A. est un artiste que j'apprécie depuis une quinzaine d'années -depuis l'album La mémoire neuve-, mais que je n'avais jamais eu l'occasion d'aller voir en concert. Sa discographie est excellente bien entendu, mais assez variée, je me demandais ce qu'elle pouvait donner en concert. Vendredi 30 novembre, nous sommes donc allés, Madame Yv et des amis et moi dans la nouvelle salle nantaise, tout près du désormais célèbre éléphant, et des non-moins fameuses machines de l'île, Stéréolux. D'abord, je dois dire que l'accueil est très sympathique : tous les gens qui bossent là sont souriants et aimables. Et la salle est vraiment très bien : pas trop grande, accueillante.

Et puis ce concert ! Résolument rock ! Une base guitare(s), basse, batterie et claviers, en tout 4 musiciens plus Dominique A. qui joue lui-même de la guitare. Un concert excellent, des morceaux qui durent ; une mention spéciale à la partie instrumentale de L'Horizon et au final de Par les lueurs, dans des styles différents. Je dis ça parce qu'on en a reparlé avec les amis au bar après le concert, mais en fait, nous aurions pu donner une mention spéciale à tous les morceaux, même ceux que je ne connaissais pas, puisque je n'ai pas encore écouté son dernier disque. La voix claire et limpide du chanteur survole les instruments ce qui n'est pas le cas de tous les chanteurs en concert. Audible, on comprend ce que chante Dominique A. Un sans faute que voulez vous ! Après on dira que je m'enthousiasme rapidement. Peut-être, mais ce n'est pas de ma faute. C'est Dominique A et ses musiciens qu'il faut blâmer ou féliciter.

Excellent (l'ai-je déjà dit) concert que nous avons prolongé donc au bar, dans le hall de Stéréolux,  jusqu'à la fermeture. Vers une heure du matin, la sécurité est gentiment venue nous dire qu'il nous fallait quitter les lieux. Dominique A et ses musiciens traînaient dans le hall depuis la fin du concert, discutant avec les uns et les autres très simplement, riant beaucoup. Un petit détour de ces dames pour tenter d'embrasser Dominique A qui se laisse volontiers faire avec le sourire, et nous voici sur la place devant la salle, repartant vers nos voitures parlant évidemment de ce concert formidable (je l'avais pas encore dit cet adjectif !)

Conclusion : si Dominique A passe en concert près de chez vous, passez le voir, vous ne regretterez pas. Stéphane Pajot, journaliste et écrivain y était aussi et il a écrit sur le site de Presse océan.

Voir les commentaires

L'homme à tête de chou

Publié le par Yv

L'homme à tête de chou, Alain Bashung, Barclay, 2011

Pour un spectacle de danse contemporaine de Jean-Claude Gallota, Alain Bashung a accepté de reprendre ce qui est sans doute l'un des deux ou trois plus beaux albums de Serge Gainsbourg. Un album concept autour d'une shampooineuse nommée Marilou.

Bashung pose sa voix sur les mots de Gainsbourg et sur ses musiques réarrangées, réorchestrées. Et comment dire sans détour  ? Ça l'fait ! Vous rendez-vous compte, moi un amateur (voire fan) de Bashung autant que de Gainsbourg (moins de Gainsbarre) ? Les deux dans un même album doublement posthume. Il y avait bien eu un album de Bashung écrit par Gainsbourg (Play Blessures), encensé par la critique et boudé par le public (ce n'est pas mon préféré, mais à l'époque, 1981, je n'écoutais pas vraiment de musique). Non mes albums préférés de Bashung sont Novice, Chatterton, Fantaisie militaire et L'imprudence. Ceux de Gainsbourg que je préfère sont tous ceux jusqu'à ses albums reggae, après, ça me va moins bien. 

Ce L'homme à tête de chou version Bashung est excellent : les reprises sont sensibles, à la fois proches de l'original -on sait que c'est Gainsbourg qui à fait ces chansons-, mais Alain Bashung se les approprie formidablement sans trop en faire. Il reste sobre, sa voix fragile se place parfaitement sur les titres phares comme Marilou Reggae ou Marilou sous la neige. Les neuf minutes de Variations sur Marilou sont un vrai régal ! Ajoutons à cette voix des arrangements qui sonnent bien avec entre autres Erik Truffaz à la trompette et vous comprendrez que ce disque passe quasiment en boucle à la maison.

Merci Isabelle et Eric qui se reconnaîtront.

Voir les commentaires

Les gribouillis

Publié le par Yv

Les gribouillis, Pascal Ayerbe, Marion Bouillie, Enfance et musique, 2011

Pascal Ayerbe fait de la musique avec des jouets, des objets détournés de leur usage premier : objets de la maison pour la plupart. Marion Bouillie fait la même chose mais dans l'illustration des chansons du "gribouilleur sonore". Ce qui donne un livre + CD original.

Les "bidouillages visuels" sont colorés, drôles, bien mis en scène, parfois sur fonds blancs, parfois sur des fonds dessinés. Beaucoup d'idées bien exploitées.

Les musiques sont du même tonneau. Je connaissais déjà cet album de Pascal Ayerbe, mais un peu différent. Là, il ajoute des voix d'enfants qui discutent, racontent des bêtises, des histoires à ces mélodies. Le résultat plait aux deux petits de la maison (7 et 9 ans) surtout  l'air qui reste bien dans la tête : P'tit vélo ("Moi, j'ai un p'tit vélo, qui fait d'la musique")

Les deux adolescents ne goûtent point ce genre de musique, plutôt versés dans des choses plus "adultes".

Les deux grandes personnes aiment bien. En fait, moi, j'adore. Bon, je préfère lorsque les enfants se taisent (d'ailleurs à la maison, ils ne parlent que s'ils ont levé le doigt et s'ils en ont eu l'autorisation. Non, mais !). Mais je suis dans une période où j'aime écouter de la musique seule, sans paroles. L'idée est originale et le résultat souvent beau et toujours mélodique. Loin des standards actuels, et tant mieux !

On ne parle pas beaucoup de lui sur Internet, j'ai trouvé une vidéo de son passage sur France Inter : ici. Elle reflète assez bien l'ambiance de l'album. Ambiance que l'on peut aisément -d'ailleurs, je le fais très facilement- comparer à celle que crée un autre musicien étonnant : Pascal Comelade.

 

Voir les commentaires

La petite culotte communiste

Publié le par Yv

La petite culotte communiste, Nicolas Blaise, Autoédition, 2011

"Si j'étais à votre place j'achèterais ce livre et ce CD. [...] Dedans, y'a plein de choses drôles et d'autres moins. On peut pas toujours rire. Quinze chansons, quatre nouvelles et un bonus théâtral. Ça fait vingt textes." (4ème de couverture)

Commençons par le CD. Nicolas Blaise y chante accompagné de sa guitare, enfin, la sienne, je ne sais pas mais il y a une guitare -voire plus- je l'ai entendue, mais il se peut qu'elle ne lui appartienne pas ! Je n'aime pas toutes les chansons, mais certaines sont excellentes, tour à tour drôles, tendres, mélancoliques, vachardes et même de totale mauvaise foi parfois. Sur les quinze chansons au moins une dizaine est vraiment à écouter : Nicolas Blaise y distille sa poésie, son humour et ses colères contre notre Président et les chrétiens notamment. Les autres me parlent moins, ce qui est inévitable dans un disque. J'ai une petite préférence pour Ce soir je te saute dessus et Au royaume de France, et de manière générale, pour les dernières chansons du CD. Ecoute possible de quelques titres ici.

Passons aux nouvelles et au bonus théâtral : un vrai plaisir de lecture que ces nouvelles absurdo-comiques ou comico-absurdes.

La première intitulée Léopold parle d'un moustique penseur. Le narrateur entame une relation d'amitié basée sur la discussion intellectuelle avec Léopold, lui-même très amoureux d'une salade. "Léopold, c'est devenu mon ami. Je lui ai même présenté une salade qu'il a largement trouvée à son goût. [...] Y'a pas à dire, c'était une bonne salade que j'avais présentée à Léopold." (p.66/67).

La seconde, Paternité, comme son nom l'indique parle d'un homme qui devient père et qui applique des principes, comment dire ? décalés, voilà c'est ça, décalés.

La troisième, Une idylle politique, raconte la rencontre amoureuse entre un homme et une femme aux idées politiques divergentes. Lui, communiste convaincu qui pense que "... le goulag était un camp de vacances. Il paraît que non. Les gens, ils sont jamais contents en vacances. Y'a toujours un truc qui va pas. Oh, on mange pas bien, oh, on a froid, oh, la torture ça fait mal." (p.82). Mal partie, cette idylle ne tient qu'à un détail important, certes, mais ... déroutant.

Dans la quatrième, L'illumination, le narrateur cherche la Vérité divine. Que faut-il faire pour être aimé de Dieu ? Doit-on faire le bien, le mal ? Cruel dilemme.

Et enfin, le bonus théâtral, Croque et Mitaine: un dialogue surréaliste entre Croque et Mitaine, inénarrable qui reprend les thèmes favoris  de Nicolas Blaise : la religion, le Président de la France, la création artistique, ... Un texte particulièrement drôle, excentrique. Je disais absurde au début, je crois que c'est le texte qui l'est le plus. C'est assez difficile de parler des textes de N. Blaise, parce que j'aimerais ne pas dévoiler les chutes, ni mêmes les pirouettes présentes tout au long des textes. En fait, j'aimerais vous faire envie, en ne disant quasiment rien, juste pour que vous ayez le plaisir de la découverte.

Pour conclure, je reprendrais les mots de Nicolas Blaise, qu'il manie très adroitement et très joliment tout au long de ses textes :  "... si vous êtes de droite, croyant ou un peu coincé, je ne suis pas sûr que vous puissiez aimer ce livre. Achetez un autre livre, je vous le conseille. Vous en trouverez plein à votre goût mais celui-là, non. Ça m'embêterait de piéger les gens sur la marchandise." (4ème de couverture). Mais si vous avez de l'humour, vous pouvez quand même tenter le coup (ça, c'est moi qui le dis, parce que je ne vais quand même pas laisser l'auteur tout dire ! Non mais, des fois !).

Merci Les agents littéraires (nouveau site qui veut aider les petits éditeurs et les auto-éditeurs à se faire connaître, tout pile pour moi !) et merci Nicolas Blaise.

rire-copie

Voir les commentaires

Clair

Publié le par Yv

Clair, JP Nataf, Tôt ou tard, 2009

Et revoilà JP Nataf avec son dernier album intitulé Clair. Alors pour qui ne connait pas ce chanteur, je rappelle qu'il était le chanteur du groupe Les Innocents, très connus dans les années 90.

Entendu plusieurs fois, notamment sur FIP ou Inter, j'ai emprunté le CD à la Bibliothèque Municipale et bien m'en a pris. Très belles mélodies, une voix douce et très agréable, des textes pas toujours très accessibles à des terre-à-terre comme moi, mais il s'en dégage une jolie poésie. De la nostalgie, un peu de mélancolie, dues peut-être aux mélodies et à la voix du chanteur. C'est un album doux que l'on écoute ou paisiblement ou fort : les deux idées sont à essayer et passent bien.

J'aime les douze chansons, il m'est donc difficile de choisir un titre en écoute. Néanmoins, j'avoue une petite préférence pour Après toi, que voici, que voilà, suivie de près par Seul Alone, une longue chanson de près de dix minutes. (Je suis prêt à tout pour vous retenir longtemps sur mon blog ! Pendant que vous êtes à écouter cette chanson n'hésitez pas, visitez !)

Un CD obligatoire dans sa cédéthèque !

Voir les commentaires

Ali Farka Touré

Publié le par Yv

 

Savane, Ali Farka Touré, Harmonia mundi, 2006


Dernier disque d'Ali Farka Touré, le bluesman du désert, décédé, 5 mois avant sa parution. Le blues est bien sûr d'origine africaine : voilà, j'ai tout dit !
Pour qui aime le blues et la musique africaine, il faut se procurer cet album d'Ali Farka Touré, qu'il disait lui-même être son meilleur (les autres sont déjà très bien !). A écouter sans modération.
Pour qui aime le blues ou la musique africaine, la découverte sera sûrement intéressante.
Pour qui n'aime ni le blues ni la musique africaine, essayez pour voir (façon de parler) : le dépaysement est garanti et une écoute ne peut pas nuire, au contraire. 

 

 

Voir les commentaires

Diario Mali

Publié le par Yv

Diario Mali, Ludovico Einaudi et Ballaké Sissoko, 2006

Ludovico Einaudi est un pianiste soliste italien, Ballaké Sissoko est un musicien malien, usant de la kora (sorte de guitare africaine). Ils se sont rencontrés à l'ombre d'un arbre, en Afrique et ont dialogué à l'aide de leurs instruments respectifs. Ce disque regorge de belles mélodies à écouter paisiblement. L'heureux mélange (Einaudi et Sissoko utilisent le mot "dialogue") piano/kora est particulièrement harmonieux. Si l'adage annonce que la musique adoucit les mœurs, il a sûrement été proféré par une personne ayant écouté ce CD !

 

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 > >>