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le reste

Fête du travail

Publié le par Yv

Le Chat, P. Geluck

1er mai, ce qui m'a toujours fait marrer, c'est que c'est un jour férié, alors qu'on fête le travail. Ne devrait-on pas faire l'inverse : ne travailler que le 1er mai et être en vacances tous les autres jours de l'année ?

Sur cette réflexion hautement constructive, je vous souhaite un bon 1er mai aux senteurs fines de muguet... nantais bien sûr !

(Merci à P. Geluck de m'avoir prêté, une fois de plus son Chat, ou vice-versa)

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Atelier d'écriture

Publié le par Yv

Hier, chez Gwenaelle, dans son atelier d'écriture, il était question de Patrick Modiano. De faire de la poésie avec les titres de ses bouquins (en gras et italique, comme ça vous pouvez pas les rater, dans le texte). Bon, moi la poésie, c'est pas trop mon truc, alors... 

 

Lycée Patrick Modiano

 

Lycéen, je ne vais pas beaucoup aux cours. Le lycée Patrick Modiano de Caen, rue des boutiques obscures ne connaît pas vraiment mon visage. Non, moi, je me fais des tunes, je deale. Mais attention que de la bonne. Je vends l’herbe que je fais pousser, et je l’ai même baptisée : L’herbe des nuits, parce qu’après l’avoir fumée, on se sent bien, comme après une bonne nuit de sommeil.

Ce soir, je m’suis fait gauler. Les flics de la ronde de nuit, m’ont piqué tout mon stock. Ils ne m’ont pas embarqué au poste, non, ils m’ont emmené dans un rade d’un pote à eux, celui qu’ils fréquentaient avant de devenir ripous, dans le café de la jeunesse perdue. La leur, moi j’ai encore de beaux jours. J’ai réussi à me tirer, mais j’ai plus rien à vendre. Un manque à gagner.  Heureusement, j’ai une réserve dans un endroit connu de moi seul. Un vieux gymnase désaffecté, qu’on fréquentait gamins, avec les potes, Le vestiaire de l’enfance quoi ! J’y vais, décidé, j’y cours même. Je croise personne, juste un clebs qui me course, le chien de Printemps. Printemps, c’est le nom du mec qui tient le café près du vieux gymnase. On sait pas son nom, mais son café, il s’appelle Le café du printemps. Alors tout le monde l’appelle Printemps. Bon j’arrive à le semer, c’est pas très dur, parce qu’il est vieux le chien de Printemps : en fait, nous pour se marrer, on l’a surnommé Hiver, parce qu’il est tout blanc, qu’il tousse et qu’il tremble tout le temps, c’est pour ça qu’il est pas dur à semer.

Bon, j’arrive au gymnase et là, j’entends du bruit, ça gueule, ça hurle. Une voix de fille et des voix de mecs. Je speede et je tombe sur des gars que je connais, des mecs à pas fréquenter. Ma mère elle dit de mes potes que ce sont de si braves garçons. Mais ceux-là, ils sont pas braves du tout , ils sont tout sauf cool. Et avec eux, qui crie, je vois la petite Bijou. Madeleine Bijou. La Bijou. En voilà une fille qui porte bien son nom. Elle est au lycée. Elle passe tous les jours devant moi, ne s’arrête jamais. Elle consomme pas. Mais, moi, pour elle, j’arrêterais mes conneries. Je dealerais plus. Il suffirait qu’elle me parle et je retournerais –ou plutôt je débuterais-  en cours. Elle est en mauvaise posture. Pas encore à poil, parce que je suis arrivé à temps, mais c’est bien parti pour. Ils sont trois dessus à essayer de la déloquer, et je pense pas que c’est pour lui faire du bien après. Enfin, eux, ils pensent que si, mais je crois qu’elle est d’un avis totalement contraire.

Bon, les mecs c’est pas des flèches. Ils comprennent pas tout. Si je parle bizness, ça va leur connecter leurs deux neurones :

- Qu’est-ce tu fous là ? ils me disent. Tire-toi t’as rien vu !

- Eh les mecs, à trois sur une gonzesse et vous y arrivez pas, z’êtes pas fortiches ! J’ai mieux pour vous. 

- Eh l’avorton, tire toi on t’a dit !

- La fille contre L’herbe des nuits (je le dis sans modestie, mais mon herbe, elle est connue et réputée).

- Hein, qu’est-ce-que tu dis ?

- Je te propose de l’herbe et tu me laisses la fille, je dis à leur chef. Il dit plus rien. Un silence froid, total. « Un cirque passe » dit l’un des autres mecs. On dit : « Un ange passe, connard », lui dit son chef, ce qui me fait penser que les deux neurones, ils sont sûrement à  lui.

Bon, je vous passe les longues minutes de sa réflexion. Il accepte. Je leur file de l’herbe, et moi je repars avec Madeleine. Sauvée. On décarre vite fait tous les deux, histoire que les mecs y changent pas d’avis, même si après avoir fumé mon herbe, ils auront plus la tête à ça. Mon herbe elle rend sympa. Bon avec Madeleine on s’grouille quand même. Et là, en tournant la tête, je vois une tâche rouge sur un mur, vaguement éclairée par un vieux réverbère. J’m’arrête et je cueille les deux Fleurs de ruine, c’est comme ça que Madeleine les appelle  et je lui offre. Elle sourit et son visage s’approche du mien. Après ce baiser, elle me dit des trucs à l’oreille, mais je les garde pour moi, c’est mon jardin secret. Vous m’en voulez pas ? J’espère, sinon, tant pis pour vous. En plus, je vais être obligé d’abréger, parce que faut pas déconner, demain, y’a cours !

 

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Bizarre

Publié le par Yv

Bizarre. Il y a longtemps que je n'avais pas été voir les statistiques de mon blog et depuis 3 jours le nombre de visites ayant doublé -tout arrive-, je me suis fendu d'une petite enquête. Alors, je vous le dis tout net, je n'ai pas d'explication à cette brusque montée de la fréquentation qui peut tout aussi bien retomber demain ou dans deux jours (mais pourvu que ça dure comme dirait l'autre). Mais, je trouve une chose étonnante : Raymond Queneau est-il au programme des cours cette année, et particulièrement son livre On est toujours trop bon avec les femmes ? Car à ma grande surprise mon billet qui lui est consacré est plébiscité par les visiteurs alors qu'il date de plus de trois ans et que c'est loin d'être le plus connu de cet auteur génial.

Et puis, en allant fureter un peu plus, je suis tombé sur une perle : ma chronique de L'Ange du matin, traduite en islandais : ici. C'est surprenant de trouver sa prose et les codes de son blog dans une autre langue. En plus, ne parlant pas l'islandais très couramment, je ne peux pas juger de la qualité de la traduction. J'imagine que l'auteur étant de cette nationalité, quelque compatriote a voulu se renseigner et il est venu bien loin de chez lui pour trouver (j'espère) réponse à sas interrogations. 

Ensuite, j'ai bien sûr des recherches du style "roman pornographique", mais je l'ai bien cherché, "Spinoza encule Hegel", mais là, c'est la faute à JB Pouy !

Et pour finir l'énigmatique :

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Bilan annuel

Publié le par Yv

Fin d'année oblige -ou pas d'ailleurs- je tire le bilan de mes lectures et de ce qui a tourné autour : les jurys, le blog, les rencontres.

Beaucoup de lectures cette année, je ne mets pas de chiffres parce que ce n'est pas un concours à celui qui lira le plus, mais là, j'ai fait très fort. Les deux jurys auxquels j'ai participé ne sont pas étrangers à cette débauche de livres :

- d'abord le Prix du roman de l'Express, décerné en milieu d'année : 16 romans à lire et à commenter pour élire en 2011, D'acier de Sylvia Avallone (pas mon favori, mais pas mal). Belles rencontres autour de ce prix de gens passionnés par la lecture et qui d'ailleurs, se sont regroupés (pour huit d'entre nous) sur un blog communautaire : les 8 plumes.

- ensuite, le Prix du roman France Télévision, décerné début novembre : 6 livres à lire et parmi eux Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan la lauréate 2011 (dans mon tiercé de tête). Tout pareil, de belles rencontres, de grandes discussions autour d'un verre et de petits fours (merci la redevance !) avec d'autres passionné(e)s.

A chaque fois, c'est un plaisir d'aller à Paris pour parler littérature, petit provincial qui aime marcher dans la capitale découvrir des quartiers que je ne connais pas, dans une ambiance bon enfant avec des organisatrices très sympathiques (Stéphanie pour L'Express et Katia pour France Télévision).

Venons-en maintenant à mes lectures marquantes de cette année. C'est cruel cet exercice ; mais pourquoi le fais-je vous étonnez-vous, tout étonnés ? Ben oui, c'est vrai ça, pourquoi le fais-je ? Ch'ais pas ! Pas mal comme réponse, réponds-je !

Dans un premier jet, j'ai sélectionné 39 livres, il faut que j'affine encore ; mon top 10 (dans le désordre) des livres sortis en 2011 :

 

- L'homme qui aimait les chiens, de Leonardo Padura, formidable

- Les Successions, de Mikaël Hirsch, belle quête (point de contrepèterie)

- Léna, de Virginie Deloffre, le roman de l'attente

- Famille modèle, de Eric Puchner, déglingué

- L'arcane sans nom, de Pierre Bordage, trépidant

- Close-up, de Michel Quint, quelle belle langue !

- Monsieur le Commandant, de Romain Slocombe, chef d'oeuvre !

- Retour à Killybegs, de Sorj Chalandon, idem.

- Ceux de Menglazeg, de Hervé Jaouen, personnages très atypiques

- La sérénade d'Ibrahim Santos, de Yamen Manai, fable sud américaine

Ceux qui ne sont pas loin, qui auraient largement mérités d'être dans ce top 10, mais qui restent à la porte, parce que l'auteur de ce blog à des critères tellement partiaux et subjectifs voire même personnels que c'en est une honte (toujours dans le désordre) :

Les très fortes nouvelles de Les passagers de l'archipel de Anne-Catherine Blanc, la vie à trois dans la Carte du labyrinthe de Alberto Torres-Blandina, l'inquiétant Le jaguar sur les toits, de François Arango, le déjanté Savages de Don Winslow, la vie d'un champion d'échecs dans La dernière ronde de Ilf-Eddine, l'historique Churchill à Yalta, de Michaël Dobbs, le rapide Le Cramé de Jacques-Olivier Bosco, Mimine dans Tout autour des halles quand finissait la nuit, de Gérard Landrot, le tendre et dur Skoda de Olivier Sillig, la malicieuse Iphigénie Vanderbilt de Eric Deschodt, les étonnants 121 CV pour un tombeau de Pierre Lamalattie, le bashungien Des trains à travers la plaine (collectif).

Et puis, les autres, les derniers, retenus mais pas classés, parfois simplement parce qu'ils ne sont plus de l'année (un excès de jeunisme de Yv) parfois pour d'autres raisons plus confuses :

L'épicurien Les joyeuses de Michel Quint (qui est le seul à en placer 2 dans ce palmarès), l'ouvrier Putain d'usine de Efix (en fait lui aussi il en a deux, mais dans le même article !), Effondrement de Horacio Castellanos-Moya, le très souriant Les pari des guetteurs de plumes africaines de Nicholas Drayson, le polémique Des gens très bien d'Alexandre Jardin, la lettre au Dr Haricot de Fabrice Vigne, le lent Là-haut, tout est calme de Gerbrand Bakker, le lyonnais Le sang des bistanclaques d'Odile Bouhier, le polar allemand La mort muette de Volker Kutscher, le vaudou dans Le psychopompe de Dominique Maisons, l'exceptionnel (putain, que j'aime son écriture !) Des éclairs de Jean Echenoz, les très pur Rosa candida de Audur Ava Olafsdottir, le violent et très dur Anaisthêsia de Antoine Chainas, le génie de La vie mode d'emploi de Georges Perec, le roman graphique indispensable Maus de art Spiegelman, les nouvelles fortes de Vent printanier de Hubert Haddad... et un petit dernier pour la route, que je rajoute ce 1er janvier, car je m'aperçois que je l'ai oublié : Commissaire Garon : les cahiers du ministre, de Saint-Luc, ce qui monte ce total à 40 et permet aux amateurs de chiffres ronds de dormir l'esprit en paix.

Voilà, ça fait un peu inventaire, mais bon, libre à vous qui passez par ici de prendre ce que vous voulez, de piocher ici ou là, ou de ne rien prendre du tout !

Ajoutez à cette riche année livresque des collaborations actives avec Les Agents littéraires qui oeuvrent pour la diffusion et la reconnaissance des livres de petits éditeurs voire auto-édités et avec le club de lecture de la bibliothèque municipale !

L'année prochaine sera vraisemblablement (?) plus cool bloguesquement parlant : je pense faire moins de billets (1 ou 2 par semaine au lieu d'environ 3 cette année), je reviendrai à ce rythme effréné lorsque je serai en retraite (mais mon petit doigt me dit que ce n'est sans doute pas pour bientôt).

Bon dernier jour de 2011 à tous et les souhaits de bonne année attendront encore quelques heures !

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Blog zéro carbone

Publié le par Yv

 

Mon petit geste est tout petit. Écologiste convainu, mais pas intégriste, partisan d'une philosophie de vie privilégiant le local autant dans l'alimentaire que dans le reste, j'ai été sensible au mail d'Élodie Carré me demandant si je voulais bien compenser les émissions de CO2 dues à mon blog en plantant un arbre. J'ai accepté, et donc voici pourquoi je vous parle du site blog zéro carbone. Et puis, je me suis dit qu'un arbre qui porterait le nom "Lyvres" ce serait quand même la classe !

Si vous êtes intéressés, allez voir c'est simple (si moi j'y suis arrivé, vous le pourrez, sachant que je suis absolument nul en informatique). Et en plus, maintenant, j'ai même mis un beau badge sur le côté !

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Ah, au fait, j'vous ai pas raconté...

Publié le par Yv

Ben, non, j'vous ai pas raconté comment c'était le Prix du Roman France Télévision. Alors, voilà, après mon arrivée gare Montparnasse, j'ai choisi de rejoindre mon hôtel (boulevard Victor) à pieds : 35 minutes de bonne marche ! J'aime bien marcher à Paris, même aux heures de pointe, surtout aux heures de pointe, je n'aime pas beaucoup le métro, pauvre petit provincial que je suis : ça pue et ça fait du bruit. Au moins le tramway, chez nous à Nantes, c'est au grand jour et ce n'est point trop bruyant. D'abord, je sors de la gare par le boulevard Pasteur, je passe devant les éditions Albin Michel et je traverse le boulevard, et hop, en, tournant la tête à droite, je vois la Tour Eiffel (bon d'accord, je vous l'accorde, ça on n'a pas en province !). Un petit bonjour en passant à la grande dame (Et oui, outre les distributeurs de billets, les stations services automatiques, je parle à la Tour Eiffel. c'est grave docteur ?) Je vous épargne le reste du trajet effectué itinéraire google maps en main !

J'arrive à l'hôtel et malgré son air moderne mais cossu, la nuit fut bruyante : mais comment pouvez-vous dormir dans Paris ? Entre le bruit des voitures, celui des camions-poubelles jusqu'à tard le soir et celui des klaxons très tôt le matin ? Et moi qui me plains de la rue qui passe sous les fenêtres de ma chambre.

Lendemain matin, je reprends mes pieds et me déplace jusqu'à France Télévision (à peine 10 minutes). Là, nous nous retrouvons entre jurés qui ne se connaissent pas encore et la discussion débute. Puis Katia Martin, la Grande Organisatrice du raout vient nous chercher. J'ai bien vu dans ce grand hall des gens connus, journalistes pour la plupart (nous frôlerons même en redescendant avant la remise du prix, P. Maneuvre et son compère de Sex Machine). Nous arpentons alors les longs couloirs de cette immense bâtisse pour arriver dans une petite salle (enfin, on tient quand même à 25, sans compter les caméras et preneurs de son !) dans laquelle nous accueillent Olivier Barrot et Laure Adler. Café, viennoiseries, thé, jus de fruit, la télévision publique sait recevoir. Chacun défend son livre et je me retrouve assis entre deux jurés l'un qui défend Rouler de C. Oster et l'autre, Cyr@no de Bessora, tout pile les deux livres que j'ai détestés ! Ça commence bien mal ! Mais bon, je les charrie quand même un peu sur leurs mauvais goûts, j'ai d'ailleurs bien raison, puisque la suite de la journée, pour une fois, donnera raison à mes préférences.

Après, tout se passe bien, la discussion est policée -trop sans doute, mais nous sommes 20 jurés, donc chacun doit partager le temps. Un peu frustré donc par la tenue du débat, mais c'est l'exercice qui veut cela.

Mais après la remise du prix à Delphine de Vigan, nous pouvons laisser enfin nous lâcher ! D'abord, je rencontre, discute avec Sorj Chalandon et la lauréate : assez rapide, mais très chaleureux, l'un comme l'autre.

Et puis, nous pouvons parler et parler et parler de... livres entre nous jurés, mais comme nous parlons beaucoup, comme vous avez pu le deviner, nous sommes bien obligés de nous restaurer -parler donne faim- et de nous abreuver -parler donne soif. Très bien le buffet, les réductions salées et sucrées.

Et puis, la fin de la récréation sonne et il faut retourner vers Montparnasse, pas à pieds cette fois-ci car nous sommes plusieurs, donc je ne fais pas mon intéressant du genre : "je rentrerais bien à Montparnasse à pieds, moi. Allez, que 45 minutes de marche ! Bon d'accord, il pleut un peu, mais les habitants de l'ouest, Bretons du nord ou du sud ne s'arrêtent pas à cela !" Non, non, rien de tel dans ma bouche, je suis en bonne compagnie. Donc, métro, changement pour nous qui allons vers la gare de l'ouest : nous nous retrouvons à deux, prenons un café en attendant nos trains, celui vers Rennes pour ma compagne du jour et celui vers Nantes pour moi.

Très belle journée pleine de belles rencontres avec les auteurs, les jurés, les organisateurs. Tout bien quoi ! Je ne sais plus trop quand on postule pour être juré, mais tentez votre chance, vous serez bien reçus.

Il y a bien une vidéo de cette journée, mais elle n'est pas intéressante puisque je ne suis pas dessus. Mais bon, si vous y tenez : ici.

PS : un autre jury demande des candidatures, celui du Prix l'Express (j'y étais en début d'année)

Envoyer sa candidature (lettre de motivation et une chronique d'un de vos romans préférés de la rentrée littéraire 2011 sur une page A4 maxi) à :

concours@lexpress.fr ou L'Express Service communication, 29, rue de Chateaudun, 75009 Paris

Là aussi les rencontres sont belles, et les débats animés (si vous en êtes, passez mon bonjour à Stéphanie)

A ce propos, pour vous dire à quel point c'était bien, 8 des jurés de cette année se sont regroupés pour tenir un blog communautaire (dont Flora d'attrape-livres et moi) et qui s'intitule fort justement et judicieusement les 8 plumes

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Chinoiseries

Publié le par Yv

chinois zodiaqueC'est bien ma veine ça. Peu tagué en général, me voici rappelé à l'ordre par La bouquineuse elle-même peu encline si j'en crois son billet à ce genre de jeu. Ma modestie dut-elle en prendre un coup, il me semble bien que j'ai été choisi car je dois être le dernier des blogueurs à n'avoir point encore fait son portrait chinois. Car, la subtilité de l'image mise en exergue ne vous aura pas trompé, il s'agit bien de répondre à des questions sur soi à la manière dudit portrait. Je vais tenter l'exercice et vous demande par avance votre indulgence sur mes réponses.

Si j'étais :

- un personnage de fiction : Le Chat de Geluck pour sa sagesse légendaire, et sa mauvaise foi aussi (ça je le rajoute avant que Madame Yv vienne le dire) et puis pour sa propension à commander du Muscadet* à Roger, non que j'en boive beaucoup, mais je suis en plein coeur du vignoble !

- un proverbe : le premier qui me vient à l'esprit : "Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée".

- un arbre : un arbre à cames ce qui au vu de mes dispositions mécaniques peut faire rire, surtout dans mon entourage, je vous le concède, mais je laisse votre imagination faire son travail.

- un parfum : "Un peu d'essence de Guerlain dans les cheveux"

- une rue : la rue de la paix au Monopoly, ou alors une petite rue de Chinon : la rue du pot de chambre (mon côté poétique qui prend le dessus)

- un plat : un moule à tarte ou à gaufres pour les tintinophiles

- une faiblesse : les vertèbres (je suis passé voir l'ostéopathe hier matin)

- une couleur : vert absinthe et non pas verre d'absinthe* (quoique)

- un animal : un tigre ou un chat, un félin à coup sûr : je me verrais bien en mon chat qui passe son temps à chasser les souris, à dormir dans des positions impossibles sur le canapé en plein soleil : ça m'a toujours fait rêver ; je suis sûr que tous les amoureux des chats en rêvent)

- une série télé : aïe, me voilà mal barré, loin d'être spécialiste ou alors toutes celles que je voyais fin des années 80 sur La Cinq (service militaire oblige !) : Shériff fais-moi peur (Ah, Daisy Duke et ses mini shorts !), Amicalement vôtre, Chapeau melon et bottes de cuir, Starsky et Hutch, ... Que des nouveautés. Une petite dernière pour la route, inconnue pour la plupart d'entre vous, sauf pour ceux, oisifs ou appelés du contingent (pléonasme dans mon cas), qui regardaient cette chaîne mythique : Commissaire Shimanski (attention série allemande, mais qui bougeait, et même le commissaire roulait en Citroën CX !) "Cinq you la Cinq !" 

Si parmi vous, quelqu'un(e) n'a pas été encore tagué, qu'il (elle) n'hésite plus et qu'il (elle) prenne ce tag à son actif !

(*à boire avec modération)

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Prix du roman France Télévision 2011

Publié le par Yv

prix-roman.jpg Cette année, France Télévision repart pour son Prix du roman. La sélection est la suivante :

- Bessora, Cyr@no (Belfond)

- Sorj Chalandon, Retour à Killybegs (Grasset)

- Brigitte Giraud, Pas d'inquiétude (Stock)

- Christian Oster, Rouler (L'Olivier)

- Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie (Gallimard)

- Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit (Lattès)

Pourquoi je vous en parle ? Et bien, tout simplement, parce que j'ai la chance d'être sélectionné avec 20 autres lecteurs pour être juré. La lecture se fera jusqu'au 3 novembre (vous aurez la primeur de mes avis sur le blog, bande de veinards !), et ce même jour aura lieu la délibération dans les locaux de France Télévision. Avec un peu de chance, je verrai peut-être Michel Drucker !

Non, j'déconne !

Non, mais on ne sait jamais, si vous regardez la télé sur un grand écran, peut-être vous pourrez voir dans le journal du midi, un petit bout de ma tête : la ratez pas, des fois que je devienne une star, après, vous pourrez dire : "je le connaissais bien avant, au début de son blog, quand il s'la pétait pas encore. Quoique..."

Ah la la, quelle médisance, voyez comme vous êtes, le petit "quoique" final n'est-il pas superflu ? J'me la pête pas du tout ! J'ai su rester humble et discret et je le resterai même si je deviens célèbre et riche. Bon, je claquerai un petit peu mon pognon, quand même. Y'a pas de raison et surtout y'a pas de mal à se faire du bien, comme on dit couramment. Mais je m'emballe, je m'emballe, pourquoi je dis tout ça moi ? Ah oui, pour mon l'éventuelle possibilité probable qu'on voie un carré de 2 millimètres sur trois de mon visage à la télé.

Bon, allez Yv, va prendre ta tisane et va te coucher t'es encore tout énervé et tu vas faire des insomnies !

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Mes statistiques

Publié le par Yv

J'avais fait il y a longtemps un petit article concernant les mots-clefs amenant à mon blog et à l'époque certains m'avaient surpris. Et depuis, presque plus rien ! Ah zut alors, mais pourquoi, je n'ai pas de mots cochons qui dirigent vers mon blog ? Pourtant, j'ai tout fait pour : j'ai chroniqué un roman pornographique (le lien est ici pour les plus vicieux d'entre vous, mais pas de problème, c'est discret, personne n'ira cafter !)

De temps en temps, je consulte donc, mais rien ne m'affole. J'ai bien eu une grosse surprise lorsque le livre Le sang des bistanclaques est devenu subitement l'article le plus demandé et le plus consulté. Renseignement pris, merci Laura, c'est en fait parce que Gérard Collard de la librairie la Griffe Noire en a parlé. Ce fut de courte durée, Le Chat de Geluck a repris sa place de leader (d'où sa représentation pour illustrer mon billet, j'espère que M. Geluck ne m'en tiendra pas rigueur, étant donné que grâce à moi, il vend énormément) ! Le Spinoza encule Hegel, de J-B Pouy fait toujours recette, bien sûr !

Alors, venons-en aux mots-clefs, j'ai bien un petit "tableau femme erotic" ou un "femme erot" (probablement un timide qui n'a pas osé tapé le mot en entier), mais rien d'affriolant. J'ai pas loin une "directrice severe", mais je ne sais si c'est un fantasme ou du vécu douloureux de collégien !

Une requête m'interroge, un énigmatique "sommeil, roger schmitt (t/m)" dont j'avoue ne jamais avoir entendu parler : les méandres googleiens sont parfois abstrus.

La dernière demande qui mène sur mon blog et qui me surprend, cette fois-ci sans vraiment me faire sourire c'est "photo des femmes violées au mali". Sans commentaire si ce n'est que j'imagine la déception du demandeur lorsqu'il est arrivé sur Lyvres !

Sur ce, comme on dit par chez moi, je m'en vais vous laisser consulter vous aussi vos statistiques pour voir si vous attirez les pervers ou les intellos, ou les deux, ou ceux qui sont les deux à la fois.

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