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Almanach 2013 et Drôles de bêtes

Publié le par Yv

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Almanach des Terres de France, Éd. Presses de la cité

Drôles de bêtes, JP Fleury, Éd. Marivole, 2012

Je voudrais vous parler ici de ces deux livres qu'on feuillette au jour le jour. Pour l'un c'est normal, c'est un almanach, dans la pure tradition du genre. Pour l'autre, le format et le genre prêtent plutôt à le poser sur une table et le laisser ouvert pour tous.

L'almanach 2013 des Terres de France, présenté par Alain Baraton. Une page par jour avec éphéméride + un dicton et cinq petites chroniques tour à tour drôles, culturelles ou insolites sur la santé, le bricolage, l'architecture, la beauté, la cuisine, ... Et le petit conseil du jour, comme par exemple celui de mon jour-anniversaire :  "En été comme en hiver, la menthe chasse les vers". Quelques jeux et une page pour le samedi et dimanche réunis sur laquelle est reproduit un extrait d'un livre publié dans la collection Terres de France que vous pouvez, pour certains, retrouver sur le blog écrits par : H. Jaouen, J. Mazeau, P. Pélissier, P. Breuzé, Y. Jacob, O. Bouhier, ...

 

Drôles de bêtes, de JP Fleury. Un ouvrage de belle qualité très illustré qui, au travers d'anecdotes, de croyances et de textes anciens trace le pedigree d'animaux plus ou moins proches de nos maison, de nos jardins et de nos rivières. Le ton est résolument humoristique et instructif. On y trouve des conseils, des petits plus pour savoir garder dans son jardin les insectes utiles. On y croise la coccinelle, qui en berrichon se dit Marivole (le nom de la maison d'édition), le geai, la chauve-souris, la limace, le saumon, le brochet, la fouine, l'âne, le cochon, ... A feuilleter et reprendre sans modération.

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Les pétroleuses se mettent au vert

Publié le par Yv

Les pétroleuses se mettent au vert, Céline Vautard, Ed. One plus one, février 2012

Ce livre est un guide pour les filles -et les garçons aussi, bien entendu, sinon, je ne serais pas là à vous en parler- qui veulent passer "au bio, au green, à l'écologie, au développement durable..." (4ème de couverture) sans avoir l'air idiot les premiers temps.

Ceux qui viennent me voir régulièrement connaissent désormais mes pratiques bio, locales et écologiques. Les autres, ceux qui ne font que passer ici de temps en temps -d'ailleurs, j'aimerais vous voir plus souvent- ou ceux qui viennent mais qui ne lisent pas attentivement -j'ai les noms, comme on dit couramment- vont donc découvrir cette partie de moi qui fait que je consomme bio autant  que faire se peut tant dans les achats alimentaires que dans les produits de soin et nettoyage, que dans les matériaux pour rénover la maison, etc etc.

Ce guide tombe donc à point pour en faire un (point) sur le bien fondé de notre démarche à nous la famille Yv. Il est bien fichu et complet, puisqu'il balaye les aliments bien sûr, mais aussi l'habillement, les ustensiles pour bébé, les produits d'entretien de la maison, les gestes à adopter pour économiser, les cosmétiques et les vacances responsables.

Le tour est donc fait, plein de conseils, d'idées futées, d'adresses, de liens vers des sites Internet. Enfin de quoi passer en mode écolo en un tour de main.

Evidemment, chacun dans ce genre de guide a des chapitres qui lui sont moins utiles, parce qu'il connaît ou pratique déjà ou parce qu'il n'est pas intéressé par le domaine traité, mais grosso modo, ce guide pourra servir à tous pour trouver la bonne idée, le bon site pour réserver ou acheter tel ou tel produit ou pour adopter tel ou tel bon geste.

Le genre de guide qui se glisse dans le sac à main d'une femme pour le lire dans les transports en commun ou qui se garde dans un coin de la maison pour y revenir y piocher une idée ici ou une autre là.

On en parle aussi sur La librairie.com

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La fin de l'âge déterminé

Publié le par Yv

La fin de l'âge déterminé, Michel Colin, Ed. Lectures Multiples, 2011

"Ils veulent la supprimer ! La nouvelle fait bientôt la une des journaux. Beaucoup de Français se mobilisent pour la sauver. Grèves, manifestations, débats, témoignages se succèdent. Rien n’y fait.

Un homme doit la rencontrer au plus tôt. Auparavant, il lui faut liquider toutes celles se trouvant sur sa liste. De nombreux obstacles sont placés sur sa route pour retarder le moment du rendez-vous. De plus en plus étonné, il décide de mener sa propre enquête sur la vie méconnue de la victime. Il va aller de surprise en surprise.

Fait exceptionnel, la victime, condamnée au silence, réussit néanmoins à parler à l’enquêteur et à lui faire des révélations étonnantes. Stupéfié, il doit se rendre à l'évidence. Pour certains sujets, les modes actuels de diffusion de l’information ne sont pas suffisants." (4ème de couverture). Ou les tribulations d'un homme voulant faire valoir ses droits à la retraite.

Après Alex et Mélusine, me voici confronté au départ en retraite. Non pas que nous ayons l'âge idoine, mais le bouquin idéal, oui ! Enfin, idéal pour elles, moi j'avoue n'avoir goûté ni l'humour ni les descriptions des difficultés à obtenir dossiers, informations et paiements. Ce livre est entre le roman et l'essai, c'est d'ailleurs sans doute sa construction ou sa mise en page qui m'ont dérouté. L'auteur ne choisit jamais vraiment son camp : écris-je un roman ou écris-je un essai ? Ce n'est pas aisé de choisir d'ailleurs puisque le sujet abordé se prête plus aisément à l'essai qu'au roman, mais bon, c'est pas moi qui aie choisi de traiter ce thème !

Je me suis perdu dans les textes, les références et les méandres des recherches effectuées par M. Leretraité (ce qui me fait craindre le pire pour la vraie recherche dans quelques années).

De bons passages alternent avec d'autres plus confus ou moins intéressants. J'ai eu parfois l'impression que l'auteur dressait des listes de faits sans vraiment les lier entre eux. Déplaisant et rien de tel pour perdre mon oeil attentif -je me disperse très vite, que voulez-vous, je ne suis pas un bon élève. Et puis, l'âge venant, ma concentration baisse !

Ceci étant, je ne voudrais pas décourager les ceusses d'entre vous qui peuvent être intéressés par ce sujet : les diverses lois prolongeant la durée de travail et repoussant de facto l'âge de départ à la retraite rendent ce petit livre très actuel (encore plus proche depuis quelques temps, depuis le budget de rigueur du gouvernement). Michel Colin l'aborde de manière originale, et d'ailleurs, je suis le seul à n'avoir pas apprécié cette lecture, ce qui prouve, s'il était nécessaire, mon mauvais goût ou alors, mon désir de rester jeune et de ne pas trop penser à mes vieux jours. Le chapitre le plus abscons est celui intitulé  : "Vers la polypersonnarisation d'un polyvalent polyponctionné devenant polyactif" (p.35) et ça me glace le sang, puisque je crains bien être dans ce cas précis !

Je salue le travail, même s'il ne me correspond pas !

PS : je vais quand même garder ce bouquin pas trop loin, des fois que d'ici quelques années, je veuille me plonger dans mon dossier retraite, j'ai comme dans l'idée qu'il pourrait me servir !

Petit éditeur, Les Editions Lectures Multiples entrent dans le cadre du Challenge Les Agents Littéraires !

 

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Les aliments santé et les clés de la nutrition

Publié le par Yv

Les aliments santé et les clés de la nutrition, Valérie Godefroy, Ed. One plus one, 2011

Dans le même genre d'idée que l'article d'hier consacré aux plantes qui guérissent et dans le même partenariat avec les éditions One plus one, je me suis plongé dans la lecture de ce bouquin. Même qualité : mise en page très soignée, très belles photos illustrant les articles, et classement alphabétique selon le nom des aliments, donc très pratique. Mais avant de passer au cas par cas, l'auteure, ingénieur agronome, fait une introduction assez drôle pour ce qui est du chapitre : "10 bonnes raisons d'acheter ce livre" et plus sérieuse et poussée  pour "Les bases de la nutrition". Beaucoup d'évidences pour ceux qui, comme moi sont déjà intéressés par le domaine, mais des rappels ou notions nouvelles pour ceux qui sont assez loin des préoccupations alimentaires. Certains points sont plus poussés, notamment le chapitre consacré aux nutriments. Valérie Godefroy passe en revue les bienfaits des glucides, lipides, protéines, bien sûr, mais aussi les antioxydants, les polyphénols, les probiotiques, les prébiotiques, les stérols végétaux. Pas de panique, les paragraphes sont courts et très compréhensibles et renseignent très bien de ce que sont ces éléments et de ce qu'ils apportent.

Ensuite, chaque page est dédiée à un aliment, avec les "Conseils pratiques de la nutritionniste", un "Le saviez-vous" qui apporte des précisions sur l'origine, ou différents aspects de l'aliment. Très bien fait, encore une fois très pratique et facilement consultable à tout moment.

J'avoue avoir été un peu moins intéressé par ce livre que par celui du Dr Goetz dans la même collection, mais c'est probablement parce que nous composons déjà une famille qui faisons attention à ce que nous mangeons et à la manière dont nous achetons. D'ailleurs, à ce propos, Valérie Godefroy fait quelques lignes sur l'agriculture bio (AB) desquelles il ressort qu'elle n'a pas tant de différence que cela avec l'agriculture conventionnelle (AC), mise à part les "teneurs plus élevées en nitrate que ceux de l'AB (75% de plus en moyenne), mais la toxicité de ces substances a été remise en cause, notamment par l'EPSA (European Food Safety Authority), et la grande majorité des produits de l'AC respectent de toute façon les seuils imposés de nitrates pour éviter toute nocivité" (p.39)

Bon, là évidemment, je ne suis pas d'accord parce que si l'agriculture bio est quand même moins nocive, les aliments sont aussi de meilleure qualité, fondent moins dans la poêle que ceux issus de l'agriculture intensive et surtout les méthodes de production sont saines et ne déversent pas dans nos terres, nos rivières et fleuves et dans l'air quantités industrielles de produits nocifs et dangereux. J’avoue même ne pas comprendre comment, encore de nos jours, on peut continuer cette discussion sauf à être défenseur des multinationales de l’agro-alimentaire (ce que Valérie Godefroy a priori n'est pas même si elle a effectué des missions pour la Fondation Bonduelle chargée de véhiculer de l'information nutritionnelle et de soutenir les travaux de recherche ainsi que les projets en lien avec la nutrition). Mais je ne suis pas un intégriste du bio, je privilégie le local : pourquoi faire voyager des carottes bio de la Sicile (vu sur un étal) alors que le maraîcher d’à côté en a qui n’ont parcouru que les 10 ou 20 kilomètres qui séparent son exploitation du marché ? 

Pour être complet, je me dois d'apporter ici une précision de Valérie Godefroy qui m'a écrit, par mail : "J'ai noté que vous critiquiez mon positionnement par rapport aux produits bio en disant que je prétendais qu'ils n'étaient pas meilleurs que les produits issus de l'agriculture conventionnelle... Or, mon chapitre sur le bio ne fait qu'affirmer que d'UN POINT DE VUE NUTRITIONNEL (et uniquement de ce point de vue), rien ne permet de prouver que les produits bio soient meilleurs pour la santé. Mais je ne nie absolument pas que d'un point de vue éthique, environnemental et même en termes de qualité gustative, ces produits puissent être meilleurs ! En effet, étant moi-même issue d'une école d'ingénieurs agronomes (AgroParisTech), je suis très sensible à tous les aspects environnementaux et je suis bien d'accord avec vous, s'agissant de l'intérêt que représentent les produits bio de ce point de vue !"

Ce petit point étant éclairci, je vais ranger ce livre tout près de celui du Dr Goetz histoire de pouvoir le ressortir et le feuilleter de temps en temps ; dans la rubrique des conseils de la nutritionniste, il y a des idées de préparation culinaires à cuisiner.

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Les plantes qui guérissent

Publié le par Yv

Les plantes qui guérissent, Dr Paul Goetz, Ed. One plus one, 2011

Lorsque Anaïs des éditions One plus one m'a proposé ce partenariat, j'ai hésité un peu, et puis, je me suis dit que comme nous nous intéressions, Madame Yv, les enfants Yv et moi-même (vous avez vu ce culte de la personnalité, tout tourne autour de moi, tel un patriarche de jadis. C'est beau de rêver. Au moins sur mon blog, je peux dire ce que je veux !) ; je disais donc, avant de m'auto-interrompre, que comme nous nous intéressions aux choses de la nature, aux plantes, aux aliments, à notre manière de consommer, ce livre pouvait nous donner des pistes ou des conseils. Et puis, sur la couverture les éditions le petit logo "Ça m'intéresse" est un gage de qualité : une revue que je feuillette régulièrement à la BM avec grand plaisir et beaucoup d'intérêt.

Il est très bien fichu ce livre : très clair, coloré et bien illustré. Bref, agréable à feuilleter et lire. Mise en page soignée, propre, un beau livre quoi !

Simple d'utilisation, puisque chaque maladie ou affection est classé selon l'ordre alphabétique et donc aisément trouvable. Ensuite, sur chaque page, il y a d'abord des "Conseils d'hygiène de vie", très pratiques, comme par exemple pour l'halitose. Et là, je vous vois bien qui vous demandez mais de quoi c'est-y-qui-m-cause ? L'halitose, késako ? Et bien, sous vos yeux ébahis, je m'en vais vous donner la réponse, l'halitose c'est tout simplement la mauvaise haleine ! Et ouais, balèse le Yv (Merci Dr Goetz). Bon, pour l'halitose, il faut donc se moucher souvent et éviter le café !

Pour chaque affection traitée, le Dr Goetz donne aussi les symptômes, ce qui permet de savoir si c'est bien ça qui nous travaille. Et puis, bien sûr, la page ne serait pas complète sans la rubrique "Comment se soigner", qui dresse une liste de plantes à prendre, en huiles essentielles, en tisanes (dans ce cas, le mode préparatoire est indiqué, bien vu) voire en comprimés. Par exemple, si je reviens à notre halitose :

"En cas d'halitose biliaire, prenez la tisane suivante :

- menthe

- romarin

- anis

- gingembre

- basilic.

A parts égales, laissez infuser 10 minutes. Vous pouvez y ajouter du curcuma en extrait fluide ou en teinture." (p.93)

Après ça, vous pourrez peut-être même passer aux choses sérieuses, parce qu'on retrouve le romarin et le gingembre dans le traitement contre la baisse de la libido ! A mon avis, l'halitose soignée est aussi un médicament pour lutter contre la baisse de la libido.

Très intéressant donc ce bouquin, même s'il n'est pas toujours évident de trouver facilement toutes les plantes recommandées en magasin. Mais ce que je trouve très bien en plus, c'est que le Dr Goetz précise que ce qu'il propose va en plus des traitements allopathiques, qu'en aucun cas les plantes soignent seules les grosses pathologies et qu'il est important de consulter son médecin en cas de maladie !

Un bouquin qui va rejoindre les rayons de ma bibliothèque, mais pas trop loin, très accessible pour l'avoir toujours sous la main au cas où.

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Pasteurs nomades de Mongolie

Publié le par Yv

Pasteurs nomades de Mongolie, Linda Gardelle, Ed. Buchet.Chastel écologie, 2010

Linda Gardelle est sociologue, spécialiste de la Mongolie qu'elle fréquente très assidûment depuis 1997. Elle connaît donc parfaitement bien son sujet, et cela se ressent à la lecture de ce livre passionnant. Fascinée par ce pays, elle a décidé, aux alentours de 18 ans d'aller y passer quelques mois. Elle y est retournée ensuite une année complète, chez les nomades dont elle a appris la langue. Moi-même très intéressé par ce pays depuis une lecture ancienne d'un dossier de l'excellente revue Animan, consacré aux chevaux des nomades mongols, je n'ai pu, depuis, que lire et regarder quasiment tout ce que je trouve sur ce pays. Je n'y suis pas encore allé, mais peut-être un jour...

Là, je tiens entre mes mains une bible, un travail complet très détaillé et fourni sur la Mongolie et les pasteurs nomades au sein de ce pays. L'histoire de ce pays est liée au nomadisme, de tout temps, autant en remontant à Gengis Khan, Le Fondateur, qu'à l'époque actuelle ; l'Etat mongol veut créer une sorte "d'identité nationale" autour des nomades, les faire symboles de la nation : "Ainsi, un large éventail de symboles patriotiques s'inscrit aux premières loges des fiertés nationales, dont le mode de vie traditionnel (le pastoralisme nomade), mais aussi la religion (le bouddhisme et le chamanisme), une écriture (le mongolo-ouïgour) et des héros flamboyants tels que Gengis Khan, autant d'éléments devenant le support du sentiment identitaire national, une mythologie propre..." (p.87)

1960, la Mongolie devient un état socialiste officiellement même si l'influence et la domination soviétiques sont beaucoup plus anciennes, et ce jusqu'en 1990, date à laquelle le Pays s'ouvre aux marchés et lâche cette emprise socialiste. On pourrait alors croire que tout ira mieux, mais c'est loin d'être le cas pour les nomades qui ont été beaucoup soutenus par l'Etat socialiste et qui se confrontent directement et brutalement au monde de l'offre et de la demande sans aide étatique. "Le système de protection qui avait cours à la période socialiste fait actuellement douloureusement sentir son absence. A cette époque, les familles les plus vulnérables étaient aidées par des prêts, des allocations et des approvisionnements en nourriture. [...] Aujourd'hui, les familles d'éleveurs pauvres en bétail consomment ou vendent peu à peu leur cheptel pour se nourrir et survivre, ce qui compromet durablement les chances d'augmenter leur patrimoine à transmettre et de pouvoir espérer sortir de la précarité". (p.37) L'adaptation au monde moderne n'est donc pas aisée et se fait dans la douleur, néanmoins, depuis la privatisation du bétail, la population nomade augmente ("28% de la population sont éleveurs en 1989, 50% quelques années plus tard en raison de la reconversion des citadins et villageois au pastoralisme". p.64)

Je pourrais vous en faire des tonnes sur ce bouquin, tellement il est fouillé, fourni et passionnant. Mais, d'un commun accord avec moi-même - je me consulte régulièrement pour savoir si je ne dis pas trop de bêtises-, je décide de m'arrêter là, parce que sinon, je vais être très très long. L'idéal pour moi, serait que je vous aie donné le désir de lire ce livre -très accessible bien que ce soit une étude sociologique poussée- qui est en plus agrémenté de quelques très belles photos qui donnent des envies d'aller rencontrer ces gens si loin de nous par leur mode de vie, mais pas tant que cela, car très soucieux de la modernité et ayant accès aux techniques nouvelles leur permettant de se tenir au courant de l'actualité de la société et du monde.

Merci à Denis Lefebvre des éditions Buchet-Chastel. A noter que Linda Gardelle est également l'auteure d'une autre étude du même genre, mais chez les Touaregs maliens : Pasteurs touaregs du Sahara malien, chez le même éditeur, qui me tente bien aussi.

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Manuel du fumeur de pétards

Publié le par Yv

Manuel du fumeur de pétards, Didier Du Castel, Ed. Tribord, 2005

En six bouffées, Didier du Castel fait le tour de tout ce qu'on a pu dire et de tout ce qui continue à se dire sur le pétard et les fumeurs du-dit pétard.  "Le fumeur de pétards se contente de rire (trop), de parler (beaucoup), de taper le carton (mal), d'assister aux spectacles (pour les oublier ensuite), de faire la fête (sans bouger) ou de contempler (tout et n'importe quoi). Options cumulables." (p.37)

Le livre est drôle, souvent au second degré. Mais sous ses airs marrants, il fait une liste exhaustive des arguments des défenseurs de la fumette et de ceux des détracteurs du shit. Il n'en oublie aucun. On sent qu'il est très partisan, du côté des fumeurs, cela va sans dire !

Parfois, la démonstration est un peu excessive, voire tirée par les cheveux, mais le trait grossi prête plutôt à rire.

"Débats autour d'un pétard :

Ceux qui fument un pétard disent tout et n'importe quoi.

Ceux qui n'en fument pas et qui en parlent disent tout et n'importe quoi." (p.51)

Bon, maintenant laissez-moi vous expliquer pourquoi j'ai cet objet de parent indigne et d'éducateur particulièrement lamentable dans ma bibliothèque, moi, dont la profession consiste justement à m'occuper et à élever les enfants qu'on me confie. Cet été, en vacances, nous sommes allés dans la petite librairie-tartinerie du très joli village médiéval de Sarrant (32) -ça, c'est pour montrer que j'assure quand même un peu côté éducation et culture- qui propose une variété assez incroyable de livres, de tous les styles, pour tous, d'éditeurs très divers. J'y ai acheté, entre autres, un livre précédemment chroniqué, chez le même éditeur : Cours accéléré d'athéisme,  et mon fils (13 ans. Précoce ?) a trouvé que ce Manuel du fumeur de pétards le tentait bien. Comme en général, il ne lit que des livres avec images, je me suis laissé gagné par l'euphorie qu'il pourrait entamer une carrière de lecteur. Bon, il a bien aimé, mais je crois que malgré l'entretien des zygomatiques que ce livre procure, il n'a pas fait naître chez mon rejeton la passion de la lecture. Mais je n'abandonne pas la lutte !

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Cours accéléré d'athéisme

Publié le par Yv

Cours accéléré d'athéisme, Antonio Lopez Campillo et Juan Ignacio Ferreras, Ed.Tribord, 2004

"A Madrid, au printemps 2003, le Gouvernement conservateur de José Maria Aznar, affidé de Rome et très proche de l'Opus Dei, a imposé l'introduction d'un cours de religion catholique dans le cursus scolaire pendant toute la durée des études primaires et secondaires à partir de la rentrée de septembre 2004."  (p.5)

Pour les parents non croyants, les enfants pourront suivre un enseignement alternatif : "l'alternative au cours de religion catholique sera un cours de l'histoire de la religioon catholique !" (p.5)

Un peu remontés par cette entrée en force de la religion au sein de l'école de la République, les deux auteurs, athées convaincus, se lancent alors dans l'écriture de ce cours d'athéisme.

Mi-philosophique, mi-scientifique, ce livre est à la portée de tous. Il a la bonne idée d'être court, pratique et intelligible. Cours en sept leçons dont : "Le croire dans le non-croire", "La morale n'a pas besoin d'être religieuse pour être morale", "L'idée de dieu n'est plus nécessaire", ...

Les auteurs sont très calés sur toutes les religions et ne s'attaquent pas à une en particulier, mais à la religion en général. Ils ne stigmatisent pas les croyants, mais les  mettent en opposition avec les athées : la religion, c'est croire, l'athéisme, c'est raisonner. Ils considèrent les religions en déclin, parce qu'elles ne sont plus nécessaires ; nées des besoins des hommes d'expliquer  la genèse de l'univers (la cosmogonie), la science les pousse vers la désuétude. Cependant, il ne faut pas faire de la science une religion : elle n'est qu'une explication du monde.

Pour eux, les divers intégrismes sont présents et visibles pour tenter de sauver les religions : revenir à des fondamentaux archaïques pour tenter de faire peur, de culpabiliser comme l'ont été nos parents, grands-parents et parfois nous-mêmes (ça dépend de l'âge des lecteurs !)

Les auteurs disent également, ce qui confirme mes convictions, que les valeurs religieuses sont avant tout des valeurs humaines et que point n'est besoin d'être croyant pour vivre en citoyen à l'écoute et au service des autres.

"Ce qui est propre à l'athéisme, c'est sa morale laïque, dans le sens éthymologique du terme : c'est-à-dire qui appartient au peuple, sans castes." (p.6)

Un petit livre intelligent paru chez un éditeur belge, Tribord, à un prix très abordable (4€). J'espère surtout l'avoir bien compris et n'avoir rien déformé des propos des auteurs.

Antonio Lopez Campillo est docteur en physique de la Sorbonne, et Juan Ignocio Ferreras est professeur de philosophie en France, aux Etats-Unis et en Espagne.

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Mouchons nos morveux

Publié le par Yv

Mouchons nos morveux, Jean-Louis Fournier, Ed. JC Lattès, 2001
Livre sous titré : conseils aux parents qui ne veulent plus se laisser marcher sur les pieds. En à peine 200 pages illustrées par Gilles Gay, Jean-Louis Fournier nous donne des conseils pour ne plus se laisser emm..... par ses enfants. Les chapitres vont de : reproduisons-nous avec modération, à : comment abandonner ses enfants. C'est drôle, méchant, politiquement très incorrect. Je retrouve dans ces textes une partie des propos de Desproges envers la jeunesse qu'il n'aimait pas beaucoup -dans ses textes, évidemment ! Un petit moment de lecture pendant lequel on peut se laisser aller à sa méchanceté naturelle. Après deux lectures sur la maladie et la mort, je me devais bien ça ! Que mes enfants me pardonnent !

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