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Recherche pour “le péril vieux”

L'invasion des imbéciles

Publié le par Yv

L'invasion des imbéciles, Tiphaine Rivière, Seuil, 2019....

Yvonne Letigre, 107 ans, s'ennuie dans son lit à la maison de retraite. Elle finit par allumer la télé, l'abondance d'images la plonge dans un monde parallèle dans lequel elle entreprend un vaste chantier en compagnie d'une extra-terrestre : comprendre les mécanismes d'un virus particulièrement actif sur terre, la bêtise.

Tome 1 des aventures d'Yvonne et de 0'*):YU (prononcer Opiou, c'est le nom de l'extra-terrestre, Yvonne le prononce ainsi). C'est souvent drôle, parfois flippant de voir autant de bêtise incarnée, pour ressembler aux autres, pour montrer sa réussite sociale, pour briller en société, par convention, ... Tous les prétextes et excuses sont bons pour dire ou faire des bêtises. Sommes-nous tous des imbéciles ? Sûrement, à des degrés divers, dans certaines circonstances, ... Je suis persuadé qu'on est toujours le con de quelqu'un ; bon certains sont le con de beaucoup, mais c'est une forme de notoriété.

Plus tard, je veux être vieux et con, c'est ce que je ne me lasse pas de répéter à mes enfants, ajoutant que je m'entraîne tous les jours, que j'ai un bon niveau que je compte encore améliorer. Donc, vous l’aurez compris, le tome 2 des aventures d'Yvonne et Opiou, je le réserve ! Des cours en bande dessinée, ça ne se refuse pas.

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Val de Grâce

Publié le par Yv

Val de Grâce, Colombe Schneck, Stock, 2008


Je connais et apprécie Colombe Schneck pour ses émissions télé et radio (J'ai mes sources, sur France Inter). Je savais qu'elle avait écrit un bouquin, et finalement je m'aperçois qu'elle en est à son troisième. Dans Val de Grâce, elle revient sur son enfance dans un appartement, quartier Val de Grâce à Paris. Le déclencheur ? La maladie de sa mère qui l'entraîne vers une mort rapide certaine. Une enfance très libre, des parents aux principes d'éducation particuliers : à vrai dire aucun principe si ce n'est celui d'accéder aux désirs de leurs enfants. Enfants qui ainsi ne réalisent pas le manque d'argent qui se fait jour, la douloureuse histoire familiale (famille juive déportée pendant la guerre). De cet appartement, Colombe Schneck décrit les pièces, les meubles, les objets ; ils ont tous une histoire ou s'ils n'en ont pas a priori, la jeune Colombe les invente (cf. la jolie histoire qu'elle s'invente pour relier tous les tableaux accrochés au mur, qui indépendamment les uns des autres n'ont aucune valeur). Son style accrocheur, phrases courtes, hachées, répétitives donne une âme aux objets : le canapé vieux rose, les rideaux qui tombent presque en lambeaux, les meubles de boulangerie, ... On sent beaucoup de nostalgie pour cette enfance dont tout enfant rêverait,  une certaine culpabilité de n'avoir pas pu accompagner sa maman dans ses derniers moments et beaucoup de fragilité chez cette jeune (adjectif inévitable, nous sommes de la même année !) femme journaliste-écrivaine, auteure d'un livre très sensible.
Voir l'avis de Flora.

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TS

Publié le par Yv

TS, Fabrice Vigne, Ed. L'ampoule, 2004


TS est l'histoire de Luc, adolescent de 15/16 ans, très mal dans sa peau (TS=Tentative de Suicide) qui écrit son histoire à un adulte, M. Bernardini, probablement psychiatre ou psychologue. Luc est passionné par les mots, malgré sa difficulté à communiquer,  et se ballade toujours avec un vieux dictionnaire (édition 1940) dans son sac.
Avant d'entamer ma lecture, je dois avouer que j'avais quelques appréhensions : d'abord, le fait que ce livre soit classé jeunesse (je n'ai rien contre cette littérature, mais ce n'est pas mon rayon habituel), ensuite, l'auteur : suite à mon achat de L'échoppe enténébrée, nous avons échangé deux ou trois mails très sympathiques, et alors le risque que TS ne me plaise pas et que je devrais l'écrire me gênait un peu, et enfin, l'histoire en elle-même qui n'incite pas naturellement à la gaieté. Eh bien, une à une, mes réticences sont tombées. J'ai pris énormément de plaisir à le lire et je suis persuadé qu'il peut convenir à beaucoup d'adultes et d'adolescents. L'histoire est forte, les personnages très attachants et Fabrice Vigne a une écriture très personnelle, un style riche (j'ai cherché un autre terme, mais n'ai rien trouvé de plus adéquat), du vocabulaire, de très belles tournures de phrases, ce qui fait que j'ai lu son livre, d'environ 180 pages, assez lentement pour bien profiter de tous ses mots et du plaisir qu'ils procurent lorsqu'ils sont associés comme il le fait !

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Le jour des corneilles

Publié le par Yv

Le jour des corneilles, Jean-François Beauchemin, Les allusifs, 2004


Les Courge père et fils vivent dans une cabane au fin fond de la forêt, loin de la compagnie des hommes. Le père impose à son fils mille et une brimades (et encore le mot est léger), toutes plus cruelles les unes que les autres.  Voilà pour le résumé sommaire. Que dire de ce roman sinon qu'il est, pour reprendre des termes utilisés par une critique littéraire (en 4ème de couverture), "halluciné, un ovni littéraire". Le style d'abord : écrit dans une espèce de vieux françois (on se croirait presque dans Les Visiteurs), avec des mots et des tournures de phrases étonnantes, déroutants au premier abord, mais on s'y fait aisément, et les 159 pages (à lire quand même avec attention, pour ne rien rater) passent très agréablement. Un exemple au hasard : "Décontenu, me dressant prestement, je le vis faire de même et prendre par la sente, vert d'allure et leste d'enjambée comme s'il n'avait jamais trépassé, offrant blair aux vents et recevant à distance l'odeur du putois" . L'histoire ensuite qui oscille entre horreur et grâce et qui aborde des questions existentielles comme le sens de la vie, l'amour, la mort, ... Bref, c'est un roman très très fort qui, je pense, reste à l'esprit "long de temps" après l'avoir lu !

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La petite Française

Publié le par Yv

La petite Française, Eric Neuhoff, Albin Michel, 1997
Le narrateur, un écrivain tout juste trentenaire, en mal d'inspiration, débute une vie de vieux, en restant chez lui, ne regardant plus que Le mépris de Godard. Survient alors dans sa vie sa jolie voisine, Bébé, âgée d'une vingtaine d'années. Elle est l'inverse de lui. Toujours en mouvements, un peu folle et toujours pleine de vie et d'envies. Ils commencent une histoire d'amour dont on sent dès le début qu'elle se finira mal ou qu'elle finira, tout simplement.
Le roman est à la fois agaçant et plaisant. Agaçant, parce que la petite vie parisienne des gens en vue : journalistes, comédiens, peintres à la mode, ... est très (trop !) présente et vraiment inintéressante. On pourrait avoir parfois l'impression de lire Gala ou Voici. Agaçant aussi, parce qu'on ne sait pas où Neuhoff veut nous emmener. Les tergiversations de l'un ou de l'autre sont répétitives et longuettes.
Plaisant, parce que l'histoire d'amour que le narrateur vit avec Bébé n'est pas banale, qu'elle bouscule le narrateur. On sent aussi qu'elle prendra fin, mais on ne sait pas où et comment, ni pourquoi, ce qui maintient un léger suspense. Plaisant encore, parce que le style de l'auteur est rapide : petites phrases, vocabulaire simple qui donnent du rythme à cette histoire, le rythme que Bébé donne à leur histoire. Un livre pas inoubliable, mais pas désagréable. Prix Interallié 1997.

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La rigole du diable

Publié le par Yv

La rigole du diable, Sylvie Granotier, Albin Michel, 2011

"Catherine, une jeune avocate parisienne, doit assurer dans la Creuse la défense d'une femme soupçonnée d'avoir empoisonné son époux, un riche et vieux paysan. Tout accuse sa cliente. Mais, de manière inattendue, c'est à son propre passé que Catherine se retrouve confrontée, à travers un crime jamais élucidé : celui de sa propre mère dont elle a été, enfant, le témoin innocent." (4ème de couverture)

Quatrième livre du Prix des lecteurs de l'Express. Je finis par croire que je ne suis pas dans une bonne passe de lecture, tant ce que je lis en ce moment me déçoit. Ce livre ne m'attire pas. Je l'ai commencé, mais rien ne m'y retient. Les personnages me paraissent plats, falots, et caricaturaux. Déjà vus. Déjà lus. Même l'intrigue ne relance pas mon intérêt. Mais, ça doit venir de moi. Avant d'ouvrir un livre, quel qu'il soit, j'ai toujours des secondes de plaisir : j'ai envie d'être surpris par l'histoire, par le style, par l'originalité du propos ; j'ai envie de lire du nouveau, si ce n'est dans l'histoire, au moins dans la manière de la raconter ; j'ai envie pourquoi pas d'être choqué -mais là, il faut y aller fort- quitte à ensuite dire que je n'aime absolument pas. Ce qui peut m'arriver de pire, c'est de ne rien ressentir, d'avoir l'impression de lire des mots qui ne me racontent rien ou qui me racontent des choses qu'on m'a déjà dites. Dans ces-moments là, je referme l'ouvrage et le laisse à ceux qui sauront mieux apprécier que moi. C'est donc ce que je fais avec ce livre de Sylvie Granotier. Pas forcément mauvais. Juste pas pour moi.

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Villages

Publié le par Yv

Villages, John Updike, Seuil, 2009 (Ed. Points, 2010)

"Owen Mackenzie est un Américain ordinaire -informaticien à la retraite, marié deux fois, père de quatre enfants. Pourtant sa vie est loin d’être paisible : son passé l’aide à combler le vide absurde creusé par la vieillesse, mais lui pèse aussi. Que reste-t-il ? Les villages dans lesquels il a vécu, les femmes qu’il a rencontrées, épouses et maîtresses, ces amours crus et tendres dont il s’est nourri." (4ème de couverture)

Très tenté par ce livre, je n'ai pu que le laisser tomber après moult auto-motivations pour persévérer. Je ne réussis pas à entrer dedans. Je crois que c'est l'évocation des villages de l'enfance d'Owen, noyée entre la réalité de ce qu'il y a vécu et les rêves qu'il fait plus vieux qui me perturbe. J'ai eu aussi un peu de mal avec tous les flashbacks. Ajoutez un petit manque d'originalité dans le thème traité et voici les seuls reproches que je ferai à ce livre. Je regrette d'autant plus que l'écriture colle avec ce que j'aime : de belles phrases, longues décrivant les rues et les personnages des villages, une seule pouvant inclure plusieurs idées (la traduction est de Michèle Hechter). 

Je ne vais pas trop expliquer ce ratage, c'est juste une non-rencontre entre le livre et le lecteur.  Parfois, je n'aime pas parce que franchement le livre est mauvais, -oui, je sais, il ne faut pas dire : "c'est pas bon !", il faut dire : "je n'aime pas !" ; seulement certains bouquins sont tellement mal écrits qu'il est même charitable de dire qu'ils ne sont que mauvais- mais ici, c'est loin d'être le cas. J'essaierai à nouveau la lecture de ce grand auteur étasunien avec un autre titre.

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Mascarade

Publié le par Yv

Mascarade, Gabriel Chevalier, Le Dilettante, 2010 (1ère édition : Presses Universitaires de France, 1948)

Plus qu'un roman, Mascarade est un recueil de cinq longues nouvelles.

La première, Crapouillot, se passe dans les tranchées pendant la Grande Guerre. Crapouillot est un colonel qui trouve que son unité, bien qu'elle soit au front, ne s'engage pas assez. Il n'aura de cesse de tenter des incursions en territoire ennemi, de faire des prisonniers. Inutile de dire que Crapouillot n'est pas en odeur de sainteté auprès des hommes de troupe. Dans cette nouvelle, Gabriel Chevalier décrit un univers qu'il connait bien puisqu'il a fait la guerre 14/18 ; il fait part des pensées des soldats confrontés aux désirs de victoire et d'avancement personnel de leurs chefs : "Nous, troufions, n'y mettions pas de vanité, absolument aucune. Mais nous étions exactement placés aux endroits où des vanités supérieures se cherchaient et s’assénaient des arguments massues. Nous prenions les berlingots sur le porte-pipe. Les spectaculaires explosions, si plaisantes à observer à la jumelle, nous procuraient la sorte de malaise que peut éprouver un équipage "naviguant toutes voiles dehors avec le sacré vieux typhon qui pousse au cul du rafiot" (expression du sergent Legonnec)" (p.32). Ecrit dans un style oral, assez proche de celui de L-F Céline, c'est un petit roman rapide, qui, par son écriture et non pas par ce qu'il raconte, prête à sourire. 

La seconde, Tante Zoé, brosse le portrait d'une famille dont le père, Gilles Seringal, est fantasque. Toujours gai et entreprenant, il entraîne sa femme et ses enfants dans ses entreprises vouées à l'échec à peine mises en place. Les tantes de sa femme, vieilles, acariâtres, envieuses et argentées ne l'aiment pas du tout et auraient aimé pour leur nièce un mariage plus en vue et plus tranquille, et un mari plus docile envers elles notamment. Tante Zoé déteste particulièrement Gilles Seringal. Lui, espère qu'elle décédera vite, ainsi que les autres, pour hériter et se lancer dans d'autres aventures. Très drôle ce portrait de la vieille fille bigote, bourgeoise et coincée. Ecrit dans une langue beaucoup plus classique que Crapouillot, ce roman dont le narrateur est un fils de Gilles Seringal se déguste jusqu'à la dernière ligne.

La troisième, Le perroquet, et la quatrième, Le sens interdit sont un peu similaires. Chacune raconte l'itinéraire, d'un homme que rien ne prédestinait à devenir un salaud. Le premier, Ernest Mourier tue une vieille femme pour lui voler ses économies. Il se "rachète" et devient un employé, un mari, un père et un citoyen exemplaires, juste avant la seconde guerre mondiale. Le second, J-M Dubois, à la sortie d'un séjour en prison, en 1941, devient un des rois du marché noir et se retrouve pris entre sa femme et sa maîtresse. Chacun d'eux, prendra des positions particulièrement détestables, mais plus par contrainte que par choix. Gabriel Chevalier fait une démonstration que l'on devient parfois autre chose que ce que l'on est vraiment ; que les circonstances influencent nos décisions les plus élémentaires et nos avis. Le parcours de deux salauds ordinaires.

La cinquième, Le trésor, est l'histoire d'un vieil homme, qui au soir de sa vie, esseulé, décide de creuser un trou dans son jardin pour retrouver le trésor qu'il y a enfoui en 1910, soit 38 ans plus tôt. Ce trésor, légué par son père, il l'a enterré pour ne pas le dépenser ; depuis, toutes les décisions qu'il a prises l'ont été sachant qu'il avait sous les pieds de quoi faire face. Aujourd'hui, il veut le déterrer pour pouvoir en faire profiter deux de ses enfants, ceux qu'il préfère et qui ont le plus de difficultés dans leurs vies. C'est, pour "le vieux", le moment de repenser à tout ce qu'a été sa vie : sa femme, ses maîtresses, ses enfants, la guerre (14/18), son entreprise, et puis son détachement de tout cela, brutalement lorsqu'il est entré dans la vieillesse : "Le vieux avait vécu dans la bousculade, incapable de choisir entre ce qui était valable ou pas, se laissant duper par des obligations futiles, des prétendus devoirs et des routines dévorantes. Bon époux, bon père, bon citoyen, bon officier, bon patron, et toute la ritournelle édifiante (avec ce qu'elle suppose d'hypocrisie) qui ferait l'objet du panégyrique sur sa tombe. Il s'était parfois mutilé au nom des ces stupidités." (p.263/264). Remarquablement écrite cette histoire tranche un peu sur les autres par sa profondeur visible, recherchée.

Gabriel Chevalier, surtout connu pour son roman, Clochemerle (paru en 1934) fait un constat amer de la première moitié du vingtième siècle : "Le vieux se rappelait son orgueilleuse allégresse de jeune homme, qui avait le sentiment d'aller vers un avenir merveilleux, dans une grande fierté commune de tous les êtres vivants, d'accord pour ennoblir la condition humaine. Et il avait vu, en trente ans, la stupidité gâcher tout cela. Il avait vu reparaître la cruauté et la barbarie, munies d'instruments de destruction dont elles n'avaient encore jamais disposé dans l'histoire. Il avait vu les catastrophes se succéder, les rêves avorter, les massacres s'étendre à des continents entiers. [...] La civilisation avait levé le masque et montré son vrai visage : le sort des hommes, c'était toujours le chaos et l'épouvante.(p.265)

Je n'avais jusqu'à ce jour rien lu de cet auteur, et je déplore mon inculture, car je viens de découvrir, quarante ans après sa mort (Gabriel Chevalier, 1895-1969) un très grand écrivain -on pourrait aujourd'hui lui reprocher un brin de sexisme, mais en 1948, la société n'était pas la même- qui maniait la langue française de manière admirable : Mascarade en est un bel exemple.

 

dialogues croisés

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Poulets grillés

Publié le par Yv

Poulets grillés, Sophie Hénaff, Livre de poche, 2016 (Albin Michel, 2015)...,

Le jour où la commissaire Anne Capestan est convoquée chez le grand patron de la police suite à une mise à pied de plusieurs mois pour usage un peu prononcé de la gâchette, elle s'attend à tout, sauf à être nommée cheffe d'une brigade. A peine désignée, elle déchante puisque cette brigade qui n'a pas de nom ni d'existence pour les autres services est constituée des éclopés : alcooliques, dépressifs, flemmards, brutes, tous ceux qui encombrent les services du 36. A la tête de quarante personnes potentielles, Anne découvre les lieux attribués, un vieil appartement, meublé avec de vieux restes. Bientôt, trois, quatre collègues arrivent, tous aussi peu motivés les uns que les autres. Il faut dire qu'ils vont devoir traiter les vieilles affaires non classées, inintéressantes. Parmi elles, cependant, l'équipe découvre deux meurtres, l'un vieux de vingt ans, un marin et l'autre de huit ans, une vieille dame.

Une mise en place des personnages, des lieux, des circonstances, des affaires, un peu longue et confuse : j'ai mis beaucoup de temps à repérer qui est qui et de quelle affaire il s'occupe ; de même, j'ai galéré pour suivre les deux intrigues, à chaque fois l'une m'échappe dès que l'on passe à l'autre, et vice-versa, sachant qu'en plus entre les enquêtes on s'intéresse un peu aux raisons de chacun pour atterrir dans cette brigade d'éclopés, lorsque reprend l'enquête, je dois faire un effort pour m'en souvenir, même si Sophie Hénaff en rappelle les grandes lignes de temps en temps. Une entrée en matière un peu dure pour moi qui m'attendais à un récit plus drôle d'après ce que j'avais déjà pu en lire sur les blogs et autres supports. De fait, même si l'ambiance est bon enfant, ce roman n'est pas vraiment drôle. Certes, on sourit beaucoup notamment grâce aux personnages pittoresques, à leurs manies et difficultés à accepter de travailler dans cette brigade et vivre tous ensemble, mais pour le reste, on est dans un polar assez classique avec enquête, renseignements divers, ...

L'équipe est bien sympathique et détonne dans le flot habituel des polars où l'on croise toujours les meilleurs des meilleurs, là c'est l'inverse, on a la lie de la police, les poissards, les cossards, les parieurs, les alcoolos, les tarés, ... Cela fait un bien fou de voir que l'on peut bâtir un roman policier avec des gens comme ça. Sophie Hénaff  nous distrait joyeusement avec sa brigade et son intrigue se tient jusqu'au bout. Il existe un deuxième volume des enquêtes de Anne Capestan, Rester groupés qui ferait une bonne lecture estivale à la suite de celui-ci.

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