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Poussière dans le vent

Publié le par Yv

Poussière dans le vent, Leonardo Padura, Métaillié, 2021 (traduit par René Solis)

"Ils ont vingt ans. Elle arrive de New York, il vient de Cuba, ils s'aiment. Il lui montre une photo de groupe prise en 1990 dans le jardin de sa mère. Intriguée, elle va chercher à en savoir plus sur ces jeunes gens.

Ils étaient huit amis soudés depuis la fin du lycée. Les transformations du monde et leurs conséquences sur la vie à Cuba vont les affecter. Des grandes espérances jusqu'aux pénuries de la "Période spéciale" des années 90, après la chute du bloc soviétique, et à la dispersion dans l'exil à travers le monde. Certains vont disparaître, certains vont rester, certains vont partir." (4ème de couverture)

J'aime beaucoup les livres de Leonardo Padura que je tiens parmi les grands auteurs contemporains, même s'il a tendance à écrire de gros et lourds livres : 630 pages et 800 grammes ! -mais qui, à part moi, est assez dérangé pour peser un livre ? Poussière dans le vent, malgré quelques longueurs et redites est un excellent roman sur l'exil, sur les raisons qui poussent à quitter son pays, ses amis, sa famille, à tout laisser pour tenter de vivre ailleurs. Si l'intrigue se déroule dans les années 90 à Cuba -période particulière puisque l'ex-URSS ne finance plus le pays-, on pourrait aisément la transposer de nos jours dans un autre pays dans lequel la guerre, la pauvreté extrême ou le non-respect des droits de l'homme poussent à partir : "Pour avoir vécu parmi des émigrés, Adela savait que personne ne quitte l'endroit où il est heureux, à moins d'y être forcé -et c'est alors en général qu'il perd le fragile état de bonheur." (p.62). "Un mélange de joie et de tristesse habitait Irving. Mais il se sentait poussé, par dessus-tout, par une détermination plus puissante que le sentiment d'appartenance ou de déracinement, que la famille ou les amis : le désir de vivre sans peur." (p.205) En ces moments où certains veulent nous faire croire que tous les réfugiés sont des délinquants et qu'ils quittent leurs pays sans bonnes raisons, il est utile de citer, de lire et faire lire ce genre de roman.

Avec beaucoup de finesse, d'élégance et d'humanité, Leonardo Padura fait les portraits des huit amis, leurs rapprochements, leurs querelles, leurs différences et surtout leurs liens qui semblent inusables. Tous ont des personnalités différentes, des envies, des désirs propres et de ce roman cubain. Il fait avec ses héros cubains, un roman universel. Il sait installer ses personnages dans des contextes forts, dans des intrigues avec suspense qui tient jusqu'au bout. Il sait aussi parler admirablement de l'amitié, de ce qui lie ces huit Cubains mais aussi de ce qui peut les séparer et de ce qui peut les réunir de nouveau. Un roman choral, de ceux qui installent des personnages difficilement oubliables, sensible sans être larmoyant, d'une justesse et d'une pudeur profondes.

Et tout le roman est mis en musique par Kansas et sa chanson qui en donne le titre : Dust in the wind.

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SkilledFast 3

Publié le par Yv

SkilledFast tome 3, Hachin, Ed. H2T, 2021

Eva et Roman sont sur le piste de Noskill, le tueur en série. Roman n'hésite pas à demander de l'aide à Sam Harlot, le journaliste qui a tenté de révéler les dérives du SkilledFast avant d'être muselé et contraint de se taire. Ses révélations sont fracassantes et remettent  en cause toutes les hypothèses des deux enquêteurs. Ceux-ci se retrouvent par hasard face au tueur qui, obligé d'improviser, kidnappe deux témoins pour protéger sa fuite.

Nous voici donc en plein coeur de l'enquête de cette trilogie habilement et promptement menée. Hachin, le jeune mangaka français sait prendre le meilleur du manga, du polar et du récit d'anticipation pour fournir une série passionnante. L'humanité est en danger, il interroge nos actes et nos comportements face aux nouvelles technologies, notre dépendance au portable à l'Internet..

Un zeste de philosophie -le héros se nomme Kirkegaard-, une réflexion sur l'avenir de l'humanité et sur ses dérives possibles. Tout cela pour faire une trilogie qui m'a agréablement supris et que je me permets de vous conseiller vivement.

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SkilledFast 2

Publié le par Yv

SkilledFast tome 2, Hachin, Ed. H2T, 2021

La commandante de police Eva Steins et le détective Roman Kirkegaard continuent leur traque du tueur en série prénommé Noskill qui, en cette année 2097, lutte de manière violent contre la société SK Corp qui commercialise les SkilledFast, ces implants que quasiment tous les humains utilisent pour augmenter leurs connaissances dans certains domaines et devenir ainsi plus performants.

Kirkegaard, ancienne victime de Noskill vit désormais sans l'implant et doit donc penser par lui-même, tenter de déjouer les plans du tueur. Il en fait une histoire personnelle.

SkilledFast tome 1, m'avait, je dois le dire, bluffé, moi qui ne suis a priori pas connaisseur de manga et je m'étais promis de lire la suite de cette trilogie. Et ce que je peux dire c'est que cette suite ne me déçoit pas. Les codes du genre sont respectés : lecture de droite à gauche, visages en gros plans et expressions quasi caricaturales, action marquée par des perspectives et des traits tirés à l'horizontale... On est toujours dans les mêmes thèmes : recherche d'identité, le libre arbitre, la manière dont chacun se construit de ses rencontres et curiosités : "J'ai conclu que remplacer l'expérience par des Skills tue les humains de l'intérieur. Plus on s'en sert, et plus on délègue la responsabilité de nos actes au SkilledFast. Je crains qu'un jour, nous ne soyons plus que des coquilles à Skills dépourvues de la moindre forme de pensée." Évidemment, tout parallèle facile avec nos existences centrées autour des portables n'est pas fortuite...

Pour ce deuxième tome, après la mise en place du contexte, on entre davantage dans l'enquête et la traque de Noskill. Il n'est pas avare en révélations et surprises, ce qui fait qu'on espère ouvrir le tome suivant rapidement.

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Ria mortelle

Publié le par Yv

Ria mortelle, Jean-Marc Perret, Palémon, 2021

Étel, petite ville tranquille du Morbihan, connue pour sa ria, ses plages et pour abriter le CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage). Nathalie Bramant, trentenaire un peu artiste est mariée à Georges, en fauteuil roulant depuis deux ans suite à un accident de la route. Mais Nathalie a aussi un amant et quelqu'un le sait puisqu'elle est victime d'un maître-chanteur lui demandant 15 000 euros contre son silence.

Étel abrite également une bourgeoisie pas si tranquille que cela, entre les parties fines et la consommation de produits prohibés. Lorsqu'un notable est retrouvé assassiné, c'est le commandant de gendarmerie Colombel qui est chargé de l'enquête.

Deuxième livre de JM Perret que je lis, et, a priori, son premier écrit. La construction est a peu près la même que l'autre Les diaboliques de Saint-Goustan avec une longue première partie qui décrit les us et coutumes des locaux, leurs liens, leurs amitiés et inimitiés, leurs vices et vertus et une seconde partie dans laquelle l'enquêteur intervient. Le tout donne un polar bien dosé, bien construit dans lequel la bourgeoisie locale s'encanaille -si je rapproche d'une de mes lectures précédentes, Les beaux mensonges, vous allez finir par croire que les notables bretons sont des vicelards qui passent leur temps libres à partouzer et se poudrer le nez, mais peut-être ne sont-ce point seulement les Bretons ? Et la gendarmerie enquête avec sérieux et une dose d'humour bienvenue : "On dirait bien que ça partouzait dur dans l'entourage du notaire. Ah ! Les vices de la petite bourgeoisie provinciale ! fit Menotti, jetant un regard réprobateur vers le ciel." (p.121)

J'ai passé un bon moment dans ce Morbihan, avec l'envie de connaître le(s) coupable(s) et leurs mobiles. Un roman policier qui sait retenir ses lecteurs jusqu'au bout sans ajout d'hémoglobine ou de descriptions scabreuses, tout est dans la finesse.

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Qui a tué Cloves ?

Publié le par Yv

Qui a tué Cloves ?, Axel Sénéquier, Hygée, 2021

En 2016, Guillaume Canaud, néphrologue à l'hôpital Necker-enfants malades découvre qu'une molécule (BYL719) en test contre les cancers pourrait servir à traiter une maladie génétique rare, le syndrome de Cloves qui "se caractérise par une prolifération des tissus, des excroissances, des anomalies complexes et des malformations touchant la peau, les vaisseaux sanguins, le squelette ou les organes internes du corps. La maladie s'exprime souvent de manière asymétrique : une partie du corps est atteinte" et engendre des douleurs terribles et une espérance de vie très limitée. 

Les premiers tests sur le premier volontaire sont très prometteurs et la recherche continue, d'autres patients arrivent et testent favorablement cette nouvelle molécule.

Axel Sénéquier, écrivain, est le frère de Guillaume Canaud, issus d'une famille de médecins. Il raconte l'histoire de cette découverte du traitement, les rencontres avec les malades traités et le travail acharné de toute l'équipe de l'hôpital Necker-enfants malades.

Il raconte comment son frère a un jour eu l'intuition que la molécule en question pourrait aider les malades du syndrome de Cloves et l'enchaînement lié aux très bons résultats. Ce sont les patients soignés et Guillaume Canaud qui sont mis en vedette, ce dernier ayant toujours un mot pour tous ses collègues qui font face à un travail gigantesque sans se plaindre. Dans les rencontres avec les patients et leurs parents -car les patients sont pour une grande majorité des enfants-, le but de l'auteur n'est pas de tirer des larmes au lecteur, mais de l'informer de la maladie, des bienfaits du traitement et plus globalement des bouleversements dus à la maladie d'enfants au sein d'une famille, de l'énergie monstre qu'il faut aux parents pour aller aux divers rendez-vous, voir les divers spécialistes qui parfois se contredisent, et l'angoisse de ne pas savoir mettre un nom sur la maladie de leur enfant. Dans son livre, il montre également une grande admiration pour son frère, mais point béate, une admiration normale pour ceux qui font avancer la médecine, mais lui, c'est son frère !

Pas de pathos -ce serait trop facile-, Axel Sénéquier est plus fin que cela même s'il sera difficile de ne pas compatir aux souffrances des uns et des autres et sourire et souffler lorsqu'icelles disparaissent au profit d'une énergie de vie oubliée ou parfois nouvelle pour les malades atteints assez fortement dès la naissance.

Parfois technique, mais mis à la portée d'un non-médecin, le texte se lit aisément et l'on peut entrer dans le monde de la recherche médicale en tant que profane et candide qui comprend quand même un peu. L'on peut aussi comprendre le long et difficile chemin à parcourir pour valider une molécule ou un médicament, le courage qu'il a fallu à Guillaume Canaud pour découvrir que BYL719 pouvait soigner Cloves et pour oser franchir le pas, le travail colossal, l'investissement sans faille. C'est, comme le dit le sous-titre du livre : une "histoire d'une découverte hors norme".

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Par la forêt

Publié le par Yv

Par la forêt, Jean-Christophe Chauzy et Anthony Pastor, Casterman, 2021

Une joggeuse disparaît en forêt. Les flics qui enquêtent, un jeune homme et une jeune femme, ne trouvent rien. Trois ans plus tard, la jeune flicque, toujours hantée par cette disparition aménage en bordure de la forêt, dans l'ancienne maison de la disparue, se balade souvent, croise la mère de la joggeuse, des voisins, témoins à l'époque et un homme qui vit dans la forêt et écoute les oiseaux.

Ce qui m'a surpris dès le début et qui reste tout le long de la lecture ce sont les couleurs choisies. Beaucoup de vert évidemment pour la forêt de jour et du bleu-violet pour la même de nuit, mais aussi beaucoup de orange lorsque la saison s'y prête mais aussi pour les vêtements et des éléments du décor, du jaune, du rose parfois là où l'on ne l'attend pas. Le tout donne un album coloré qui tranche avec le ton plutôt sombre.

Le dessin de JC Chauzy est clair, se focalise sur les visages, les regards et expressions et offre des belles vues de la forêt et d'oiseaux, ce lieu et ses habitants qui ont leur vie propre et peuvent être ressourçants mais aussi angoissants, la nuit par exemple.

Le scénario de A. Pastor, à partir d'un fait malheureusement divers, la disparition en forêt d'une joggeuse, flirte vers l'irrationnel, l'onirisme et c'est là que le dessin et les couleurs sont importants et renforcent le côté hypnotique de l'histoire.

Un très bon et bel album qui parle d'une jeune femme qui se cherche, qui se questionne et tente, à travers la recherche d'une autre jeune femme disparue, à trouver un sens, une direction à sa vie. Il aborde également les thèmes de l'uniformisation des banlieues des villes (Rendez-nous la lumière, chante Dominique A), de la rupture que prônent et vivent certains que nous avons vite fait de nommer des marginaux, d'un retour nécessaire à des valeurs autour de la Nature qu'il va faloir davantage respecter et protéger.

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Pour seul pardon

Publié le par Yv

Pour seul pardon, Thierry Brun, Jigal polar, 2021

"Thomas Asano a trouvé refuge dans une petite ville nichée au pied des Vosges. Ici, la vie y est âpre. Homme à tout faire, il a la réputation d'être travailleur et bon chasseur. Il est surtout décidé à se faire oublier, il a connu Sarajevo et la prison... En liberté conditionnelle, c'est un homme brisé par la culpabilité qui tente de se reconstruire." (4ème de couverture)

Les Vosges et Senones sont un décor sombre, froid et humide pour cette histoire, très présent plutôt en atmosphère, en air ambiant qu'en vraie description.

Thierry Brun bâtit un roman par petites touches, ce qui, au départ peut gêner un peu ou, au contraire, assurer la présence et l'intérêt du lecteur avide de comprendre,  car on ne connaît rien de la vie de Thomas Asano ni des raisons qui l'ont poussé à venir vivre dans la région. Puis à coup de rêves éveillés, de retours du héros sur les lieux de ses méfaits, de pensées pour la compagne qui l'a quitté, des circonstances de leur rencontre et de leur séparation, bref par touches disséminées ça et là, l'histoire se reconstruit.

L'ambiance atmosphérique, la météo dirais-je, est ouateuse, humide et sombre, les hommes du coin sont de la même teinte, des taiseux, des durs au boulot avec des relations viriles, l'écriture de Thierry Brun fait ressortir cela très bien, en simplicité, sans effets de style si ce n'est de coller au genre polar.  Bref, du bon, du noir, du polar !

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Le courage des rêveuses

Publié le par Yv

Le courage des rêveuses, Jacqueline Merville, Des femmes Antoinette Fouque, 2021

Une femme marche. Elle vient de s'échapper d'un camp dans lequel elle était enfermée depuis cinq ans, suite à une contamination après une catastrophe dite naturelle. Elle marche, ne rencontre que peu de gens. Sa mémoire l'a abandonnée au soir de son enfermement et elle lui revient peu à peu, par bribes, mais sont-ce vraiment des souvenirs ?

Il semble que les livres d'après la catastrophe écologique fleurissent depuis quelques années. Après, entre autres, Soleil de cendres d'Astrid Monet, Tempête Yonna de Cyril Herry ou encore Après nous le déluge de Yvan Robin, un autre, ce court roman de Jacqueline Merville. Heureusement, je ne suis pas réticent au genre, car il permet de se poser pas mal de questions sur notre avenir, sur les solutions pour amenuiser les conséquences de nos actes... et puis, en prime, ces romans cités sont excellents. Celui de Jacqueline Merville est un peu à part, plus introspectif, plus court ans doute également verse-t'il davantage vers la poésie. Il fait référence à la Shoah, au tsunami de 2004, à la pandémie actuelle, mais parle aussi des conséquences de nos agissements : "Beaucoup devraient mourir sous les bombes, au travail ou par manque de boulot ou empoisonnés à petit feu par l'air, la nourriture, des virus, par l'eau. C'était pénible, c'était mondial. Une expiation. Un état de péché de l'espèce humaine." (p.17)

Tout cela est subtilement amené par les interrogations de cette femme qui marche, comme dans un rêve, qui se souvient d'avant mais aussi du camp, qui tente de rassembler ses bouts de mémoire. Bien écrit, un peu poétique, onirique, c'est un texte qui coule doucement en nous.

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RIP. Albert. Prière de rendre l'âme sœur

Publié le par Yv

RIP. Albert. Prière de rendre l'âme sœur, Gaet's et Monier, Petit à petit, 2021

Albert c'est le petit jeune de l'équipe chargée de nettoyer les lieux d'habitation des personnes décédées. L'avorton, le gringalet, celui qui ne fait peur à personne et pire que ses collègues ne voient qu'à peine, sauf lorsqu'il les gêne. Albert supporte facilement son environnement de travail pourtant particulièrement glauque : des pièces dans lesquelles la mort et parfois des cadavres en état de décomposition avancée rôdent. Jamais un haut-le-cœur, jamais un mot plus haut que l'autre, il sait se faire petit et efficace. Albert porte en lui un secret terrible, de ceux qui obligent à une vigilance de chaque instant.

Tome 4 de la série RIP après Derrick, Maurice et Ahmed. Et toujours le même état d'esprit pour moi, je suis enthousiaste et classe cet opus dans mes coups de cœur, comme les précédents. Je rappelle pour les éventuels ceusses qui ne me liraient pas -il paraîtrait que ça existe, je n'en ai pas rencontré mais je veux bien le croire- que cette série s'intéresse au fil de ses tomes -6 en tout- à chaque membre de l'équipe de nettoyeurs, chacun racontant son entrée et son travail au sein de ce groupe et les événements auxquels il participe ou dont il est témoin. Ce qui fait que chaque dit-évenement est revu dans chaque tome et donne au lecteur un éclairage nouveau, une autre vérité. J'adore l'idée. Et lorsqu'elle est associée à d'autres excellentes idées cela donne de très bons albums. Les chapitres sont séparés d'une page noire avec des citations, et là, à ma très grande joie, de l'une d'une des chansons de Dominique A que je préfère : Il ne faut pas souhaiter la mort des gens -ci-dessous en cadeau- et une autre d'une chanson d'Alain Bashung écrite par ce même Dominique A : Immortels.

Qui connaît la série ne sera point déçu par le scénario ni les dessins ni les couleurs qui en sont les marques de fabrique et les repères. Avec une originalité en sus cette fois-ci, la personnalité hors-norme d'Albert qu'on croyait petit et effacé et qui révèle pas mal de surprises. Je ne peux que conseiller très fortement cette bande dessinée -la série entière cela va sans dire, mais je le dis quand même. Série débuté en 2018 qui devrait donc se conclure en 2023, j'ai à la fois hâte d'en connaître l'entièreté et l'envie de prolonger l'attente...

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