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Le Chinois

Publié le par Yv

Le Chinois, Henning Mankell, Seuil, 2011 (traduit par Rémi Cassaigne)

Dix-neuf personnes sont assassinées à l'arme blanche dans un village très reculé de Suède. Aucun indice, seul un étrange bout de ruban rouge. Pourquoi tuer ces dix-neuf personnes dont un enfant et laisser les trois autres habitants du village en vie ?

Birgitta Roslin, juge dans le sud du pays et vaguement parente avec des victimes décide de mener sa propre enquête qui la mène jusqu'à Pékin sur la trace des héritiers des émigrés du siècle dernier.

Birgitta fut, dans sa jeunesse, avec l'une de ses amies avec la quelle elle se rendra à Pékin, une maoïste pas forcément convaincue, mais active et militante. C'est une des parties du roman qui évoque les idéaux de jeunesse parfois gardés en vieillissant, parfois mis de côté et d'autres fois carrément piétinés. Birgitta est de celles qui les ont un peu oubliés en construisant sa vie, mais qui, en tant que juge continue à faire preuve d'une grande humanité et ne tourne pas trop le dos à sa jeunesse. Henning Mankell la décrit comme une femme qui approche la soixantaine, ses enfants sont partis, son mari s'éloigne lui aussi depuis quelque temps, Birgitta s'interroge. Cette enquête sera pour elle également un moyen de se recentrer, de savoir qui elle est et ce qu'elle veut.

Henning Mankell, bien documenté raconte l’histoire des émigrés chinois à la fin du 19ème siècle, qui partent dans des conditions effroyables vers l'Amérique. La vie en Chine est dure, les paysans sont très pauvres et ils espèrent en une vie meilleure, mais la traversée en bateau est terrible et il faut ensuite travailler durement, sous les coups des contremaîtres.  Puis l'auteur raconte aussi la Chine des années Mao, difficile elle aussi pour les plus pauvres et la Chine actuelle, en pleine expansion, prête à tout pour devenir la plus grande puissance internationale. L'auteur en fait beaucoup, se répète, et ces passages sont longs, très longs. Son roman de presque 600 pages (en version poche) aurait pu être condensé très nettement. Je n'ai pas l'habitude de dire cela des livres d'Henning Mankell, mais franchement, parfois, j'ai sauté des pages, sauts qui n'ont pas freiné ma compréhension de l'histoire ni des personnages.

Pas le meilleur polar d'Henning Mankell, mais y a t'il meilleur polar de l'auteur que ceux avec Kurt Wallander, absent ici ?

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Goán tau chez moi

Publié le par Yv

Goán tau chez moi, Li-Chin Lin, Ça et là, 2021

Li-Chin lin, née à Taïwan au début des années 70 arrive en France pour faire des études artistiques en 1999. Elle y reste malgré l'accueil pas toujours au top, les personnes qui se moquent de son accent, qui ne connaissent pas les différents pays d'Asie et se contentent de véhiculer les stéréotypes xénophobes liés aux Asiatiques.

Les relations avec sa famille et son pays ne sont pas non plus de tout repos, et comme beaucoup d'exilés, elle est écartelée entre cette double appartenance.

La couverture est extraite de l'album et est accompagnée de ces phrases que j'ai retenues, si simples et tellement vraies et qui répondent à la question : "Ton pays te manque, non ? Je me suis construit une vie ici, en France, pendant vingt ans. Presque la moitié de ma petite existence. Pourquoi personne ne me demande jamais si la France me manquerait si je la quittais ?" (p.26)

Le Français moyen, fier de ce qu'il est et peu curieux ne fait pas la distinction entre les habitants des différents continents : les noirs sont des Africains, les Asiatiques sont tous Chinois... Il lui est alors aisé de véhiculer les clichés dignes d'un OSS 117 en pleine forme dans un ascenseur. Et après, il permet à 90 députés d'extrême droite d'entrer à l'Assemblée nationale... mais je digresse.

Toujours est-il qu'il n'est pas facile d'être étranger en France, chaque jour, une petite blague, une remarque vient vous faire comprendre que vous n’êtes pas d'ici. C'est cela que vit Li-Chin Lin et qu'elle montre fort bien dans son roman graphique. Elle évoque également sa difficile relation avec sa famille restée à Taïwan, et le grand écart permanent entre son éducation taïwanaise et les habitudes françaises. Lorsqu'elle retourne voir ses parents, elle ne se sent plus totalement chez elle.

L'ouvrage est en noir et blanc, un dessin très libre, qui se joue des cases et du réalisme lorsqu'il en a besoin. Il faut s'habituer au style, une sorte de crayonné -je ne suis pas certain que ça soit le terme exact, mais c'est à cela que ça me fait penser-, et une fois le pli pris, on avance, revient en arrière et on se plaît dans ce récit plus dense qu'il n'y paraît de prime abord.

La troisième partie du livre est consacrée au combat de l'auteure contre un bar aux très grandes nuisances sonores en-dessous de son appartement. La complaisance de la police et de la mairie, la mauvaise foi du gérant ramènent encore une fois Li-Chin Li à son statut de non-originaire de la ville. La xénophobie se combat quotidiennement, c'est long, fatigant, ça mine le moral et la bonne humeur.

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Le grand voyage d'Alice

Publié le par Yv

Le grand voyage d'Alice, Gaspard Talmasse, La boîte à bulles, 2021

Avril 1994, au Rwanda, le lendemain de la mort des présidents rwandais et burundais dans un avion abattu par un missile, un grand massacre débute dans le pays. 800 000 morts, principalement des Tutsis, tués par les Hutus.

Le 4 juillet 1994, le Front Patriotique Rwandais de Paul Kagame (des Tutsis) met fin au génocide en prenant Kigali, la capitale, ce qui provoque la fuite d'un million de Hutus vers la république Démocratique du Congo alors nommée le Zaïre. Parmi eux, des génocidaires, mais surtout des femmes et des enfants. Alice, cinq ans, fait partie des fuyards. Elle traversera le Zaïre d'est en ouest, plusieurs milliers de kilomètres à pieds.

Sans doute le résumé est-il trop succinct pour dire ce que fut le génocide rwandais. Les implications des uns et des autres furent moins claires que ce qu'il laisse penser, mais mon but est de replacer la fuite d'Alice dans le contexte et pas de faire une étude sur le massacre de 1994. Mais de quoi Alice et sa famille serait-elles coupables ? Ses parents exploitaient des terres avant qu'ils soient contraints de fuir.

L'album se concentre sur Alice et sa petite sœur qui va longtemps l'accompagner. Elles traversent des zones dangereuses, des forêts inhospitalières, avec beaucoup d'autres réfugiés, puis seules, ont la chance de rencontrer des gens qui les hébergent, les nourrissent, les soignent, mais pas toujours. Il y a aussi les camps des ONG.

Gaspard Talmasse réussit à transmettre la peur des petites filles, la solitude, la force incroyable qui les anime. Son ouvrage écrit et dessiné d'après les souvenirs d'Alice est donc une histoire -malheureusement- vécue qui peut s'élargir à tous les réfugiés actuels qui arrivent en Europe. Les conditions dans lesquelles ils arrivent et ce qu'ils ont traversé pour y parvenir prouvent s'il en était besoin qu'ils risquent leur vie pour échapper au pire. Et les pays européens, la France en particulier, de mégoter à leur offrir un statut digne.

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L'affaire clitoris

Publié le par Yv

L'affaire clitoris, Douna Loup, Justine Saint-Lô, Marabulles, 2021

C'est en rencontrant Anna, un été à la cueillette des pommes, que Pulchérie apprend que le clitoris est :

- un organe

- il mesure 10 cm

- il n'a jamais été représenté correctement dans manuels scolaires avant 2017

C'est le début d'une enquête que va mener Pulchérie. Elle veut savoir ce que son entourage et plus largement, les Français et les Françaises connaissent de cet organe.

Bon, j'avoue, je n'y serais sans doute pas allé spontanément, mais ma grande fille m'a dit qu'elle voulait le lire, alors j'ai accepté l'offre d'envoi de Lecteurs.com (merci Nicolas). Et bien m'en a pris, car j'ai appris plein de choses et les auteures ne se limitent pas à décrire le clitoris, mais font un historique des études sur l'organe depuis l'Antiquité. Elle parlent aussi de la place de la femme dans la société, puisque celles qui pratiquaient l'onanisme étaient qualifiées d'hystériques, le mot facile pour que les hommes puissent les écarter et continuer à les dominer. Elles évoquent la sexualité, le féminisme à travers icelle et son organe principal. C'est intéressant de voir comment les hommes construisent la société dominante, patriarcale avec tous les arguments foireux possibles comme celui du sexe féminin, creux, qui attend forcément le sexe masculin fièrement dressé et qui ne peut que se soumettre devant une telle érection.

Même s'il va au plus direct, le texte n'est pas cru, les dessins sont très colorés, oniriques parfois, poétiques ; la couverture donne le ton général. Bel album, je ne regrette pas ma demande. Merci ma fille !

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Palais Bourbon

Publié le par Yv

Palais Bourbon. Les coulisses de l'Assemblée nationale, Kokopello, Dargaud/Seuil, 2021

"Lorsqu'un jeune dessinateur aux multiples talents décide d'infiltrer l'Assemblée nationale et d'y passer ses jours et ses nuits, c'est tout un monde qu'il découvre... Durant deux années, Kokopello a inlassablement observé la vie quotidienne du Palais-Bourbon, mais aussi celle de députés eux-mêmes au cœur de l'hémicycle ou sur leurs terres d'élection... L'affaire Benalla, la crise des Gilets jaunes, la venue de Greta Thunberg, rien n'a échappé à sa sagacité." (4ème de couverture)

Cette bande dessinée a été réalisée avant les dernières élections législatives, celles de 2022 ; quelques députés n'ont pas été réélus, d'autres sont nouveaux -putain, 90 députés d'extrême droite, si un jour on m'avait dit... j'en frémis régulièrement.

Voilà un album très bon, à la fois instructif, à la portée de tous et qui, tout en parlant de choses sérieuses, sait faire preuve d'humour. Et l'on se rend mieux compte qu'un député n'a pas un travail de tout repos et que s'il n'est pas à l'Assemblée, c'est sans doute qu'il est en Commission -présence obligatoire- ou sur sa circonscription pour rencontrer les élus de terrain et les habitants. Kokopello est loin du tous pourris et je lui en sais gré, ç'aurait été trop facile et inintéressant.

J'aime beaucoup le ton, le dessin vif et coloré qui nous fait rencontrer Jean Lassale, François Ruffin, Clémentine Autain, Cédric Villani pour les plus connus.

En sortant de la BD, ceux qui connaissent un peu en sauront davantage et ceux qui n'y connaissent rien auront appris plein de choses. Et point besoin de s'intéresser à la politique avant de l'ouvrir, peut-être même les plus sceptiques s'y intéresseront après la lecture.

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Les Demeurées

Publié le par Yv

Les Demeurées, Jeanne Benameur, Folio, 2021 (Denoël, 2000)

La Varienne et Luce, sa fille vivent à l'écart. Soudées comme rarement. La Varienne c'est l'idiote du village. Luce est elle aussi à l'écart des autres enfants. Solange, l'institutrice s'attache à la petite fille et veut qu'elle apprenne. C'est sa mission, éduquer, instruire tous les enfants, le savoir est obligatoire. Mais le bloc Luce-La Varienne résistera-t-il à l'apprentissage de la petite fille ? Et les autres villageois ont-ils envie que la fille de l'idiote sache ?

Très court texte de Jeanne Benameur empreint d'une poésie, d'une grande pudeur et qui va au plus profond des personnages sans en rajouter dans le pathos, le mélo.

Elle est très belle cette histoire de femmes, de l'amour inconditionnel et réciproque mère-fille, de la volonté de Solange d'instruire tous les enfants, même les moins favorisés. Elle est belle parce que même sans dévoiler, même si le pari de Solange n'est pas gagné et se heurte à de fortes réticences, la graine semée est là, bien enfouie. Pour travailler avec des enfants au parcours difficile, je suis persuadé de cela, qu'un éducateur, un instituteur, un assistant familial qui y croit, apporte un petit quelque chose qui servira à l'enfant plus tard.

"Des mots charriés dans les veines. Les sons se hissent, trébuchent, tombent derrière la lèvre.

Abrutie.

Les eaux usées glissent du seau, éclaboussent. La conscience est pauvre.

La main s'essuie au tablier de toile grossière.

Abrutie.

Les mots n'ont pas lieu d'être. Ils sont" (p.11)

C'est le début du texte, qui continue comme cela jusqu'au bout, sec, poétique, dur. J'aime beaucoup, il est concis, dense.

Merci à Anne -qui se reconnaîtra- pour le prêt.

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Une nuit si belle

Publié le par Yv

Une nuit si belle, Lénaïk Gouedard, Ouest France, 2022

Rennes, 2030, la lieutenante Priyanka Tangore du SRPJ, assistée du major Aubert et de Pierre-Henry Levasseur dirige l'enquête sur la mort mystérieuse d'un poète en résidence d'écriture.

L'assassinat ne fait bientôt plus de doute mais il n'est pas aisé pour les enquêteurs de faire le contour de la personnalité de la victime ni de son retour dans la ville et encore moins de ses amis avec lesquels, quelques années plus tôt, il avait un collectif qui organisait des raves parties. Enquêter sur eux remet à la surface un drame survenu dans un château abandonné, lors d'une rave.

Quelle heureuse surprise de retrouver Priyanka Tangore et ses collègues, après la belle découverte dans Baby box. Cette fois-ci, la voici dans un panier de crabes, chacun des ex-amis se renvoie la balle en ne disant que le moins possible. Tous sont auditionnés et chaque témoignage ne fait que renforcer le flou dans cette histoire. Il faudra toute l'opiniâtreté, l'intelligence et les déductions voire les illuminations des flics pour y voir clair.

Très bien mené, avec des héros sympathiques : Priyanka Tangore amoureuse, mais toujours sur la réserve et très impliquée dans son travail ; le major Aubert très discret sur sa vie de famille et Pierre-Henry Levasseur heureux tonton d'une petite Barbara à laquelle il s'attache beaucoup et toujours accro aux sucreries. Plus tous ceux qui gravitent autour du trio. Lenaïk Gouedard écrit un roman policier qui prend son temps, dense, dans lequel il est préférable de rester concentrer pour ne rien rater. De ce fait, la lecture n'est pas très rapide contrairement à d'autres polars très rythmés où l'action prime et où l'on peut se permettre d'aller vite sans craindre d'être perdu.

"En ce lundi 9 décembre 2030, la lieutenante Tangore vérifie pour la troisième fois les actes d'enquête concernant l'incendie criminel de la rue Dupont-des-Loges avant de les transmettre au juge d'instruction. Ce travail fastidieux, sans cesse interrompu par des appels téléphoniques, l'amène au bord de l'implosion quand elle voit un nouveau contretemps se profiler. Son supérieur vient d'attirer son attention en toquant à la paroi vitrée de son cagibi soigneusement fermé pour décourager les emmerdeurs." (p.5)

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Enfers

Publié le par Yv

Enfers, Ismaël Lemonnier, Hugo thriller, 2022

Clément Charrier, jeune lieutenant de police vient d'être muté à la brigade criminelle de Paris. Doté d'un QI exceptionnel, d'une mémoire quasi infaillible et d'un physique chétif, il va faire équipe avec le capitaine Lothar Kessel, tête brûlée sous le coup d'une enquête interne pour méthode musclée, un colosse davantage habitué à une confrontation physique qu'à une approche psychologique. A peine ont-ils fait connaissance qu'ils sont envoyés sur les lieux d'un crime, au cœur des catacombes : un homme décapité, une tête de taureau vissée en lieu et place de sa propre tête. Puis, très vite, un autre meurtre qui semble s'inscrire dans une lecture particulière de la Divine Comédie de Dante Alighieri.

Vous voulez du thriller qui file frousse et parfois nausée, voilà, vous avez ce qu'il faut avec ce livre. Mais, parce que mais il y a, la nausée reste virtuelle, car Ismaël Lemonnier a le bon goût de ne point trop insister sur des détails scabreux, sur des descriptions qui pourraient vite devenir insupportables ; il reste assez sobre et clinique dans les exposés des scènes de crime. Ouf !

Non amateur du genre qui fait peur, j'avoue avoir été bluffé et totalement pris par l'intrigue. Certes, il y aurait sûrement à dire sur les stéréotypes voire les caricatures des flics : le chétif-intello et le brutal-bas-de-plafond qui ne peuvent s'encadrer et se révèlent au cours de l'enquête différents de ce qu'ils montrent de prime abord. Je pourrais également jouer les supers-lecteurs-de-polars et dire que j'avais trouvé -et n'en démordais pas- le coupable bien avant les policiers. Mais, totalement entraîné par le rythme, le contexte, j'ai avancé rapidement, tellement que je ne pouvais pas lâcher le livre. Pour une fois que je ne râle pas sur les presque 400 pages !

C'est noir, très noir, il n'y a -presque- plus d'espoir comme disait un chanteur de variété mort. Et l'on visite les sous-sols parisiens et la Divine Comédie de Dante, sauf pour ceux qui l'auraient déjà lue, contrairement à moi. Quelques touches d'humour -assez rares- bienvenues cependant, et d'humanité qui permettent de garder espoir dans les ténèbres, et peut-être l'espoir de retrouver le duo de flics si mal assorti.

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L'instant précis où Monet entre dans l'atelier

Publié le par Yv

L'instant précis où Monet entre dans l'atelier, Jean-Philippe Toussaint, Minuit, 2022

"Je suis si pris par mon satané travail qu'aussitôt levé, je file dans mon grand atelier." Monet

C'est par cette phrase en exergue que débute ce très court livre, puis par ces mots de JP Toussaint dont les tout premiers se répéteront : "Je veux saisir Monet là, à cet instant précis où il pousse la porte de l'atelier dans le jour naissant encore gris." (p.9)

Et l'auteur raconte comment le peintre s'attelle à la tâche des Nymphéas, sa dernière œuvre qu'il ne jugera jamais achevée : "Monet met toute son énergie, non pas à terminer les Nymphéas, mais à poursuivre leur inachèvement, à le polir, à le parfaire." (p.20)

JP Toussaint parle de la création artistique, de l'âge qui avance et des œuvres qui survivent à son auteur et qui inoubliables, tellement célèbres, surpassent leur auteur dont on ne retient que le nom, parfois associé au prénom. Sur ces vingt pages, il brosse les dix dernières années de la vie du peintre, uniquement lorsqu'il entre dans son atelier, absorbé par ses toiles, les rituels inchangés malgré l'âge, la maladie.

C'est très beau, très fin, JP Toussaint est parvenu à une épure rare. Malgré tout cela, ce n'est pas le texte de l'auteur que je préfère, il ne me convainc pas totalement, sans doute trop court -un comble pour moi qui n'aime pas les gros livres-, la sensation qu'il reste un peu en surface ; je n'ai pas eu ce moment où je sens que je suis dans un texte qui me touche vraiment, comme c'est souvent le cas avec les autres livres de l'auteur. Mais reste que vingt pages de JP Toussaint sont toujours préférables à 400 pages de certains autres, dont évidemment, je tais les noms pour ne pas faire de peine à ceux qui, inévitablement referont parler d'eux en septembre...

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