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Un amour de statue

Publié le par Yv

Un amour de statue, Valérie Lys, Palémon, 2019...,

Éva Myla, célèbre cantatrice est assassinée aux Thermes marins de Perros-Guirrec. Le commissaire Velcro qui vient officiellement de prendre ses fonctions au sein de la PJ de Rennes est nommé sur l'enquête. A peine le temps de s'installer au 28ème étage de la tour des Horizons qu'il doit donc partir sur la côte de granit rose. Sa collègue Déborah est elle aussi envoyée dans le coin pour enquêter sur des dégradations sur le site de la Vallée des Saints. Et ça tombe bien, car Velcro et Déborah aiment bien travailler ensemble, si en plus leurs deux histoires pouvaient se croiser...

Bath ce polar et ce duo d'enquêteurs. Le ton est plutôt léger et Valérie Lys nous promène et nous apprend plein de trucs sur les endroits que ses héros traversent : les carrières de granit de Perros- Guirrec, doit-on écrire granit ou granite ?, les noms des célébrités qui ont séjourné à Rennes ou alentours : Louis-Ferdinand Céline, Igor Stravinsky, Milan Kundera entre autres. C'est bien documenté, bien amené et ça sert l'énigme principale du roman qui tourne beaucoup autour de la culture : musique et littérature. Valérie Lys a la bonne idée d'agrémenter son texte d'anecdotes avérées ou inventées et de ne pas ramener sa science de manière pédante. Son polar est grand public et c'est donc avec plaisir et décontraction que l'on apprend.

Pour le reste, l'énigme n'est pas ébouriffante mais elle tient néanmoins jusqu'au bout. Certes, un lecteur affûté peut subodorer des liens entre les personnages et donc des bouts de compréhension de l'énigme, mais il ne perdra pas pour autant l'envie de connaître les réponses détaillées et de savoir comment le duo d'enquêteurs fera pour assembler toutes les pièces. Velcro et Déborah sont bien sympathiques, leur complicité -pour ne pas dire plus, car Velcro est marié- est bien rendue et apporte de la fraîcheur et de la légèreté à l'ensemble. 

Numéro 7 de la série de Valérie Lys consacrée au commissaire Velcro que je découvre.

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Ça coince ! (46)

Publié le par Yv

Les pépètes du cacatoès, Elisabeth Segard, City, 2019.

A la mort d'Adalbert de Sainte-Sévère, le patriarche de cette famille ultra riche des Hauts-de-France, les héritiers sont surpris de l'ultime facétie de leur aïeul : sa fortune revient au cacatoès rose. Les trois petits enfants doivent monter une entreprise s'ils veulent profiter de l'héritage, mais aucun n'est habitué à travailler. 

Roman qui se veut drôle et qui l'est sans doute, mais l'humour n'est pas toujours aisé à partager. Sans doute ce qui fait rire l'auteure n'est pas ce qui me fait rire. Et puis, rien de très original dans ce roman qui pourrait plaire pour une lecture -très- détente. Je ne sais même pas comment ce livre s'est retrouvé chez moi...

La meute, Sarah Koskievic, Plon, 2019.,

Six femmes : Olivia, Romane, Elly, Isadora, Louise et Rosalie. Elles sont amies avec les hauts et les bas que cette amitié engendre. Très différentes, elles se jugent, se critiquent, s'acceptent, s'aiment. Elles forment La Meute.

La meute est moderne, rock, il décoiffe mais je suis resté en dehors, je n'ai eu ni sympathie ni antipathie pour ces femmes. Bon, ça arrive, tant pis. Plus qu'un échec, c'est un roman qui ne m'est pas destiné, mais il trouvera des lecteurs moins ronchons que moi. Rien à voir avec le fait qu'il n'y soit question que de femmes, juste, ce roman ne m'a pas intéressé.

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Le cartographe des Indes boréales

Publié le par Yv

Le cartographe des Indes boréales, Olivier Truc, Métailié, 2019....,

1628, Izko Detcheverry, fils de Alaia et de Paskoal chasseur de baleine est né et vit à Saint-Jean de Luz. Comme tous les jeunes Basques, il rêve d'embrasser le métier de son père. Mais son destin sera différent. Il est d'abord témoin, à Stockholm du naufrage d'un navire et d'une scène étrange : une femme en réchappe, met au monde son enfant sur le rivage et s'enfuit, poursuivie en faisant un geste en direction d'Izko qui l'a aidée, geste qui le hantera longtemps. Ensuite, quelques années plus tard, Izko est envoyé au Portugal étudier la cartographie, puis en Laponie espionner pour le compte de son roi, Louis XIII.

A peine 1 kilogramme de papier (les pages sont fines), 640 pages, une très belle couverture, la signature Olivier Truc (Le dernier Lapon, Le détroit du loup, je n'ai pas lu le dernier de la trilogie, pas encore...), il n'en faut pas plus pour me lancer et m'inquiéter moi qui n'aime pas vraiment les pavés. Et je dois dire que si je me suis totalement laissé embarquer, j'ai trouvé que la fin était longue, traînante, comme si l'auteur ne parvenait pas à trouver une fin à ses personnages, ce que je comprends, tant on s'est attaché à eux. Mise à part cette réserve, ce roman d'aventures est extra.

Olivier Truc est un connaisseur de la Laponie et de la Suède contemporaines, et son travail sur l'histoire et notamment sur le dix-septième siècle est bluffant. Il décrit ses héros sur fond de conquêtes de nouveaux territoires, de leurs richesses (mines d'argent). Sur fond de guerres, de prises de pouvoir en Laponie entre la Suède et le Danemark et les Hollandais qui jouent les banquiers, les investisseurs gagnants à tous les coups et qui comptent bien recevoir leurs dividendes. Sur fond de royauté suédoise fragile : le règne de Kristina sera sans cesse remis en question. Sur fond d'alliances changeantes entre les pays. Sur fond de guerres de religions : les luthériens en Suède, les calvinistes en Allemagne et Pays-Bas, les catholiques en France, chacune voulant dominer l'autre voire l'écraser ; les pasteurs luthériens sont terribles de rigorisme et de d'intolérance face à tous ceux qui ne croient pas comme eux ; l'inquisition luthérienne ne fut pas plus douce que la catholique. Sur fond de sorcellerie, les chamans lapons étant vus comme tels. Sur fond d'exploitation des Lapons devenus quasiment des esclaves.

Tout cela est formidablement écrit, avec en prime, les personnages d'Olivier Truc, Izko en tête. Pétris de liberté, engoncés dans leurs croyances religieuses qui dictent chacun de leurs gestes, parviendront-ils à vivre selon leurs désirs ? Izko parviendra-t-il à comprendre le geste de la femme qui a accouché sous ses yeux de jeune homme ? C'est ce qui va guider toute sa vie d'homme. Olivier Truc entre dans l'intime de ses héros, nous montre leurs moindres tourments qui peuvent résonner de nos jours, puisque si l’aliénation n'est plus la même -même si les religions ont encore de beaux restes-, elle persiste de nos jours sous de nouvelles formes, et depuis qu'il existe l'homme se pose des questions pour avancer.

Les paysages sont beaux, froids, blancs. Le roman est l'un de ceux que l'on ne lâche pas aisément, l'aventure est à chaque page et Olivier Truc est un formidable raconteur d'histoires.

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Infinity 8. Jusqu'au dernier

Publié le par Yv

Infinity 8. Jusqu'au dernier, Killoffer et Lewis Trondheim, Rue de Sèvres, 2019....

Huit agents. Huit missions. Huit reboots temporels. Dans ce dernier tome de la série, l'explication à ces huit reboots et à cette fameuse nécropole qui coince le vaisseau YSS Infinity depuis un moment.

Bon, évidemment, je ne vous dirai rien, car dévoiler la fin d'une série serait un crime passible d'une très lourde peine. Pour ce dernier tome, c'est Killoffer qui dessine et toujours Lewis Trondheim qui scénarise. Pour qui n'est pas à l'aise avec la science fiction, certains termes restent nébuleux, mais le plaisir de retrouver le lieutenant Reffo et les sept agentes qui ont effectué les missions précédentes est intact. Toujours plein de trouvailles et un humour omniprésent avec des dessins très colorés, d'autres moins pour décrire les extérieurs pas très amicaux. Malgré les crayons et les traits différents, on reconnaît aisément chaque agente qui avait son dessinateur attitré. Killofer fait un dessin rassembleur, j'imagine que s'emparer des héroïnes de ses camarades n'a pas été simple.

Moi qui attendais ce dénouement depuis un moment, je ne suis pas déçu. Une série qui a tenu ses promesses, dont l'intérêt n'est jamais descendu. Une vraie belle réussite.

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L'aigle des tourbières

Publié le par Yv

L'aigle des tourbières, Gérard Coquet, Jigal polar, 2019....

Albanie 1981, Susan Guivarch, accompagnée de son fils Bobby, 12 ans est à deux doigts d'avoir un rendez-vous avec Enver Hoxha, le dictateur albanais, mais elle est contrainte de quitter le pays dans des conditions précipitées et terribles. 

Clifden, Irlande, 2015, Ciara McMurphy, flicque, mène sa vie tranquillement et gère des affaires courantes et banales avec son collègue Bryan Doyle. Mais l'Albanie et son Kanun, la loi du sang ancestrale qui multiplie vengeances, meurtres et violences débarquent en plein coeur de cette région paisible du Connemara et de la vie de Ciara.

Un polar qui a dès ses début ce genre de phrase : "La pièce possédait le charme discret d'un bloc opératoire vide. " (p.14) ne peut pas être mauvais. Gérard Coquet met dans le sien tout ce qu'il faut pour alpaguer son lecteur et ne plus le lâcher. Une introduction dans l'Albanie des années 80 assez longue et nécessaire pour bien comprendre toute l'intrigue, qui, justement, bien que dense, multiple et parfois ardue à saisir tient tout le bouquin. L'auteur n'épargne pas les rappels, les topos des flics, bienvenus pour ne pas perdre le fil. C'est très bien fait et vraiment maîtrisé, sans cela, je m'y serais perdu rapidement. Et non, je n'en dirai pas plus, d'une part parce que l'intrigue principale n'est pas facile à résumer sans perdre son intérêt et d'autre part je préfère laisser le suspense.

Un autre atout de ce polar est représenté par les personnages, Ciara en tête, atypique, une flicque au langage familier qui collabore avec Bryan Doyle, qui lui, use d'une lange châtiée et se permet des réparties chiadées qui tranchent avec sa collègue, apportent de l'humour et parfois même un peu de légèreté. Le duo fonctionne bien entre le scientifique qui ne peut s'empêcher d'envisager toutes les hypothèses et l'instinctive qui a des fulgurances qui ne préviennent pas. 

Ensuite, il y a les deux pays : l'Albanie d'abord, ses paysages, pas toujours exceptionnels, surtout en 1981, ses habitants qui vivent sous une double dictature : celle d'Hoxha et celle du Kanun. Puis il y a aussi l'Irlande, son climat froid et humide, ses pubs bondés où la Guiness coule généreusement, ses paysages pas toujours accueillants et exigeants avec les Irlandais, iceux des gens hauts en couleur.

Le tout bien mélangé forme un polar humide, râpeux, malté -bière ou whiskey-, parfois violent, dur, fortement ancré dans une réalité internationale, instructif, ... bref, un excellent polar, tout simplement.

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Inventer les couleurs

Publié le par Yv

Inventer les couleurs, Gilles Paris, Aline Zalko, Gallimard, 2019.....

Hyppolite vit seul avec son papa à Longjumeau depuis que sa maman est partie avec le papa d'un de ses copains, Gégé qui lui, vit seul avec sa maman. Il y a aussi Fatou qui est à l'école avec les deux garçons. Et les cours, pas toujours passionnants. Ainsi va la vie du jeune Hyppolite qui aime dessiner, mais dessiner avec des couleurs qui étonnent ceux qui voient ses dessins.

Très jolie histoire écrite pas Gilles Paris qui n'aime rien mieux que de parler de l'enfance. Ses enfants, dont Hyppolite, ont une grande part d'innocence ou d'insouciance bien qu'ils ne vivent pas dans des environnements protégés. C'est sûrement ces deux qualités et un certain optimisme pour ne pas dire un optimisme certain qui les sauvent du monde des adultes voire qui leur permet de mettre de la couleur dedans. Et là, c'est bien de cela qu'il s'agit, Hyppolite, à travers ses dessins tente de mettre de la couleur dans le monde de son papa, abruti par le travail à l'usine et une vie sociale et sentimentale qui frôle le zéro absolu. 

Comme d'habitude, Gilles Paris fait preuve d'une grande tendresse et d'une grande humanité. Ses héros peuvent sembler déconnectés de ce monde violent et individualiste, mais s'il sait retirer le positif, l'optimisme et l'espoir qui peuvent faire défaut à beaucoup, il n'élude pas les difficultés des adultes à faire face à la solitude, à l'éducation des enfants, aux fins de mois qui arrivent de plus en plus tôt, à la dépression,... tout est écrit, entre les lignes.

Ce texte est formidablement appuyé par les dessins superbes de Aline Zalko qui joue avec les couleurs. Son trait est figuratif, classique mais ses couleurs beaucoup moins et c'est le contraste que j'ai beaucoup aimé qui renforce le tout, donnant à cette histoire simple une force évidente et, au risque de me répéter, une grosse lueur d'espoir et d'optimisme dans la force des enfants à faire bouger les adultes autour d'eux.

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Les fabuleuses aventures de Libertine Valentine

Publié le par Yv

Les fabuleuses aventures de Libertine Valentine, Valentine Girandier, Pourquoi viens-tu si tard ?, 2019..

Recueil de nouvelles érotiques, présentées comme des histoires réelles étant arrivées à l'auteure et son mari. Adeptes de l'échangisme, ils fréquentent les bars dans lesquels ils peuvent donner libre cour à leurs désirs. 

J'hésite entre faire le mec qui a aimé, parce que quand même des histoires érotiques, ça émoustille, entre celui qui loin de la pratique de l'échangisme en est dégoûté, celui qui remarque que cette pratique consiste surtout à échanger sa femme, un peu comme on prête sa voiture mais sans doute que dans ce dernier cas, le mari est moins excité et que le type qui a emprunté la BMW n'a pas intérêt à la rendre avec une rayure, non mais...

Voilà, j'hésite. Dire que c'est mal, non. Dire que c'est un peu répétitif au long des nouvelles, oui, même si chacune apporte son lot de nouveautés, si par nouveautés, on peut entendre partenaires masculins. Of course.

Valentine, elle est charmante, elle est jolie, elle est sexy, pulpeuse -elle a des formes quoi, mais juste ce qu'il faut là où il faut-, joyeuse, pétillante et vit très bien sa condition de femme mariée qui excite son mari en profitant d'autres organes que le sien, contrairement à Sophie sa collègue qui s'ennuie, est triste comme un bonnet de nuit, fatiguée, pas forcément sexy, pas de formes prêtes à allécher tous les mâles qui passent. C'est un peu caricatural, mais c'est aussi le genre qui veut cela, parce que les hommes ne sont pas en reste, tous beaux, sexy, jeunes, en pleine possession de leurs moyens et avec justement des moyens parfois pas si moyens que cela, plutôt bien montés quoi, ça pourrait presque en donner des complexes.

Pas ébouriffant, pas détestable non plus, vous voyez, j'hésite... 

A réserver à un public majeur et averti. Le texte est illustré par quelques dessins osés de Boiro.

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Trop de choses à se dire

Publié le par Yv

Trop de choses à se dire, Marie-France Versailles, Quadrature, 2019..,

"Des gens comme on en croise tous les jours. Des maisons devant lesquelles on passe. Que savons-nous des autres ? Ceux-ci voient leurs projets de vie incompris ou malmenés. Faire de son mieux ne suffit pas toujours... dit l'un d'eux. Et puis ils découvrent que parfois, au coeur d'un regret, s'ouvrent de nouvelles pistes. Et que leur revient le gout du voyage. Huit rencontres. Huit nouvelles. Qui parlent de nous." (4ème de couverture)

Huit nouvelles qui ont toutes la même petite musique : des tranches de vie d'hommes et de femmes comme vous et moi qui, à un moment, par un événement triste ou douloureux, se posent des questions, remettent en cause tout ce qu'ils ont fait ou vécu, pensent au pire, craignent de se retrouver seuls coupés du monde, mais qui, malgré tout, dans ces périodes difficiles gardent une petite lueur en eux qui grandira plus ou moins vite ou qui restera petite.

Ce n'est pas une lecture à faire des jours de spleen, mieux vaut la garder pour des jours où le moral est en haut, même si l'espoir n'est jamais exclu des histoires de Marie-France Versailles. J'ai beaucoup aimé la première nouvelle intitulée Jean-Christian chez lui chez les autres, l'histoire d'un homme qui perd son emploi et devient homme de ménage. Les autres m'ont moins touché, sans doute parce que je n'étais pas à une période au moral à son acmé. Je suis passé un peu à côté de la poésie du texte, de la profondeur des personnages, je ne saurais dire pourquoi. Je ne mets pas en cause l'écriture de l'auteure ni les qualités de ce recueil, qui, comme toujours dans la maison Quadrature sont évidentes. Néanmoins, ces nouvelles très réalistes parleront à d'autres, j'en suis convaincu.

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Autopsie d'un mensonge

Publié le par Yv

Autopsie d'un mensonge, Françoise Le Mer, Palémon, 2018.....

Jean Le Sueur est boulanger à Roscoff, mais depuis quelques mois, il n'est plus vraiment à son travail, Cécile sa femme est en phase terminale d'un cancer. Bien qu'honnête au possible, il fauche dans la poche du Docteur Gauthier un billet de loterie gagnant pour payer un dernier voyage à Cécile. Mais le lendemain, lorsqu'il livre le docteur de ses viennoiseries habituelles, il le trouve mort d'une balle, ainsi que sa fille Léa. Sa femme et son fils ont disparu. C'est le commissaire Le Gwen et le lieutenant Le Fur qui sont désignés pour mener l'enquête.

Je découvre le commissaire Le Gwen et le lieutenant Le Fur pour leur dix-neuvième aventure. Mieux vaut tard que jamais. Adage on ne peut plus vrai dans ce cas tant j'ai aimé le duo. Un duo qui se promène dans la Bretagne et dans une intrigue rondement menée et pourtant qui reste très longtemps dans le flou. Pas mal d'histoires secondaires nous sont présentées à nous lecteurs sans que les flics ne les connaissent encore, elles viendront se mêler à l'enquête principale la faisant gonfler, et nous, supputant une terrible et grosse intrigue aux multiples ramifications. Et nous ne sommes pas déçus. 

Le décor est beau, la Bretagne est joliment décrite avec en prime quelques brins d'histoire, les personnages principaux se vannent -normal en Bretagne-, les secondaires ont de vraies places.  Françoise Le Mer construit son polar diaboliquement, nous donnant des indices, plus qu'aux flics mais en cachant bien son jeu, si bien que je n'ai pas résolu l'énigme avant qu'elle ne me l'explique. Très bien fait, vraiment très plaisant. Je n'irai pas jusqu'à dire que je regrette de ne pas avoir lu les dix-huit enquêtes précédentes -quoique-, mais je suis sur les starting-blocks pour la vingtième...

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