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La cinquième femme

Publié le par Yv

La cinquième femme, Henning Mankell, Seuil, 2000 (traduit par Anna Gibson)

Automne 1994, après une semaine passée en Italie avec son père, Kurt Wallander reprend le travail en espérant s'y remettre tranquillement. Mais il lui faut très vite faire face à un meurtre horrible : un vieil homme est retrouvé empalé dans un piège hérissé de bambous acérés. Suit la disparition inquiétante d'un fleuriste passionné d'orchidées. Les événements s'enchaînent pour que le voyage en Italie soit vite oublié. D'autant plus que le père de Kurt Wallander, atteint d'un début d'Alzheimer, meurt subitement.

Pour lire les enquêtes de Wallander, il faut être en bonne santé mentale, pas trop déprimé et prêt à encaisser, car on est loin d'une comédie policière. Particulièrement ce sixième tome, très noir, autant dans la série de meurtres et le contexte dans lesquels elle survient que dans la vie de Kurt, qui, la cinquantaine approchant, se pose pas mal de questions.

Pour moi, cette série reste ce que l'on fait de mieux dans le genre policier qui raconte également la société. Henning Mankell parle de la Suède, de son évolution et plus globalement de toute la société qui tend vers l'individualisme, la consommation sans penser aux conséquences. Lisant cela en 2021, je pourrais me dire que c'est facile à dire, sauf que Mankell a écrit ce livre en 1996, et moi de me dire qu'il a bien flairé l'évolution : haine du flic, haine de l'étranger coupable de tous les maux, individualisme, œil pour œil, changement de la violence qui s'exacerbe, des comportements inadaptés qui augmentent... C'est cela que j'aime bien dans les polars avec Kurt Wallander, c'est que l'écrivain scrute la société dans laquelle il vit, les hommes qui l'habitent ; ses personnages ne sont pas des héros, ils sont humains, fragiles et forts, en proie aux doutes, aux peurs.

Et si l'on ne s'intéresse qu'à l'intrigue -bon, d'abord ce serait une grosse erreur- mais ensuite, ce n'est pas un problème, car Henning Mankell montre le travail harassant, fastidieux et parfois peu payant des flics pour trouver un indice, un fil à tirer qui les mènera vers la solution ou vers une fausse piste. Sans doute encore davantage que dans les autres enquêtes, Kurt Wallander et son équipe piétinent, ne savent pas par quel bout commencer. Il leur faudra de la patience, du travail et un poil de l'intuition de Kurt Wallander pour trouver enfin la bonne voie, mais jusqu'au bout, le doute est permis. Presque 600 pages qui passent à une vitesse folle, passionnantes.

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Le mystère La Pérouse

Publié le par Yv

Le mystère La Pérouse, Guy Lerbut, Gilles Guillon, 2021

Benjamin et Daniel, deux amis qui possèdent un chalet dans le domaine naturiste de La Pérouse, au Touquet, découvrent un matin, lors de leur footing, le corps du responsable du lieu, Antonin. Le médecin et les policiers classent l'affaire en mort naturelle, mais Benjamin flaire un meurtre. Quelques détails le titillent et il commence à mener son enquête. Vingt ans auparavant, il avait aidé les forces de l'ordre à résoudre une affaire. Icelles s'en souviennent et lui laissent une certaine liberté pour creuser et leur apporter de quoi reprendre l'enquête.

Guy Lerbut n'est pas un auteur prolixe puisque en vingt ans c'est son deuxième roman policier avec Benjamin Docer en enquêteur. Désormais marié, deux enfants et chef d'entreprise, son héros est un homme actif dans tout ce qu'il touche, méticuleux et professionnel. Le roman l'est aussi, parfois trop sans doute, les détails fourmillent, très précis, ce qui peut être un bon point mais parfois aussi un peu agaçant. Mais hormis ce bémol, les aventures de Benjamin et de ses proches, Olivia sa femme notamment sont très plaisantes. Le contexte du camp de naturistes n'est pas là pour émoustiller mais permet de parler posément de cette pratique sans complexe. Bon, perso, ça ne me tente pas, mais chacun est libre.

Quant à l'enquête, elle avance doucement, car les suspects sont très nombreux, la victime n'était pas un homme aux relations simples et apaisées. Plus Benjamin creuse, plus il apprend des choses sur Antonin qu'il pensait pourtant connaître et plus le lecteur se laisse porter abandonnant l'idée de trouver avant l'enquêteur. La lenteur est aussi le fait de son travail d'entrepreneur qui ne lui laisse que les ouiquendes et les vacances pour faire des recherches et rencontrer les suspects.  

Pas mal du tout donc ce polar paru chez Gilles Guillon qui fera passer le temps maussade  de ce début d'été et le beau temps attendu des jours qui viennent.

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Les gueules noires

Publié le par Yv

Les gueules noires, Jack Domon, Zampano, Casa éditions, 2021

La région des houillères, il y a quelques années, a vu sa population fondre suite à la fermeture des mines. Ceux qui sont restés vivent du chômage et de l'entraide. Un groupe de gamins joue régulièrement au foot dans une mine abandonnée avant d'en être chassé par le nouveau propriétaire. Icelui n'honore pas son engagement et laisse tout à l'abandon, les gamins y reviennent et trouvent un terrain idéal pour y jouer. Les parents, souvent les papas, d'abord hostiles -trop de mauvais souvenirs-, mais bien boostés par les mamans, commencent à s'intéresser au terrain de jeu de leurs fils.

Zampano scénarise cette bande dessinée et Jack Domon la dessine.

Même si je ne suis pas le football et que peu m'importent les résultats de telle ou telle équipe ou de tel ou tel joueur, j'ai apprécié l'ouvrage qui parle davantage d'entraide, de la force collective d'un quartier. Les notions d'individualisme, de compétition perpétuelle sont ici laissées de côté pour la jouer groupe. Bine sûr, il y est question de football, mais ce sont des jeunes gens qui ne jouent que pour le plaisir -et gagner aussi-, ils sont amateurs et ne drainent pas avec eux toutes les scories du football professionnel : argent, dopage, triche...

Et vu que l'album se finit avec un "fin de l'épisode", je me dis qu'une suite est sans doute en préparation.

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Chicoutimi n'est plus si loin

Publié le par Yv

Chicoutimi n'est plus si loin, Françoise Pirart, Ed. du Sablon, 2021 (Luce Wilquin, 2014)

1996, deux enfants, deux frères, Erik, 15 ans et Sylvain, 12 ans, quittent la Belgique après avoir commis un acte grave. Ils parviennent à s'embarquer sur un vol direction le Canada. Arrivés là-bas, ils parviennent à fausser compagnie aux policiers et fuient à pieds vers Chicoutimi, la ville dont leur grand-père récemment décédé leur a beaucoup parlé.

Red Barton, ex-flic, détective privé roule sur les routes canadiennes pour aller voir sa sœur lorsqu'il rencontre les deux jeunes garçons. Son instinct de flic lui dit de ne pas les quitter, il les observe de loi, d'autant plus que Sylvain lui rappelle Dan, son fils disparu il y a longtemps à 12 ans.

Mis à part un ou deux trucs qui me gênent dont un que je ne peux pas révéler puisqu'il nuirait à la tension et à la construction du roman qui sert cette tension, j'ai été surpris et happé par cette fuite en avant dont je me disais tout au long de ma lecture qu'elle ne pouvait que mal finir tout en espérant l'inverse. L'autre truc qui me gêne un peu, c'est que le texte n'est point exempt de longueurs, de situations un peu répétitives qui auraient gagné à de la concision.

Françoise Pirart avance par petites touches, évoque cet acte grave commis par les deux frères de la même manière, en retours en arrière courts et en allusions au fait dans les discussions entre Sylvain et Erik. L'on devine, l'on perçoit mais ce n'est qu'à la fin que l'on sait véritablement ce qu'il en est. C'est très bien fait et si l'on n'est pas dans un polar, le suspense est tout de même présent et maintient le lecteur en haleine jusqu'au bout. Belle écriture, simple et fluide qui s'attarde sur les deux garçons sans oublier de parler des paysages qui les entourent et des personnes qu'ils rencontrent. C'est un roman assez dense qui aborde des questions comme la filiation, la fraternité, l'amour inconditionnel des parents envers leurs enfants, la liberté, les épreuves pour l'acquérir lorsque le début de la vie est parsemé d'embûches... Les grands espaces canadiens, loin des grandes villes, se jouent admirablement le rôle de contexte un peu angoissant mais aussi apaisant et ressourçant si tant est qu'il soit possible à Erik et Sylvain de se ressourcer.

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Anna

Publié le par Yv

Anna, Stéphane Betbeder, Christophe Bec, La boîte à bulles, 2021

Oscar est un artiste sulfureux mais aussi un manipulateur. Entouré de sa bande de souffre-douleurs : Antoine l'ami (?) jaloux, Barbara sa petite amie qu'il rabroue sans cesse et dont Antoine est amoureux, Hervé qui va toujours dans le sens du leader et Mathilde, la souffre-douleur préférée, celle sur qui Oscar aime se passer les nerfs. Il y a aussi Anna, la voisine qu'Oscar a aimé et laissé tomber mais qui ne compte pas abandonner facilement.

Bande dessinée en noir et blanc très particulière à tous niveaux. D'abord l'encrage qui, très noir, laisse parfois davantage deviner les silhouettes que reconnaître les personnages à leurs traits. C'est un parti pris audacieux qui peut rebuter notamment dans les premières pages mais qui au fur et à mesure participe à la tension et à l'ambiance glauque de l'histoire. Ensuite justement, cette histoire de manipulation sur fond de rapports de domination, d'humiliation. Perversité et sadisme dans le monde de l'art contemporain. Qui pose évidemment la question des limites de l'art, jusqu'où l'artiste peut-il aller ? Doit-il respecter certaines limites liées aux us, aux tabous ? C'est une bande dessinée qui met mal à l'aise, un thriller psychologique entre des personnages qui aiment se détester et qui ne peuvent pas vivre sans cela. Dérangeant et perturbant, donc à lire forcément ; à réserver aux adultes.

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Chaplin prince d'Hollywood

Publié le par Yv

Chaplin prince d'Hollywood, Laurent Seksik, David François, Rue de Sèvres, 2021

1919, Hollywood, Charlot est très célèbre et il va de triomphe en triomphe. Pour Charlie Chaplin, c'est autre chose : il sort tout juste d'une accusation de pantoufler aux États-Unis pendant que les jeunes Britanniques se battent dans les tranchées, et sa vie sentimentale, son amour des jeunes femmes lui causent d'autres soucis. Son premier mariage se solde par un divorce qui lui coûte cher. Charlie Chaplin doute, c'est son frère Sydney qui lui remonte le moral et le pousse à continuer à écrire pour Charlot. C'est dans les années qui viennent qu'il va produire ses plus grands films.

Toujours aussi bien cette BD. Tome 2 d'une trilogie qui n'évite pas les faces moins glorieuses de Charlie Chaplin et notamment son goût des jeunes femmes qui n'a pas trop nui à sa réputation (il a beaucoup donné de son argent pour faire taire ses ex) et qui, aujourd'hui lui ferait sans doute beaucoup plus de mal. Les deux auteurs (Laurent Seksik au scénario et David François au dessin) en parlent beaucoup, de même qu'ils évoquent les doutes de Chaplin notamment au passage au cinéma parlant, son ambition, sa volonté de toujours se dépasser. C'est drôlement bien fait, bien documenté et ça donne envie de (re)revoir les films de Chaplin, même s'ils sont connus, vus de multiples fois, sans doute pour ma part, ceux que j'ai vus les plus grand nombre de fois.

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Et on entendait les grillons

Publié le par Yv

Et on entendait les grillons, Corina Sabău, Belleville, 2021 (traduit par Florica Courriol)

Roumanie, dans les années 1980, les femmes peuvent travailler, souvent dans des usines à des tâches ingrates, surveillées par des contremaîtres hommes. Tous obéissent aux règles imposées par la dictature, doivent défiler pour célébrer le "grand timonier". La vie est dure, aucune liberté et encore moins pour les femmes qui ne peuvent même pas choisir combien d'enfants elles désirent, soumises aux hommes et au pouvoir. Parler d'avortement est un crime, alors le subir, lorsque miraculeusement la femme reste vivante, c'est encore pire.

Court roman écrit comme une plongée dans la tête de l'héroïne où l'on aurait accès à toutes ses pensées, ses conversations, ses peurs, ses doutes, ses fatigues... Ça va vite, ça peut partir un peu dans tous les sens au risque de se perdre, il faut beaucoup comprendre entre les lignes. Pas de répit donc pour lire la vie de cette femme qui n'en avait pas beaucoup non plus. Elle tente bien de trouver du réconfort et de l'amitié avec ses collègues, mais les ordres et les hommes ne sont jamais loin. La vie qui pousse en elle alors que son mari ne veut pas d'autre enfant, un cela suffit bien, la pousse à envisager le pire. Et dans ce pays et dans ces années-là, c'est une voie qui peut mener à la mort.

La langue de Corina Sabău peut dérouter, surprendre. Ce court texte demande un peu d'attention et de prendre son temps. Il y a pas mal d'allusions à l'époque et au pays et les notes en fin d'ouvrage sont bien utiles ainsi que l'avant-propos de Florica Courriol, la traductrice. Et comme toujours chez Belleville, la couverture est signée d'un(e) artiste du pays, ici, la roumaine Alina Campean.

"Impossible de me rappeler si c'est elle qui a dit ça -nous avons pourtant si souvent partagé la même table de travail- ou si ces pensées ont jailli de moi, comme à chaque fois que je me souvenais d'elle. J'avais pourtant trouvé une dizaine de bonbons chinois au fond de ma sacoche, j'étais contente, ravie, j'avais le sentiment de ne pas avoir perdu ma journée. Sonia serait si heureuse, je la voyais déjà courir, fière, vers son père : regarde ce que maman m'a apporté, la prochaine fois ce sera du Nutella, oui je te jure, et si c'est pas vrai, tu me laisseras faire des tours d'escalator à Victoria ? promis, juré !, de quoi raviver notre complicité avec ces sucreries orientales..." (p. 11)

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Deux corps

Publié le par Yv

Deux corps, Jean-Pierre Campagne, 17 éditions, 2021

Le 2 novembre 2013, à Kidal, dans le nord du Mali, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, journalistes à RFI sont assassinés quelques heures après leur enlèvement. Quelques jours avant, des otages français détenus depuis 3 ans étaient libérés contre une forte rançon . Mais qui a tué les deux journalistes, et pour quelles raisons ?

Autant de questions que se pose Jean-Pierre Campagne, dans un récit-fiction dans lequel interviennent tour à tour divers protagonistes : l'ami, l'avocate, le ministre, le négociateur...

Très court texte de Jean-Pierre Campagne, ami de Ghislaine Dupont, qui comme tous ceux qui la connaissent ne s'explique pas cet assassinat. Dans un pays, au moment de l'opération Serval menée par la France, où les blancs non militaires sont assez faciles à enlever et ont une grande valeur marchande pour les djihadistes, ces morts n'ont aucun sens. Personne ne parle, ni la France -secret d'état-, ni le Mali.

Dans cette fiction, JP Campagne pose des questions en se mettant à la place des divers intervenants. C'est très parlant, sans doute plus qu'un long article de journal, car son texte touche davantage. Il peut, contrairement à un article, faire appel aux émotions, aux doutes. La fiction permet tout, même de faire parler des objets, c'est sans doute étrange dit comme cela, mais ça coule parfaitement dans ce récit.

Entre les lignes, il y a la difficulté de faire le métier de journaliste dans les zones à risque et les risques inhérents. Il y a aussi la difficile position des autorités des pays, des diplomates, qui, dans le cas des pays occidentaux, jurent ne jamais verser de rançon mais qui le font. C'est compliqué, j'avoue n'avoir pas d'avis tranché sur la question entre sauver les vies des otages et financer le terrorisme...

JP Campagne fait également parler ceux qui restent : la famille, les amis pour qui la mort et l'absence d'explications les touche au quotidien. Le tout donne un livre touchant, un bel hommage aux deux victimes Ghislaine Dupont et Claude Verlon, qu'on trouve directement sur le site de l'auteur : www.jpcampagne.com.

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Xéno

Publié le par Yv

Xéno, Alain Delmas, Intervalles, 2021

Dans un pays qu'on imagine en Amérique du sud, très autoritairement dirigé par Victor Casanegra depuis plusieurs décennies, un attentat est perpétré par un groupe de citoyens méprisés qui vivent dans les sous-sols, des sous-hommes, pourtant les premiers habitants de ce pays avant que les autres qui prendront le pouvoir ne débarquent.

Cet attentat marque le début des hostilités entre tous les dirigeants, les ministres qui briguent la place du Caudillo vieillissant. Qui du fils adoptif, de l'ex-maîtresse restée très proche, du fils spirituel pour succéder au chef, voire anticiper son départ ?

C'est dans ce contexte auquel il faut rajouter une terrible épidémie qui touche principalement les jeunes femmes et qui épargne le groupe des exploités qu'un journaliste étranger est autorisé à entrer dans le pays et à y faire un reportage, très surveillé.

Quel roman ! S'il souffre, à mon avis, de quelques longueurs, répétitions, il ne ménage pas ses effets de surprise. Là où l'on croit que l'auteur est déjà allé loin, il pousse encore le bouchon vers le fantasme, l'irréalisme avant de se dire que tout n'est peut-être pas si éloigné d'une future probable vérité. Ce livre qui pioche allègrement dans le polar et le roman d'anticipation se lit avec avidité et dégoût, mais un dégoût qui demande à continuer la lecture pour voir jusqu'où Alain Delmas peut nous emmener. Et l'on n'est pas déçu.

Difficile de ne pas y voir des pays ou des personnes vivantes ou ayant réellement vécu, néanmoins bien cachées. Alain Delmas décrit un monde économico-politique terrible dans lequel tous les coups, mêmes les plus vils, les plus bas -surtout iceux- sont permis. A chaque fois que l'on passe d'un intervenant à un autre -une ministre, un conseiller...- on se demande ce qu'il va inventer pour tenter de prendre le pouvoir. Un monde violent et incroyablement créatif dans l'art de nuire à son ami et rival. C'est du billard à multiples bandes. Les associations entre deux personnes ne durent que le temps qu'elles profitent au plus futé.

Il y a dans ce roman, comme dans le précédent de l'auteur, Dans l'ombre du viaduc, une ambiance incroyable qui vous saisit et ne vous lâche plus. Il y a aussi, les questions de la dérive de nos sociétés, du pouvoir et de sa violence, de son attrait pour certains qui le veulent quel qu'en soit le prix, de la science lorsqu'elle est dirigée par des personnes ne cherchant que le profit. Tout cela en à peine 300 pages, du grand art.

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