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Ali Farka Touré

Publié le par Yv

 

Savane, Ali Farka Touré, Harmonia mundi, 2006


Dernier disque d'Ali Farka Touré, le bluesman du désert, décédé, 5 mois avant sa parution. Le blues est bien sûr d'origine africaine : voilà, j'ai tout dit !
Pour qui aime le blues et la musique africaine, il faut se procurer cet album d'Ali Farka Touré, qu'il disait lui-même être son meilleur (les autres sont déjà très bien !). A écouter sans modération.
Pour qui aime le blues ou la musique africaine, la découverte sera sûrement intéressante.
Pour qui n'aime ni le blues ni la musique africaine, essayez pour voir (façon de parler) : le dépaysement est garanti et une écoute ne peut pas nuire, au contraire. 

 

 

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Le magasin des suicides

Publié le par Yv

Le magasin des suicides, Jean Teulé, Ed.Julliard, 2007


Dans Le magasin des suicides, la famille Tuvache vend depuis des générations tous les moyens possibles et imaginables pour se suicider. Comme de bien entendu, toute la famille est triste et sombre, ce qui est l'image de marque du magasin. Sauf Alan, le troisième enfant qui lui, respire la joie de vivre ...
Autant le dire tout de suite, j'ai été assez déçu par ce livre ; j'en avais entendu parler en bien et peut-être en attendais-je trop ? Certes, l'idée de départ est excellente et Jean Teulé a un style très personnel et plutôt agréable ; il a aussi quelques jolies trouvailles (les prénoms des personnages, le nom du boulevard, ...), mais je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire. J'ai la sensation que l'histoire et les personnages ne décollent pas et que je reste à les observer sans rien éprouver pour eux, jusqu'aux  50 dernières pages dans lesquelles les personnages évoluent enfin ainsi que l'histoire. Seulement, c'est un peu long à venir et un peu pour court un roman !!!

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Le capuchon du moine

Publié le par Yv

Le capuchon du moine, Ellis Peters, Ed.Christian Bourgois, 1989


Autant le dire tout de suite, j'ai été déçu par ce livre : j'ai deviné le nom du coupable et ses mobiles très tôt. Ensuite, l'histoire devient assez plate, le style n'est pas de la haute littérature ; je n'avais donc rien pour m'accrocher jusqu'à la fin du livre. Les seuls intérêts consistent en la personnalité de l'enquêteur, un moine, frère Cadfaël, et en la période concernée, 1138. Heureusement toutes les enquêtes de frère Cadfaël ne sont pas aussi ternes, j'en ai lues de plus consistantes.

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Autobiographie d'une courgette

Publié le par Yv

Autobiographie d'une courgette, Gilles Paris, Ed.Plon, 2002


Icare, dit Courgette est un petit garçon de 9 ans, orphelin placé au foyer "Les fontaines". Il raconte ses copains (Simon, Boris, Ahmed, Camille, ...), leurs mésaventures et leurs histoires d'enfants de 9/10 ans.
J'ai découvert ce livre dans la bibliothèque de ma maman : le titre et la couverture ont attiré mon attention, et voilà !
C'est un livre écrit à la manière d'un enfant de 9 ans, amusant, parfois agaçant sur la longueur. L'histoire est intéressante. elle semble quelquefois idyllique, trop par rapport à ce qui se passe réellement probablement dans les foyers. Elle est toujours plaisante, se lit vite et finalement, laisse un goût agréable. Un bon petit livre pour commencer les  vacances.

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La femme gelée

Publié le par Yv

La femme gelée, Annie Ernaux, Ed. Gallimard, 1981


Annie Ernaux retrace son enfance entre son père et sa mère qui se partageaient le plus naturellement du monde les tâches quotidiennes de la maison et de leur commerce. Elle parle  de ses problèmes d'adolescente, quand elle s'efforce d'être "comme il faut" que soient les filles. Elle rêve de rester indépendante, puis malgré tout, elle découvre la vie quotidienne, la société et les rôles inégaux entre l'homme et la femme. Son mariage ne la sauvera pas, bien au contraire, de cette différence  : elle doit faire double journée, gagne moins que son mari ...
Certes, le livre est ancien. Certes, il est écrit par une femme. Malgré cela, c'est une lecture extrêmement intéressante que je conseille aussi aux hommes. Annie Ernaux décrit des problèmes que l'on connaît, mais toujours avec un style, que personnellement, j'apprécie beaucoup. Je me suis demandé durant tout le livre pourquoi elle acceptait, femme,  ces situations dont elle ne voulait pas jeune fille. Il n'y a pas de réponse claire, si ce n'est le poids des habitudes, de la société et du monde dans lequel elle évolue. Encore un très bon bouquin d'Annie Ernaux. Pour ceux qui ne connaissent pas cette auteure, je conseille aussi : La place, L'événement, Une femme.

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Les sentiers délicats

Publié le par Yv

Les sentiers délicats, Eric Holder, Ed. Le dilettante, 2004


Tout d'abord, c'est un joli petit livre : une jolie couverture, comme souvent chez cet éditeur, un titre qui m'a plu. Ensuite, ayant déjà lu L'homme de chevet du même auteur et en en ayant gardé un très bon souvenir, je me suis lancé dans cette lecture. C'est un recueil de nouvelles ou Eric Holder raconte quelques événements de sa vie : sa première fugue, ses ballades à moto, un voyage en train. Rien d'extra-ordinaire dans ces histoires, mais tellement bien racontées, bien écrites. J'ai particulièrement aimé la première nouvelle, L'échappée belle (avec de doux accents pagnolesques), ainsi que  Anne Deux, et France : 1-Angleterre : 0. C'est un petit livre qui se lit vite. Est-ce qu'il restera dans ma mémoire, je n'en sais rien, mais toujours est-il qu'il m'a fait passer un excellent moment et rien que pour ça, il mérite largement le détour !

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Le dernier des Weynfeldt

Publié le par Yv

Le dernier des Weynfeldt, Martin Suter, Ed. Christian Bourgois, 2008


Adrian Weynfeldt est un expert en art, descendant d'une richissime famille suisse. Sa vie est réglée à la seconde telle une montre... suisse, évidemment. Un ami le contacte pour mettre en vente un tableau célèbre, vente qui devrait faire date dans les annales des ventes d'art.
Autant j'avais aimé mon premier Suter (Small world), autant celui-ci ne m'a pas plus. Le personnage principal, Adrian Weynfeldt est pâle, falot et insipide. Pour que l'histoire commence réellement à décoller, on doit lire 120 à 150 pages, et même après, ça reste assez long. Il n'y a que dans les 100 dernières pages qu'enfin, l'histoire devient un peu plus intéressante, quoique...

Comme dans Small world, Martin Suter décrit des personnages de la haute société suisse : j'ai souvent eu la sensation que l'action se déroulait au 19° siècle, par le mode de vie de ces personnes, alors qu'elle est tout à fait contemporaine. C'est parfois déroutant, mais pas désagréable. Les deux romans que j'ai lus de Suter ont la même construction, à savoir, des retournements de situation, plus ou moins nombreux, pour finir sur un rebondissement final, surprenant, ou pas, puisque dans Le dernier des Weynfeldt, il ne l'est pas du tout.
Pour résumer mon propos, je suis déçu de ce livre, et ceci d'autant plus que ce que j'ai lu avant de Martin Suter m'a vraiment plu. Mais je ne vais pas rester sur une mauvaise impression et je relirai du Suter, parce que, malgré tout, il écrit très bien.

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Antigone

Publié le par Yv

Antigone, Henry Bauchau, Ed. Actes sud, 1997


Faute de trouver à ma bibliothèque Le boulevard périphérique, d'Henry Bauchau dont on m'a dit le plus grand bien, je me suis rabattu sur son Antigone, avec un doute brûlant : allait-il me plaire, moi qui ne suis pas du tout branché mythologie ? Eh bien, non, je n'ai pas réussi à "entrer" dans ce livre, sûrement très bien par ailleurs. Les noms des personnages, les liens évidents avec la mythologie, domaine dans lequel j'avoue mon incompétence et mon désintérêt les plus totaux, m'ont rebuté. Néanmoins, je lirai du Bauchau, histoire de me faire une opinion sur un sujet qui me siéra. J'ai ouï le plus grand bien de L'enfant bleu et de : Le boulevard périphérique (prix inter 2008) et je me dirigerai volontiers vers l'un des deux.

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Confidences à Allah

Publié le par Yv

Confidences à Allah, Saphia Azzeddine, Ed. Léo Scheer, 2008


Jbara est une bergère pauvre des montagnes du Maghreb, vivant entre une mère effacée et un père violent. Elle s'ennuie et parle à Allah pour tromper cet ennui. Elle lui raconte sa vie et ses désirs.
C'est un roman court (145 pages), écrit à la première personne, qui témoigne de l'oppression des femmes, de la pauvreté, de religion. Le style est direct, violent parfois, rapide ; en cela à lui seul, il décrit assez bien Jbara. Le livre se lit vite, il peut déranger par le vocabulaire très direct et parfois vulgaire.
J'ai plutôt aimé ce livre, même si je trouve qu'il surfe un peu sur la mode des romans dits "trash", par son style : tournure de phrases et vocabulaire, mais le message qu'il délivre est tellement fort qu'il permet de passer outre cette petite réserve.

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