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Les aquariums lumineux

Publié le par Yv

Les aquariums lumineux, Sophie Bassignac, Denoël, 2008


Claire habite dans un immeuble aux fenêtres sur cour (évidemment, la référence au fameux film du même nom : Fenêtre sur cour, d'Hitchcock est présente). Elle observe ses voisins, se lie avec l'un d'entre eux M. Ishida. Après, je ne sais plus, parce que je ne suis pas allé jusqu'à la fin. Ce qui aurait pu faire une belle galerie de personnages, n'est finalement qu'un amoncellement de clichés et de lieux communs, dans les portraits comme dans l'écriture, fades tous les deux. J'ai donc stoppé ma lecture de ce roman, qui, pour utiliser moi aussi un lieu commun (y'a pas de raison, non ?), m'est tombé des mains.

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Cadeau d'adieu

Publié le par Yv

Cadeau d'adieu, Vladimir Tasic, Les allusifs, 2003


Je continue mon exploration des éditions Les allusifs, par ce roman du Serbe Vladimir Tasic. Un matin, un Serbe installé au Canada reçoit par colis, les cendres de son frère disparu mystérieusement quelques années auparavant. Ce colis est le prétexte pour cet homme pour se remémorer sa jeunesse en Serbie, en famille avec ce frère aimé. Cette histoire simple n'est cependant pas toujours aisée à suivre, car beaucoup de digressions alourdissent le propos. Si j'ai plutôt apprécié le livre dans son ensemble, j'ai été gêné par ces parenthèses, parfois obscures et qui arrivent sans qu'on s'y attende. Néanmoins, je reste sur une bonne impression d'un livre finalement, beaucoup plus sage que ce que j'ai déjà lu chez cet éditeur.

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Guide de Mongolie

Publié le par Yv

Guide de Mongolie, Svetislav Basara, Les allusifs, 2006


Le mieux c'est que je vous livre la 4ème de couverture : "Un écrivain venu d'un "pays merdique" à qui il arrive de se prendre pour une mouche, un évêque hollandais égaré dans un rêve, un officier russe devenu lama, [...], tiennent leurs colloques au bar de l'hôtel Gengis Khan à Oulan Bator. Svetislav Basara,[...] nous livre ici un conte philosophique où la seule certitude est qu'il n'y en a aucune."
Que dire de ce roman si ce n'est qu'il est complètement inattendu, iconoclaste ? Je suis néanmoins partagé à la fois par une écriture originale, des thèmes abordés à foison et traités "philosophiquement" et par une certaine misogynie, misanthropie et un pessimisme ambiants trop présents. Le livre est sombre. Le fait que Basara soit Serbe, qu'il ait vécu dans une région souvent en guerre (le livre a été écrit en 1992) et sous domination soviétique pendant très longtemps peut expliquer sa haine des doctrines (communisme en tête). Cette noirceur est contrebalancée par un humour -noir lui aussi- qui fait du bien, sinon la lecture serait particulièrement éprouvante. Vous voyez, je ne sais pas prendre position sur ce bouquin, mais c'est peut-être une de ses forces : ne pas laisser indifférent.

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Tea-Bag

Publié le par Yv

Tea-Bag, Henning Mankell, Ed. Seuil, 2007


Tea-Bag est une jeune Africaine réfugiée, sans papiers, en Suède. Là, elle rencontre Tania, dans la même situation et Leïla, jeune Iranienne brimée par l'éducation traditionnelle de son père. Toutes trois désirent écrire ou raconter leurs parcours. Entre alors en scène un poète de renom, Jesper Humlin, narcissique, préoccupé par sa seule personne et ses poèmes abscons, ne supportant la critique ni sur l'un ni sur les autres. La rencontre entre lui et ces jeunes filles réfugiées est une découverte d'une autre Suède et des Suédois étrangers.
Je connais et apprécie H. Mankell pour ses romans policiers impliquant l'inspecteur Kurt Wallander. Cette fois encore, on retrouve ses thèmes principaux : critique sociale de la Suède, les immigrés, les plus pauvres, ... Tout ce qui est souvent une toile de fond dans ses romans policiers est ici le véritable environnement très présent du livre. Comme à son habitude, Mankell nous gratifie de personnages complexes, en proie aux doutes, aux questionnements existentiels, tout cela dans un style simple et clair. Le résultat est un très bon roman intelligent que l'on pourrait sûrement transposer dans beaucoup d'autres pays dits riches.

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Cochon d'Allemand

Publié le par Yv

Cochon d'Allemand, Knud Romer, Les allusifs, 2007


Knud Romer est né dans une petite ville du Danemark, en 1960 : "Nyboking Falster est une ville si petite qu'elle se termine avant même d'avoir commencé... C'est à cet endroit que je naquis en 1960, et c'était la façon la plus sûre de ne pas exister du tout." Son père est danois, sa mère allemande. Dans ce pays-là, dans ces années-là, difficile d'être allemand (l'Allemagne nazie avait occupé le Danemark pendant la seconde guerre mondiale). La famille de Knud fut victime de vexations diverses de la part des habitants, enfants comme adultes dès leur installation à Nyboking Falster. Knud Romer raconte tout cela, en profite pour nous brosser un portrait de ses grands parents maternels et paternels et de quelques autres membres de sa famille. Son récit est à la fois simple, émouvant, révoltant et déchirant. On sent chez Romer un fort ressentiment envers tous ces gens cotoyés pendant sa jeunesse.
Encore un très bon livre publié par les éditions Les allusifs. Décidément, bonne pioche à chaque fois !

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Le jour des corneilles

Publié le par Yv

Le jour des corneilles, Jean-François Beauchemin, Les allusifs, 2004


Les Courge père et fils vivent dans une cabane au fin fond de la forêt, loin de la compagnie des hommes. Le père impose à son fils mille et une brimades (et encore le mot est léger), toutes plus cruelles les unes que les autres.  Voilà pour le résumé sommaire. Que dire de ce roman sinon qu'il est, pour reprendre des termes utilisés par une critique littéraire (en 4ème de couverture), "halluciné, un ovni littéraire". Le style d'abord : écrit dans une espèce de vieux françois (on se croirait presque dans Les Visiteurs), avec des mots et des tournures de phrases étonnantes, déroutants au premier abord, mais on s'y fait aisément, et les 159 pages (à lire quand même avec attention, pour ne rien rater) passent très agréablement. Un exemple au hasard : "Décontenu, me dressant prestement, je le vis faire de même et prendre par la sente, vert d'allure et leste d'enjambée comme s'il n'avait jamais trépassé, offrant blair aux vents et recevant à distance l'odeur du putois" . L'histoire ensuite qui oscille entre horreur et grâce et qui aborde des questions existentielles comme le sens de la vie, l'amour, la mort, ... Bref, c'est un roman très très fort qui, je pense, reste à l'esprit "long de temps" après l'avoir lu !

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Recel de bâtons

Publié le par Yv

Recel de bâtons, Vincent Ravalec, Le dilettante, 1995


Dans ce recueil de nouvelles, Vincent Ravalec décrit des personnages déjantés, marginaux (toxicos, alcoolos, ou tout simplement à l'esprit dérangé, ou même les trois caractéristiques simultanément). L'un entend et voit Cortès et Moctezuma (respectivement conquistador espagnol et chef Aztèque), l'autre veut monter une agence de "tapin pour dames", etc ... Enfin, que du beau monde bien intégré dans la société, n'est-il-pas ? Dans toutes ses histoires, Ravalec use d'un style très personnel qui fait de son livre, certes pas indispensable, un bon petit moment de lecture.

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Chronique du règne de Nicolas 1er

Publié le par Yv

Chronique du règne de Nicolas 1er, Patrick Rambaud, Grasset, 2008


Ceci est un pamphlet, qui comme il se doit s'en prend aux gens exerçant le pouvoir. Quelques rappels de la première année de pouvoir de "Sa Majesté" et quelques descriptions de manœuvres au sein des arcanes politiques. Assez drôle dans la dénomination des personnes (je vous laisse découvrir les différentes appellations de "Notre Bien-Aimé Monarque" que Patrick Rambaud n'appelle jamais par son nom, et celles des différents membres du gouvernement). Ecrit à la manière des pamphlets du XVIIème ou XVIIIème siècle, dans un style remarquable, c'est à peu près son seul intérêt. En effet, à mon sens, l'abus de la critique systématique tue la critique. Distrayant, sans plus, pour s'amuser des puissants qui nous gouvernent.

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TS

Publié le par Yv

TS, Fabrice Vigne, Ed. L'ampoule, 2004


TS est l'histoire de Luc, adolescent de 15/16 ans, très mal dans sa peau (TS=Tentative de Suicide) qui écrit son histoire à un adulte, M. Bernardini, probablement psychiatre ou psychologue. Luc est passionné par les mots, malgré sa difficulté à communiquer,  et se ballade toujours avec un vieux dictionnaire (édition 1940) dans son sac.
Avant d'entamer ma lecture, je dois avouer que j'avais quelques appréhensions : d'abord, le fait que ce livre soit classé jeunesse (je n'ai rien contre cette littérature, mais ce n'est pas mon rayon habituel), ensuite, l'auteur : suite à mon achat de L'échoppe enténébrée, nous avons échangé deux ou trois mails très sympathiques, et alors le risque que TS ne me plaise pas et que je devrais l'écrire me gênait un peu, et enfin, l'histoire en elle-même qui n'incite pas naturellement à la gaieté. Eh bien, une à une, mes réticences sont tombées. J'ai pris énormément de plaisir à le lire et je suis persuadé qu'il peut convenir à beaucoup d'adultes et d'adolescents. L'histoire est forte, les personnages très attachants et Fabrice Vigne a une écriture très personnelle, un style riche (j'ai cherché un autre terme, mais n'ai rien trouvé de plus adéquat), du vocabulaire, de très belles tournures de phrases, ce qui fait que j'ai lu son livre, d'environ 180 pages, assez lentement pour bien profiter de tous ses mots et du plaisir qu'ils procurent lorsqu'ils sont associés comme il le fait !

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