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La nuit en vérité

Publié le par Yv

La nuit en vérité, Véronique Olmi, Albin Michel, 2013..,

Enzo, 12 ans est un garçon en surpoids qui vit seul avec sa mère, Liouba, dans les beaux quartiers parisiens. Liouba est femme de ménage et occupe à ce titre une chambre dans un très bel appartement de gens riches qui n'y sont que très peu souvent. La cohabitation n'est pas évidente entre cette jeune femme, "toujours dans les vingt" (qui n'a donc pas trente ans) et ce garçon qui entame sa période adolescente dans des conditions exécrables : il est le souffre-douleur silencieux de ses camarades de classe : son poids, son odeur, sa mère-une-bonne, son origine sociale, tout cela le désigne comme tel à leurs yeux d'enfants nantis.

Beaucoup de questions sont abordées dans ce roman, entre autres, la maternité, la condition sociale, l'adolescence, la recherche de ses origines, la paternité, la mort, la vie, ... et tant d'autres. Tous les questionnements qu'un garçon mal dans sa peau, mal aimé -pas du tout par ses collègues de classe, trop exclusivement par sa mère- peut se poser. Véronique Olmi s'empare d'une période pas facile pour nos enfants, le passage par le collège, ces quatre années où tout sera scruté, observé, moqué : l'habillage, la coupe de cheveux, le poids -ou surpoids, où un rien, une différence crée un gouffre infranchissable entre la masse et l'élève isolé. "Enzo sentit la classe, tout autour de lui, une agrégation indifférenciée qui s'appelait : les autres. [...] Il était plus utile à la classe que n'importe qui, la bêtise des autres s'appuyait sur lui, il était la cariatide de leur désœuvrement, et il sentit le crachat dans son cou." (p.81)

C'est un roman qui verra Enzo quitter l'enfance, se détacher de sa mère décalée pour sans doute mieux la retrouver. Un roman d'introspection, dans lequel Enzo se cherche, se trouvera en partie grâce à ses rêves qui le font avancer, découvrir ou deviner ses origines (ses lectures inspireront ses songes, ainsi que des lieux). 

Véronique Olmi écrit bien, alterne des passages vifs, notamment des descriptions qui habituellement sont plus lentes : "L'appartement était très grand. Très vieux. Refait à neuf. Il était en plein cœur de Paris, derrière les jardins du Palais-Royal, tout près des Tuileries. Un Paris idéal. Entre le Louvre et la Comédie-Française." (p.11) et des phrases plus longues lorsque Enzo est plongé dans ses réflexions, ses questionnements.

 

Ceci étant dit, elle n'évite pas les clichés sur le personnage d'Enzo, gros et décalé socialement, ce qui énerve au plus haut point ses camarades et sur les situations. Du gros, du lourd, si je puis me permettre ce malencontreux télescopage de mots ! Un écrivain parfois en gros sabots, comme on dit par chez nous. Pas mal de longueurs également, des étirements du texte ou des situations dont on se passerait bien et qui n'apportent rien au livre si ce n'est 100 ou 150 pages en plus. Disons pour être franc et court que, hormis les paragraphes concernant les soldats russes pendant la guerre de 14/18, leur rébellion en 1917 lorsqu'ils apprennent la Révolution dans leur pays (plus de renseignements ici), rien dans ce livre n'est neuf ou inoubliable. Ma première expérience de lecture de Véronique Olmi ne fut donc pas une grande réussite.

Libfly recense des avis, Babelio également.

 

rentrée 2013

 

région-copie-1

Commenter cet article
L
Il me tente toujours malgré tout !!!
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Y


Tu as raison, le mieux est de s'en faire sa propre opinion



E
Philisine m'avait tentée avec son article mais toi un peu moins.... On verra
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Y


Le mieux c'est de te faire ton opinion



A
J'en ai lu un autre d'elle il y a peu...et j'ai déjà oublié le titre. C'est tout dire...
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Y


Et moi qui croyais que ses livres avaient été appréciés



P
J'ai éprouvé le même sentiment sur ce livre.
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Y


Ouf, je ne suis pas seul...



V
Pour moi, la première fois fut lors de la rentrée littéraire 2012 et je ne suis pas tombée sous le charme non plus. Je passe donc.
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Y


je crois que je passerai dorénavant...



D
Bonjour Yv, peut-être un peu moins dure que toi mais très oubliable en effet. Bonne journée.
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Y


Mais j'ai quand même noté qu'il y avait du bon dedans, non ?



L
Ce livre ne sera pas mon préféré de cet auteur, c'est sûr.
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Y


pour moi c'est le seul



K
Il ne faisait pas partie de ceux que j'avais repéré pour cette rentrée, comme d'autres j'ai lu Bord de mer, qui m'avait plu, même si un peu lourd...
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Y


Celui-ci est donc dans la continuité



Z
Avant de lire une critique, je crois que je n'étais pas trop tentée, donc, je passe mon tour.... j'ai beaucoup de livres bibliothèque en retard !!
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Y


Moi, j'ai voulu tester cette auteure dont j'entendais parler régulièrement



A
Au moins c'est clair, et on est prévenu.
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Y


Exact, vous ne pourrez pas le nier



J
Décidément, l'auteur me paraît assez irregulière. J'ai aimé certains titres, d'autres moins.Ou, au moins prend-t-elle le risque de se renouveller. Ça plaît ou pas.
Je vais passer sur le roman de cette rentrée car c'est la seconde critique négative que je lis.
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Y


J'en ai lu aussi de bonnes mais bon, ça ne passe pas chez moi



H
chouette ! un de moins à lire parmi les 555 de cette rentrée ! merci !
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Y


Tu as raison, il faut être positif, voir le bon côté des choses



S
Argali, se trompe. "Des vies d'oiseau", c'est de Véronique Ovaldé.
C'est le deuxième avis mitigé que je lis sur "la nuit en vérité". Je passe donc !
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Y


Et je n'ai pas pu rectifier car avant ce liovre je n'avais lu aucune des deux Véronique



A
Grosse déception pour moi avec "Des vies d'oiseaux" où il ne se passait rien, où le temps s'étirait mollement, les personnages se regardant vivre... Donc, je n'avais pas envie de lire celui-ci. Tu
confirmes que j'ai raison. Il y a d'autres bons livres...
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Y


Oui, celui dont je parle juste avant et les deux qui vont suivre (les billets sont quasi prêts) sont très bons



A
Le premier que j'ai lu d'elle "bord de mer" était aussi du très lourd, mais dans un style qui m'avait emportée. Les défauts dont tu parles me font beaucoup hésiter.
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Y


Ce n'est pas une lecture désagréable, mais je me demande ce qu'il m'en restera vraiment