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L'Ange du matin

Publié le par Yv

L'Ange du matin , Arni Thorarinsson, Métailié, 2012 (traduction assurée par Éric Boury)

Einar, journaliste islandais trouve une postière agonisante dans les rues d'Akureyri, ville du nord du Pays. Elle meurt des suites de ses blessures. Elle était malentendante. De retour à Reykjavik pour écrire un article sur l'un des "nouveaux vikings", ceux qui ont endetté le pays et l'ont fait courir à la faillite, Einar décide d'enquêter sur ce meurtre et bientôt également, sur la disparition d'une fillette.

D'Arni Thorarinsson, j'avais aimé le précédent roman mettant en scène Einar, Le septième fils.  Là, je ne m'y retrouve pas. Les histoires sont très lentes à démarrer ; enfin vers la page 100, l'action débute pour... retomber aussitôt dans des discours, des discussions autour de la faillite du pays, des responsables, des payeurs, ... C'est bien, mais une fois que le constat est fait, l'auteur tourne un peu en rond  en des cercles plus ou moins larges. L'action n'est jamais là qui pourrait mettre un peu d'intérêt, de rythme dans cette enquête. Ajoutons que je me suis perdu dans les noms propres des nombreux personnages : à chaque fois que je lisais un prénom, j'étais obligé de m'arrêter deux secondes pour le remettre sur le bon intervenant. Ajoutons encore que j'avais du mal à me repérer entre Reykjavik et Akureyri, car l'auteur ne dit pas vraiment distinctement où est située l'action (je sais n'avoir pas le sens de l'orientation -mon côté féminin-, mais je croyais être capable de me repérer dans un bouquin. Eh bien non. Je tombe de haut !).  Ça discute, ça ronronne, ça n'avance pas. Les enquêtent piétinent, stagnent. D'habitude, c'est ce qui, selon moi, fait la force des polars nordiques, on suit les moindres pistes, fussent-elles fausses. Dans ce roman, on ne suit pas de piste, on assiste à de longues discussions entre journalistes sur la crise, sur leur métier, la déontologie, la crise de la presse et la restructuration du journal, qui va mal. La fin s'anime un peu tout de même et relève le niveau du livre par un retournement habile et original, mais il est un peu tard (de 14 juillet)  pour moi. Dommage !

Tant pis, c'est assez rare que ce genre de déception m'arrive chez Métailé. Je vous conseille, pour lire un excellent polar de cet éditeur, de vous plonger immédiatement dans Le dernier Lapon (clic) dont j'ai dit le plus grand bien. Vous m'en direz des nouvelles !

 

challenge 1% thrillers

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K
Je viens de le terminer, et de lire ton billet, eh bien je suis d'accord avec toi, moi les trucs sur la situation en Islande, ça fait redite assez vite. Mais le final s'anime un peu, tu as raison
(d'ailleurs mon rythme de lecture a changé de vitesse!)
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Y


Vrai, mais je reste souvent sur mes toutes premières impressions, ce qui gâche mon éventuel plaisir final



A
Ah...je l'avais noté sur ma LAL, mais du coup je raye. En revanche, je retiens Le dernier lapon.
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Y


Sans comparaison possible, le dernier Lapon est très nettement au-dessus



H
J'ai lu un roman de cet auteur avec les mêmes critiques que toi pour cet opus, je n'ai jamais tenté un autre de lui...
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Y


Il a pourtant ses fans...



Y
Il y a certainement plein de romans pour me contredire, mais pour moi, le polar scandinave, c'est plutôt lent, surtout au démarrage...
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Y


C'est tout à fait vrai, mais le problème avec celui-ci c'est qu'il est vraiment trop lent trop mou.



M
J'aime bien cet auteur, mais ma PAL explosant, je pense être capable de faire l'impasse ! merci
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Y


De rien, le prochain sera peut-être meilleur.



S
Je viens tout juste de l'acquérir, j'aime beaucoup Thorarinsson et j'espère que ses premiers romans mettant en scène Einar seront un jour traduits en France.
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Y


Celui-ci m'a un peu déçu, trop lent, trop mou, trop bavard.



K
Je n'ai toujours rien lu d'Arni Thorarinsson et n'ai pas vraiment envie de commencer !
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Y


Le septième fils est bien



K
Je lis (en diagonale) que ça ne t'a pas plu... Zut alors, je viens de le recevoir, mais je veux me faire une idée , bien sûr; Après le dernier lapon, j'avais envie de grand nord...
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Y


Plus lent, trop lent