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Le Japon n'existe pas

Publié le par Yv

Le Japon n'existe pas, Alberto Torres-Blandina, Ed. Métailié, 2009
Dans un terminal d'aéroport, un balayeur proche de la retraite, Salvador Fuensanta, aborde les voyageurs et leur raconte des histoires. Il les garantit réelles. On peut en douter à la tournure qu'elles prennent, mais les futurs ou ex-passagers en redemandent.
Voilà une bonne idée de livre qui permet à l'auteur de nous raconter à nous aussi plein de petites histoires, entrecoupées par la description des voyageurs et des gens qui travaillent à l'aéroport. Ce Salvador est extra-ordinaire : il met de la bonne humeur dans ce grand hall impersonnel. Quel beau personnage, éminemment sympathique, qui attire les gens tel un aimant. Les histoires sont drôles, tendres, mélancoliques, macabres, mais toujours décrivent des personnages à la marge. Ce serait difficile de toutes les résumer ici. En voici le début d'une pour le plaisir, celle qui donne son titre au livre : "Le Japon n'est qu'une façade. Une opération marketing comme une autre. On l'a inventé pour vendre de la technologie et ça a marché. Made in Japan est aujourd'hui le meilleur label pour vendre une voiture ou un téléviseur." La suite, je vous laisse la découvrir dans ce formidable petit roman.
NB : je viens de découvrir les éditions Métailié : c'est le troisième livre depuis quelques jours et aucune fausse note pour le moment.

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A

Je viens enfin de lire et chroniquer ce roman, repéré chez toi il y a déjà un bout de temps...


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Y


Ah bien oui, tu te rends compte, je vais devoir relire mon article pour me rappeler ce livre ?


Bon, je vais voir ce que tu en dis.



M
Ce commentaire me donne bien envie de découvrir ce roman. Il me paraît bien atypique, comme j'aime !
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Y

Atypique et réjouissant. Que demander de plus ?


A
Une très bonne maison d'édition !
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Y

Je ne la connaissais que très peu et là trois livres coup sur coup qui m'intéressent. Bien !


A
Voilà un roman que je retiens pour une prochaine lecture ! Moi qui suis sensible aux couvertures, celle-ci est très bien faite : humaniser le balai et lui donner le statut de personnage, c'est gonflé et en même temps, cela donne de l'importance à un métier que l'on a tendance à mépriser. Qui plus est, le lien avec le titre est quasi-impossible à faire et ne peut qu'éveiller la curiosité...Je pensais lire "La koala tueur" mais j'en suis moins sûre après la lecture de ton article. On connaissait le "Yv": je marche hors des sentiers battus. Maintenant voilà qu'apparaît le Yv : je suis le roi de la casse ! Pauvre petit Koala...
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Y

Chez cet éditeur, les couvertures sont soignées. C'est effectivement unroman à découvrir.
Quant au roi de la casse, j'ai quand même chroniqué plus de livres que j'ai aimés. Ceux que je n'aime pas, c'est vrai que j'ai tendance à ne pas avoir d'indulgence. Et puis, si tu lis l'histoire du
koala (la plus drôle du livre), tu verras que ce koala n'est pas si sympathique que cela.


M
Plutôt sympathique comme thème mais je n'aime pas beaucoup les nouvelles ou bien est-ce vraiment un roman?
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Y

Me serais-je mal exprimé ? Il s'agit d'un roman dans lequel le "héros" est un raconteur d'histoires.