Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Alicia Prima Ballerina Assoluta

Publié le par Yv

Alicia Prima Ballerina Assoluta, Eileen Hofer, Mayalen Goust, Rue de Sèvres, 2021

L'histoire commence à La Havane en 1931 lorsque la jeune Alicia débute les cours de danse. Puis elle continue dans la même ville, quelques années plus tard, lorsqu'elle remplace au pied levé une autre danseuse et qu'elle devient une véritable icône du ballet : Alicia Prima Ballerina Assoluta. Elle dansera avec les plus grands chorégraphes malgré une perte progressive de la vue et sera une fervente de la révolution cubaine en 1959.

Son histoire croise celle d'Amanda, en 2011 qui rêve d'être une grande danseuse et qui, dans un pays fatigué et pauvre, tente de se faire un nom.

Je ne suis pas connaisseur du monde de la danse et c'est même un art que je ne comprends pas, mais j'aime beaucoup les dessins de Mayalen Goust, ses choix de couleurs douces, son trait. Et sur ce point, je ne suis pas déçu du tout, bien au contraire. C'est doux, très beau, coloré, cela évoque sans marteler la difficulté de vivre à Cuba entre marché noir, débrouille et misère. Et la joie de vivre malgré tout, l'envie de s'en sortir.

Le scénario d'Eileen Hofer présente Alicia Alonso (1920-2019), la vraie danseuse, celle qui a existé, avec d'autres personnages fictifs. Il brosse le portrait d'une femme volontaire et motivée, ambitieuse au point parfois d'oublier la misère des Cubains, qui frayait avec les chefs de la révolution cubaine, Fidel Castro notamment. Mais aussi bien sûr la grande danseuse qu'elle fut, qui surmonta sa cécité pour continuer à danser sur les plus grandes scènes, qui fit preuve d'une volonté sans égale et qui est pour la jeune Amanda et pour toutes les jeunes danseuse du pays, un modèle.

Très bel album, grâcieux et fin qui me permet de faire la connaissance d'Alicia Alonso.

Voir les commentaires

Ça coince ! (55)

Publié le par Yv

Sous la dalle, Henri-Frédéric Blanc, Ed. du Rocher, 2002

Un homme se retrouve dans un cercueil, enterré alors qu'il n'est pas mort. Lorsqu'il revient à lui, il trouve dans sa poche un téléphone portable et tente de joindre des personnes pour le sortir de là, mais problème, il ne se souvient de rien, même pas de son nom.

Si l'idée de départ est bonne et le style de l'auteur attrayant, le tout devient assez vite ennuyeux voire même agaçant. Des néologismes aux jeux de mots faciles et pas très drôles et un humour qui ne me fait pas beaucoup rire, mais je reconnais que l'humour "parfois ça marche, parfois ça marche pas" comme disait Garcimore -que les plus jeunes veuillent bien m'excuser cette citation qui ne fera sourire que les plus de 45/50 ans. Je peux reconnaître également que mon humour est particulier, enfin c'est ce que disent mes proches.

Mais revenons à cette histoire qui tourne en rond, qui devient vite longue, l'enterré qui fait des phrases et oublie sans doute l'essentiel, celui de se poser des questions sur lui-même. Bref, un titre que l'on m'a conseillé fortement, mais qui n'est pas pour moi.

 

Homme sans chien, Håkan Nesser, Seuil, 2013 (traduit par Esther Sermage)

"Dans la petite ville de Kymlinge, la famille Hermansson est réunie pour fêter l'anniversaire du père et de la fille aînée. Seul manque Robert, le fils honteux qui s'est ridiculisé lors d'une émission de téléréalité. Suicide ? Fugue ? Plus aucune de ces hypothèses ne tient quand Henrik, son neveu, disparaît à son tour. Pour l'inspecteur Barbarotti, chargé de l'enquête, l'hiver s'annonce brumeux." (4ème de couverture )

Alors sur le papier, c'est alléchant et les premières pages continuent de souffler le chaud et je me dis que je vais m'enquiller les presque 500 pages sans sourciller en bon amateur de polars nordiques. Håkan Nesser procède par petites touches pour nous présenter la famille Hermansson, les parents mariés depuis 40 ans, mari autoritaire femme soumise, les enfants : l'aînée modèle du père adoré par icelui, le fils quasi répudié et la dernière née non désirée. Tous sont maintenant des trentenaires et la réunion de famille risque d'être houleuse.

Mais le hic, c'est que le livre traîne en longueurs, à force de vouloir avancer à petits pas, on piétine, tourne en rond et personnellement je m'ennuie et saute des pages. Pas bon signe. Et je sens que ce qui devait faire un bon polar, noir, dense, une histoire de famille avec tous les rebondissements, les règlements de compte, tout cela n'advient pas ou adviendra mais dans moult pages. C'est dommage cette envie de faire long lorsqu'on peut faire plus serré, plus dense, plus court, plus captivant. Tant pis, je lâche, je ne saurai pas la fin de l'histoire.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3