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La religion des ratés

Publié le par Yv

La religion des ratés, Nick Toshes, Folio, 2011 (Gallimard, 1996), (traduit par Jean Esch)...

"Louie est un petit arnaqueur de second rang qui entretient des rapports difficiles avec sa maîtresse. Sa seule lumière, c'est son grand-oncle Giovanni, une gloire locale de la mafia new-yorkaise, spécialisée dans les arnaques à la loterie. Giovanni a une nouvelle idée d'arnaque, un plan pour détourner plusieurs millions de dollars à la loterie d’État. L'ennui c'est que plus le gâteau est gros, plus les rats sont nombreux..." (4ème de couverture)

C'est Sibylline, du site Lecture-Ecriture qui m'a récemment interpellé car l'auteur du mois (en fait avril et mai) sur son site, c'est Nick Toshes et qu'elle était étonnée de ne rien voir de lui chez moi. Normal, je ne connaissais pas. Nick Toshes est poète, écrivain, biographe et journaliste spécialiste du rock étasunien. Dans sa bibliographie, j'ai choisi son premier roman, écrit en 1988 et traduit chez Gallimard en 1996 (il aurait bénéficié d'une première traduction et sortie chez Gérard de Villiers en 1989, sous le titre Les pièges de la nuit, si Wikipédia dit vrai).

Voilà un vrai roman étasunien, ça fleure New-York, les petites arnaques, les bars louches et leur fréquentation de drogués, alcooliques, joueurs, filles cherchant un mec pour la soirée et inversement, ... Les rues sont pleines de gens pauvres, largués par la société, qui se débrouillent. Et au milieu de tout cela Louie se promène, tente de récupérer l'argent qu'il a prêté, il s'est lancé dans la carrière d'usurier, mais Louie est trop gentil, n'a ni les méthodes ni la violence des usurier habituels, l'argent ne rentre donc pas si facilement...

C'est un roman noir, mais pas seulement, Nick Toshes s'attarde longuement sur des pans entiers de la société new-yorkaise, sur le racisme, le sexisme, le machisme, le féminisme, la pauvreté. C'est un langage direct, oral qui lorgne parfois très franchement sur la poésie. On visualise bien les situations, les dialogues pourraient être filmés, ils sont souvent drôles :

"L'amour par téléphone, déclara le vieil homme d'un air solennel. C'est nouveau. Tu appelles, tu payes et la nana te cause. Ils en ont parlé à la télé dans l'émission de Donahue l'autre jour. Tu te rends compte ? Payer une bonne femme pour qu'elle cause ! C'est comme payer un oiseau pour voler !" (p.58)

Certes, un peu machiste, mais c'est un peu le genre qui veut cela, on reste dans le genre roman noir étasunien des années 80/90, très masculin. Ma réserve -assez importante tout de même- viendrait de l'arnaque montée par Giovanni et que l'auteur raconte par le menu, et là, je dois dire que je fus largué, c'est technique et finalement peu important -pour moi (les chiffres, les chiffres, décidément ce n'est pas mon truc). Je suis parvenu à saisir l'essentiel du message sans comprendre l'arnaque dans les détails, j'avoue même avoir passé les -nombreuses- pages la décrivant assez vite.

Malgré cela, je me dois ici de remercier Sibylline, car grâce à elle, j'ai découvert un auteur qui dans  un genre parfois un peu superficiel se distingue par la profondeur de son propos et de ses personnages. Pas si mal.

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Les bras cassés

Publié le par Yv

Les bras cassés, Yann Le Poulichet, Denoël, 2017...,

Lorsque Jules répond au téléphone dans l'appartement qu'il loue avec ses deux potes Virgil et Nico, il a oublié que l'ancien locataire était un détective privé, et lorsque la voix lui demande s'il exerce cette profession, il ne peut s'empêcher de répondre par l'affirmative. Partant sur un banal adultère, le voici embarqué dans une enquête beaucoup plus compliquée dans laquelle des coups, un enlèvement et des cadavres apparaissent. Une histoire qui dépasse le trio qui va pourtant devoir faire face.

Pas inoubliable mais loin d'être désagréable, tel pourrait être mon résumé laconique de ce roman. Il démarre très fort, un langage jeune, moderne, pas mal d'humour dans les personnages un peu décalés, dans les expressions, je me dis que je vais passer un excellent moment.

"Finalement, il est sorti à la suivante, à la hauteur de Longjumeau. en voyant le panneau, je me suis dit que c'était la ville où les 2Be3 avaient passé leur enfance. Puis je me suis demandé comment je pouvais savoir un truc pareil, c'était pas vraiment ma génération ces trois couillons. Ça m'a un peu turlupiné en suivant de pas trop loin la Mercedes. Pas longtemps." (p.19)

Ce qui est le cas jusqu'au milieu du livre, et puis, un petit coup de mou, je ne sais pas si c'est le mien ou celui du romancier. Des longueurs, des répétitions, on tourne en rond, comme les trois copains d'ailleurs. Il y a toujours ici et là des pages plus intéressantes, plus drôles, même si cette fin de roman est nettement moins légère que son début. Je frôle l'agacement et l'épuisement lorsque la petite lueur -l'indice- vient mettre le feu au final et je retrouve de l'allant pour aller au bout des aventures de Jules, Virgil et Nico.

Globalement, je garderai l'idée d'un roman agréable, un peu long (les 280 pages auraient pu être condensées), des mecs sympas, décalés, un peu glandeurs, pas mal alcoolisés, perdus et qui se découvrent des ressources qu'ils ne soupçonnaient pas, des amateurs quoi ; c'est cela qui les rend touchants, attachants et sympathiques. On n'a pas envie qu'il leur arrive des bricoles, ils pourraient être nos fils, neveux, frères, cousins (rayez la mention inutile). Des à-peine trentenaires qui découvrent la vie, une sorte de roman initiatique moderne, très ancré dans la société actuelle.

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Noé

Publié le par Yv

Noé, Valérie Mazeau, Amazon, 2017...,

Sophie venue au Québec changer de vie, échapper à un mari qui l'humilie commence à travailler pour Louis Keller, éditeur de livres de botanique qui se lance dans le roman. Sophie est chargée de lire les manuscrits et d'y repérer la ou les perles à éditer. Louis est un homme dur qui a des rapports compliqués avec les femmes, notamment avec sa mère.

Sur les conseils de son ami Félix, libraire, Louis s'est inscrit à un atelier d'écriture. Il débute une histoire, celle de Gabriele, un jeune apprenti dans un atelier de peintre à Venise, en 1536.

La franchise étant de mise sur le blog, j'avoue connaître Valérie Mazeau. Une amie commune a fait le lien par l'un de ses romans et nous nous sommes rencontrés autour d'un café et de Noé. Un très bon moment qui en appellera d'autres, nous sommes quasiment voisins... Je trouve beaucoup plus délicat de dire ce que je pense d'un livre d'un auteur que je connais. L'encenser, c'est passer pour un -trop- bon copain, et le descendre ce n'est pas très amical. Pour Noé, je ne serai pas dans les extrêmes. Globalement, j'ai bien aimé, mais pas tout. C'est un roman très -trop ?- dialogué, genre dont je ne suis pas très amateur, qui, à mes yeux, crée un déséquilibre entre les paragraphes descriptifs et les fameux dialogues, plus souvent "faciles" et moins construits. Il y a une autre chose qui me gène dans Noé, une chose que je ne parviens pas à décrire précisément, autour des rapports entre Louis et Sophie. Car ce qui domine dans ce roman ce sont les personnages et leurs rapports, l'humain est au centre des préoccupations de la romancière. Tout oppose Louis et sa dureté, sa rudesse voire sa violence et  la gentillesse et la grande tolérance de Sophie -et de Denise sa meilleure amie-, tant que cela me semble un brin exagéré et presque caricatural. Valérie veut donner du sens à tout ce qu'elle écrit, de la profondeur, elle y parvient au risque -selon moi, mais c'est sans doute mon côté masculin taiseux et intraverti, il m'en faut bien un quand même- de tomber dans l'excès.

Néanmoins, j'ai bien aimé ce roman à triple entrée : d'abord celle de Sophie qui s'exprime avec le "je", puis celle de Louis pour qui l'auteure use du "il" et enfin, celle du roman dans le roman, l'histoire de Gabriele à Venise. C'est cette dernière partie qui m'a le plus emballé à tous points de vue, tant les personnages -le narrateur est assez surprenant, mais je laisse la surprise- que l'époque et le lieu. Ce fameux narrateur qui témoigne de ses différents lieux de vie, de la grande bourgeoisie à la grande pauvreté de Venise au cinquecento. La triple entrée permet de ne s'ennuyer dans aucune partie et même de garder un intérêt pour chacune d'elle jusqu'à la fin, car même avec mes réserves, je suis allé jusqu'au bout du roman sans rechigner, sans râler et même avec envie. Si, j'ai râlé une fois, parce que si j'avais été l'auteur de ce livre, je n'aurais pas écrit ce petit bout de phrase comme toi Valérie : "Trois mois qu'il travaille ici, sans rien faire d'autre que broyer les pigments et broyer du noir..." (p.107) ; moi, je n'aurais pas résisté à l'attrait du zeugma -pardonne-moi à l'avance ce sacrilège de le réécrire- : "Trois mois qu'il travaille ici, sans rien faire d'autre que broyer des pigments et du noir...". Voilà, c'est ma seule remarque -sans doute très contestable d'ailleurs- sur le style de Valérie Mazeau qui se lit avec beaucoup de plaisir et de fluidité et qui est bien plus qualifiée que moi dans ce domaine.

Je me résume : une belle histoire vénitienne dans un roman très agréable, le tout se passant au milieu des livres et avec des gens très marqués et attachants, l'ensemble emballé dans une écriture très fluide et de très bonne tenue, ce serait dommage de passer à côté. Livre disponible sur Amazon, mais ci-après, je mets le lien vers le site de Valérie Mazeau qui vous donne plus de détails.

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Taipei, histoires au coin de la rue

Publié le par Yv

Taipei, histoires au coin de la rue, Collectif, L'Asiathèque, 2017...,

Taipei est la capitale de Taïwan. Plusieurs écrivains contemporains écrivent sur cette ville devenue métropole. Jane Jian, Shu Kuo-chih, Lin Yao-teh, Walis Nokan, Lo Yi-chin, Wu Ming-yi, Chi Ta-wei, Chang Wan-k'ang, Chou Tan-ying. Chacun apporte sa vision de la ville et ses personnages souvent venus de lieux assez éloignés de Taipei.

C'est donc une grande diversité de points de vue, certains très réalistes voire même autobiographiques telle la première nouvelle, d'autres plus oniriques, même s'ils partent d'un point de départ on ne peut plus terre-à-terre, raconter la ville. Les légendes chinoises, les histoires de la ville, les apports des habitants venus des quatre coins du pays, parfois de populations très anciennes et ayant presque disparues, absorbées dans la ville et plus globalement dans le pays. Chaque nouvelle est une histoire particulière qui apporte un lot d'informations mais aussi des ressentis de cette métropole, son côté village ou petite ville de province avec son marché, ses rues étroites, ses échoppes... A propos d'échoppes entre les nouvelles se glissent des pages écrites par Shu Kuo-chih sur ses escapades gourmandes dans la ville. Ce sont de petites boutiques où le cuisinier cuit sur place et à la demande des nouilles, de la soupe, du curry, ...un véritable guide des bons endroits pour qui veut visiter la ville de Taipei. Si l'on m'offre le voyage, j'emporte ce livre pour savoir où manger bien... avis aux voyagistes susceptibles de m'offrir le voyage (tout frais payés, il va sans dire...)

C'est donc sans sortir une nouvelle particulière de ce recueil que je fais ma chronique ; une plongée totale dans la métropole dans laquelle se côtoient des gens très différents qui en font sa richesse, même si certains sont harcelés du fait de leurs origines ou si d'autres sont obligés d'accepter des jobs dégradants pour survivre. Les écrivains choisis ne nous épargnent pas les difficultés mais magnifient néanmoins cette ville fascinante. Mon article ne serait pas complet si je ne citais pas les traducteurs, dans l'ordre d'apparition : Wu Ching-ji Soldani, Coraline Jortay (pour toutes les chroniques culinaires), Marie Laureillard, Marie-Paule Chamayou, Lise Pouchelon, Gwennaêl Gaffric (qui signe aussi l'excellente préface qui permet d'en savoir plus sur Taipei et sur les écrivains du recueil), Olivier Bialais, Damien Ligot, Mélie Chen. Beau travail de la maison L'Asiathèque.

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Nocturne au Louvre

Publié le par Yv

Nocturne au Louvre, Brigitte Joseph-Jeanneney, Cohen&Cohen, 2017.....

Lorsque Nicolas Lesur, en cette fin d'année 1995, prend ses fonctions de directeur de la sécurité du Louvre, la France est paralysée par des grèves contre la politique du 1er ministre d'alors, Alain Juppé. Mais ce qui va directement occuper le nouveau directeur, c'est qu'à peiné arrivé, des tableaux sont dévissés et pendent dangereusement vers le sol. Tout se passe la nuit sans que rien en soit décelé. Diane, une copiste séduisante intrigue Nicolas par ses attitudes et ses relations. Saura-t-il résoudre l'énigme et s'assurer ainsi de son poste ?

Comme toujours dans la collection Art noir de chez Cohen&Cohen, l'art est au cœur de l'intrigue. Cette fois-ci, plus qu'une œuvre ou qu'un peintre, c'est tout le musée du Louvre qui est le lieu quasi unique du roman. Si le fond du problème peut sembler anodin aux amateurs de thrillers, de polars avec des morts à toutes les pages, l'enquête n'a pourtant rien à envier à ces ouvrages. Ce coté un peu léger fait même mon bonheur, car je peux lire tranquillement les aventures de Nicolas Lesur sans craindre un déferlement de violence. Et puis en prime, Brigitte Joseph-Jeanneney nous fait la visite du Louvre, parle de certaines œuvres, des célèbres et d'autres moins, La Joconde bien sûr, Le radeau de la méduse itou, ... mais on suit aussi en partie les visites d'une charmante conférencière qui s'intéresse -et nous intéresse- à la collection du marquis Giovanni Pietro Campana Di Cavelli. Son histoire est passionnante et véridique : collectionneur compulsif, arrêté et sauvé par Napoléon III, l'auteure en parle formidablement bien.

Son roman tourne parfaitement, il aurait pu aller jusqu'au bout sans que je me lasse, mais une belle surprise, un retournement final permet de prendre encore plus de plaisir aux dernières pages. Finalement assez original ce polar qui ne pet en scène aucune mort, aucune torture. Il est ancré dans le quotidien du Louvre, certes un peu bousculé, mais dans un rythme tranquille ; on est plus dans un bon Columbo que dans un épisode d'une série virevoltante. Et du coup c'est reposant et ça fait un bien fou.

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Sanglier

Publié le par Yv

Sanglier, Dominique Rameau, José Corti, 2017....

Sybille vient passer quelques jours de vacances dans une maison isolée dans un hameau déserté de Bourgogne. Plutôt citadine, la voici arpentant les sentiers rudes et à peine dessinés, traversant des champs, grimpant et descendant des collines. Elle se perd, se retrouve grâce à des habitants qui la guident, la mènent, lui plaisent, lui font peur. Sybille découvre la nature, s'aventure se découvre et découvre mille et une espèces vivantes, faune et flore.

Texte éminemment beau, lent et décrivant superbement la nature. C'est du contemplatif, il faut aimer, mais si on se laisse porter on sera transporté. Sybille guide le lecteur dans la région qu'elle habite temporairement qui la découvre avec elle : les plantes, les oiseaux, les cours d'eau, les vents, la nuit, le jour, ... Tout est découverte, étonnement, peur parfois lorsque les bruits sont inquiétants.

Superbe, fin, sensible, ... il n'est pas assez d'adjectifs dans mon vocabulaire pour parler de ce roman, un premier roman d'un écrivain né en 1947. L'écriture est ciselée, très belle, tout coule comme l'eau des ruisseaux décrits. Court roman qui a obtenu le Prix de la page 112, de justesse puisqu'il n'en compte que 120. Allez, pour finir, un extrait de cette fameuse page 112 :

"On voit très loin, mais à partir de quinze vingt kilomètres les choses sont un peu floues et vers l'horizon ce sont juste des dos et des hanches grises. Mais devant, chaque arbuste, dans la forêt chaque frondaison, tous les oiseaux qui montent au-dessus pour mieux circuler ; des myriades d'insectes qui brillent au soleil ; tout se sait. Et cela n'est rien, ce qui réveille c'est la force des choses."

Merci à Zazy pour le prêt.

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Le travailleur de la nuit

Publié le par Yv

Le travailleur de la nuit, Matz et Chemineau, Rue de Sèvres, 2017.....

"Vous savez qui je suis : un révolté, vivant du produit de ses cambriolages. La société ne m'a accordé que trois moyens d'existence, le travail, la mendicité et le vol. Le travail, loin de me répugner, me plaît. Ce qui me répugne c'est suer sang et eau pour l'aumône d'un salaire. La mendicité, c'est l'avilissement, la négation de toute dignité. Tout homme a droit au banquet de la vie." (4ème de couverture). Cet homme qui s'exprime ainsi, c'est Alexandre Marius Jacob 1879-1954), anarchiste, cambrioleur, révolté.

Très belle idée que de consacrer un album de bande dessinée à Alexandre Marius Jacob que personnellement je ne connaissais pas. Sorte d'Arsène Lupin, il se dit même parfois qu'il fut l'inspirateur de Maurice Leblanc, ce que ce dernier nia, mais les ressemblances sont troublantes. Né à Marseille, Alexandre féru de Jules Verne et de récits d'aventures rêve d'embarquer, ce qu'il fera dès l'âge de 11 ans. Il lui faudra une force de caractère peu commune pour résister aux assauts des marins adultes. Déserteur à 13 ans, il sera jugé. Puis de rencontres en rencontres, sa pensée et sa réflexion s'affinent jusqu'aux thèses anarchistes. Empêché de travailler car surveillé de très près par la police, il se tourne vers la cambriole, art qu'il exercera avec talent et organisation.

Très bel album à tous points de vue : dessins de Léonard Chemineau et scénario de Matz. Il a l'énorme avantage de rappeler à notre mémoire ce que fut l'anarchisme à une époque où il était vivement critiqué et combattu. Une page de notre histoire méconnue est présentée ici et c'est une excellente idée. Alexandre Jacob est un type révolté, insoumis dirait-on maintenant, travailleur -il a bossé comme un fou pour devenir officier de marine, puis pharmacien, pour perfectionner ses techniques de cambrioleur, pour étudier le droit au bagne de Cayenne-, avec un sens de l'humour qui plaisait à certains mais déplaisait aux puissants, du charisme...

Une vie hors du commun qui ne pouvait que résonner des années plus tard. Voilà qui est joliment fait dans cet album de Matz et Chemineau.

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