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Tarmac blues

Publié le par Yv

Tarmac blues, Gérard Carré, Jigal polar, 2021

Lorsque la femme de Léonard Delevigne, chef du BAND, les flics spécialisés dans le narco-djihadisme, est enlevée, enceinte prête à accoucher de jumeaux, et que l'on demande à Léonard de choisir entre sa femme, ses enfants et un gros trafiquant, il n'hésite pas, et, au mépris des règles, il fait tout pour sauver sa famille.

Lorsque Milovan Milosevic, le second de Léo son "presque frère" commence à comprendre la situation compliquée dans laquelle s'est mis Léo, lui, l'homme d'action, tient justement à agir.

De l'action, des rebondissements en pagaille, de la page 9 à la page 365, sans aucun temps mort. Lorsque, à certains moments, j'ai pu me dire "Cool, ça va finir pépère -mais bon, il reste quand même xx pages", eh bien, il y a un grain de sable ou un galet voire un rocher dans les rouages, un truc qui fait que pépère n'est pas présent, et que ce mot est absolument à bannir de cette recension.

C'est typiquement le genre de polar qui fait repousser l'heure du coucher, tant on se demande ce qu'il va arriver, à qui ? pourquoi ? qui va surgir au bon ou au mauvais moment selon qu'on est pour les flics ou pour les voyous ? Gérard Carré qui est également scénariste pour la télévision et le cinéma sait tenir un lecteur, à coups de courts chapitres qui alternent les narrateurs pas toujours aussi blancs ou noirs qu'ils voudraient le faire paraître.

Ce roman qui, mon cours résumé en est la preuve, commence avec des hommes, des flics expérimentés, révèle davantage le courage et la personnalité forte des femmes : flique, délinquante, victime, témoin... toutes portent ce polar et le font vivre. Elles ont pour beaucoup vécu la violence dans leur enfance : le Rwanda, être une jeune femme arabe en cité, agression d'un "beau-père"... mais elles gardent en elles une grande part d'humanité même lorsque la vie les teste durement.

Excellent polar donc, non dénué de touches d'humour qui fait passer des scènes assez dures ; le seul hic est qu'une fois commencé, on ne peut plus s'arrêter...

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