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La péniche rouge

Publié le par Yv

La péniche rouge, Henri de Golen, Oxymoron, 2019...,

La Ferté-sous-Jouarre, une sage-femme a été assassinée et les policiers du coin peinent à résoudre l'enquête. Le brigadier Poncet de la police judiciaire de Paris est mandé, lui dont les succès s'accumulent. Un fin limier, qui cependant n'aime point trop la province. Il s'y rend tout de même, bien décidé à mener rondement ses propres investigations et ne pas quitter trop longtemps sa délicieuse épouse Lucienne.

Henri de Golen est le nom de plume de Henri Commenge (1882-1944), homme de lettres, prisonnier de la grande guerre, auteur d'un livre polémique à l'époque Scandales médicaux pendant la guerre. Il écrivit aussi pas mal de romans policiers, dont La péniche rouge, paru en 1935 publié en e-book chez Oxymoron récemment.

Une grosse centaine de pages pour une enquête menée à un train d'enfer. C'est que le brigadier Poncet ne veut pas traîner en province. C'est délicieusement légèrement méprisant pour les provinciaux malgré la découverte par Poncet des capacités d'iceux, mais pas tous, certains restent des benêts.

Comme dans les livres déjà lus et présentés ici et publiés par Oxymoron, l'intérêt réside dans la découverte d'auteurs oubliés, de la littérature populaire du début du siècle dernier, l'enquête ne défrisant pas le lecteur actuel habitué à tant d'énigmes résolues par les plus grands. Et puis, en un peu plus de 100 pages, on sait qu'on n'aura pas le raisonnement alambiqué de Sherlock Holmes ou les déductions logiques de Hercule Poirot, mais bon, je ne boude pas mon plaisir et j'ai passé un très bon moment avec Poncet que je renouvellerai volontiers dans d'autres aventures.

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Quasi-lipogramme en A minor

Publié le par Yv

Quasi-lipogramme en A minor, ou La réintroduction, Emmanuel Glais, Ed. Maïa, 2020....,

Hubert-Félix, jeune Breton hésite sur son avenir. Il veut entreprendre, gagner de l'argent. Natif de Pontivy, il vit à quleques kilomètres, à Montfort-sur-Meu, petite localité dans laquelle l'esprit d'entreprise ne peut pas être aisément assouvi. Un peu misanthrope, un peu râleur, un peu pessimiste, il livre ses pensées et ses doutes.

Le lipogramme est une figure de style qui consiste à produire un texte d'où est exclue au moins une lettre. L'exemple le plus connu -de moi- et pas le plus aisé à lire est La disparition de Georges Perec, sans la lettre e. Emmanuel Glais s'y essaie sans la lettre a. Néanmoins, il prévient dès le titre, c'est un quasi lipogramme, donc avec apparition possible de la lettre interdite, mais ça, je n'en dirai rien.

Pour ce qui est de ce roman, je l'ai beaucoup aimé, même si par moments, la mauvaise humeur, l'agacement et les diatribes de Hubert-Félix contre l'Europe, l'écologie, le travail, la routine, l'abrutissement du métro-boulot-dodo, la politique m'ont un peu gavé. Je comprends ses hésitations, ses interrogations, ses craintes et ses doutes, son inaction pour ne pas faire comme tout le monde, ses tergiversations, ... C'est le jeu et le but du roman que de montrer un jeune homme qui ne sait pas comment avancer, qui ne veut pas reproduire le modèle des aînés, mais ses envolées sont parfois un peu pompeuses et irritantes, un peu comme celles d'un ado qui sait tout sur tout et qui, même quand il ne sait rien un avis. Finalement, je peux dire que le portrait du jeune homme est parfaitement réussi, Emmanuel Glais a su décrire même l'irritation des autres face à Hubert-Félix. Il provoque et parfois touche lorsqu'il aborde un sujet sensible. Pas mal de réflexions sensées, de celles dont on se dit qu'elles sont frappées au coin du bon sens.

J'ai beaucoup aimé le texte., je pensais qu'avec un lettre en moins et pas n'importe laquelle, il serait plus nébuleux. Or, que nenni ! On y trouve des passages très bons et même excellents :

"Noël. Son lot d'hypocrisies. Le ventre plein, le nez poudré de truffes, les Européens, qui le reste du temps ne font rien ni pour leurs droits ni pour les désespérés, refont le monde." (p. 31)

"Ce qui est sûr, c'est que je suis né vieux, grincheux et cynique. Comprenez donc mon empressement de rester jeune -entre guillemets- je veux dire mon désir de vieillir moins vite, pour mourir moins vieux que prévu. En quelques mots, voici mon credo :

Être vieux jeu.

Vivre lentement.

Refuser le progrès.

Honnir le présent." (p. 72)

Mais ce livre n'est pas qu'une suite d'avis, d'emportements, de colères, il est un vrai roman sur le passage à l'âge adulte -que je n'aime pas cette expression, disons à une forme de responsabilisation. Hubert-Félix (hommage à Thiéfaine ?), s'il est parfois énervant est un vrai jeune homme de son époque qui offre de multitudes opportunités mais aussi un fort prix à payer. Le monde actuel nécessite une reconstruction, un changement radical. Avoir vingt ans, c'est se poser des questions sur son avenir c'est désormais également se poser des questions sur l'avenir du monde, de la planète.

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On a tué le docteur

Publié le par Yv

On a tué le docteur, Claude Ascain, Oxymoron, 2019..,

Le docteur Dhorme est retrouvé assassiné à son cabinet. Yves Michelot, détective, et ami personnel du docteur se précipite sur les lieux pour assister l'inspecteur Rodier. Très vite, il soupçonne l'entourage du baron de Carrier, paralytique que seul le docteur Dhorme parvenait à soigner. Comme le baron est riche, y aurait-il une histoire d'argent, d'héritage ? En veut-on au baron ?

Claude Ascain est l'un des nombreux pseudonymes de Henry Musnik (1895-1957), écrivain prolifique, journaliste et co-créateur de la bande dessinée Fulguros. Claude Ascain est le nom dont il se sert pour écrire des romans policiers. Ou plutôt, dans le cas qui nous occupe une nouvelle : 32 pages, rapides comme Yves Michelot. Il fonce, échafaude des hypothèses plus vite que son ombre, et si l'une d'elles ne s'avère pas, repart sur une autre aussi sec. Pas le temps de s'ennuyer donc, pas le temps de gamberger pour nous, tant cela va vite et est court. On est loin, très loin des cadors de la discipline, les grands et célèbres détectives,  mais pour passer agréablement 30/45 minutes, franchement c'est un bon plan. Avec ce titre, je continue d'explorer le catalogue des éditions Oxymoron. Ainsi débute ce titre :

"- Chauffeur... Vite... Rue d'Astorg !...

- Diable, il a l'air pressé le client !

En effet, Yves Michelot était très pressé. Un coup de téléphone venait de le prévenir que son ami, le fameux, docteur Pierre Dhorme avait été découvert dans son cabinet de consultation, la poitrine trouée d'une balle." (p. 3)

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Du sang sur la glace

Publié le par Yv

Du sang sur la glace, Jo Nesbø, Gallimard, 2015 (traduit par Céline Romand-Monnier).....

Expéditeur pour l'un des plus gros trafiquants d'Oslo, Daniel Hoffmann, l'homme qui raconte son histoire se retrouve confronté à un cas de conscience. Doit-il éliminer la femme infidèle de son boss, surtout lorsqu'il apprend qu'elle se fait violenter et qu'il en tombe amoureux ?

Dilemme suivant : s'il ne l'élimine pas, comment justifier auprès d'Hoffmann son refus ? 

Court roman qui me permet de pénétrer le monde de Jo Nesbø que je ne connaissais pas malgré toutes les bonnes choses que j'ai lues sur ses livres. Polar vraiment bon, avec un héros ou plutôt un anti-héros tant il est décalé, dyslexique qui aime lire mais ne comprend pas toujours donc s'invente ses propres histoires : il a par exemple adapté Les Misérables pour lui, avec un Valjean qui lui ressemble. D'ailleurs, il lui ressemble un peu : malgré son métier, il veut faire le bien, n'hésite pas à dépenser son argent pour une cause qu'il trouve juste.

Les situations décrites par Jo Nesbø sont déjà vues ailleurs, mais il a toujours un petit truc qui les décale, les rend originales. Beaucoup d'humour même si l'ambiance n'est pas à la franche rigolade, on parle tout de même de tueurs de la pègre suédoise et ils ne se font pas de cadeaux. Mais au hasard d'une page, on trouve ce portrait : "Prenez Maria, par exemple. Boiteuse et sourde-muette. Je ne sais pas quel est le lien entre les deux, probablement aucun, mais c'est comme quand vous commencez à avoir des mauvaises cartes, elles ne font que continuer de venir. Tant qu'elle y était, Maria avait aussi pour petit copain un abruti de camé." (p. 14)

Pas de temps mort, roman court comme je les aime, serré et bien noir.

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De la forêt

Publié le par Yv

De la forêt, Bibhouti Bhoushan Banerji, Zulma, 2020 (traduit par France Bhattacharya)....

Jeune diplômé et citadin de Calcutta, Satyacharan accepte, pour se sortir d'une situation financière difficile un poste de régisseur de forêts dans le district de Purnea, au Bihar, cinq cents kilomètres au nord de la capitale du Bengale-Occidental. Le jeune homme découvre alors un monde inconnu de lui : des forêts, la nature à perte de vue et des hommes et des femmes très pauvres et souvent heureux. Loin de se morfondre, il découvre son environnement et bientôt se demande même comment il pourrait le quitter.

Cette année, au salon du livre de Paris, l'Inde était invitée. A cette occasion, Zulma avait prévu une série collector designée par le maître des -sublimes- couvertures de la maison David Pearson, à partir de créations originales de Roshni Vyam, peintre indienne. Le résultat est superbe et tant pis pour le salon annulé. Bibhouti Bhoushan Banerji (1894-1950) a écrit ce livre en 1937-1939 et il est traduit et publié pour la première fois en français, considéré pourtant comme l'un des premiers grands romans écologiques. Banerji a vécu cette vie de régisseur pendant quelques années à partir de 1925. C'est la description d'un monde disparu maintenant, une faune et une flore incroyables et formidables. Un écosystème qui fonctionne parfaitement bien sans l'intervention humaine.

Le romancier raconte au travers d'anecdotes, de rencontres de gens extra-ordinaires comment les gens vivent en harmonie avec la nature, sans la détruire ou la gêner. On y rencontre des gens pauvres voire très pauvres, souvent satisfaits de leur sort, ne demandant qu'à manger à leur faim. Il ne fait pas l'impasse sur les difficiles conditions de vie dès qu'un événement malheureux survient : la mort d'un homme et c'est toute sa famille qui est menacée de ne plus pouvoir manger. Un événement climatique et c'est toute la population qui peut mourir de faim, ou d'un incendie lorsque la sécheresse s'installe pour de longs mois. Tout est joliment dit, dans une langue emplie d'images, de légendes, de paraboles. B.B. Banerji parle tellement bien de la nature qui entoure son héros que l'on parvient presque à la voir, la sentir, l'entendre lorsqu'il s'agit des oiseaux notamment, la craindre lorsqu'il faut traverser la forêt la nuit...

Banerji s'interroge sur l'irruption de la modernité dans ce monde protégé, sur le sentiment de supériorité des citadins sur ces peuples qui vivent loin du confort. Jusqu'à quand résisteront-ils ? Et la nature jusqu'à quand restera-t-elle aussi belle, préservée ? Plus globalement, c'est l'éternelle question du mal que l'homme fait à la planète, à la faune et la flore et à lui-même. Presque un siècle -je compte mal, merci Alex (voir dans les commentaires)- et ce roman nous parle d'aujourd'hui.

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Les trois moustiques errent

Publié le par Yv

Les trois moustiques errent, Sep Macandal, Ed. de la dodine, 2015..,

André-Guy dit L'Anguille, 35 ans, oisif, vit à Pau. Son père lui demande de ramener fissa l'un de ses anciens copains, Alain Meusson, père putatif de son neveu âgé de vingt ans. Meusson est gendarme en Haïti. C'est donc là-bas que part l'Anguille pas très motivé, Meusson a coupé les ponts depuis vingt ans. A peine arrivé, il apprend que le gendarme s'est suicidé. Pas convaincu, il a huit jours pour tenter de trouver la vérité.

Lorsque j'ai lu le titre, le nom des personnages, je me suis dit que ça allait être une lecture, genre San-Antonio, un truc léger et marrant. C'est le cas, la truculence, le verbe en moins. Bon, je ne suis pas sûr que cette enquête restera dans les annales, mais le voyage en Haïti fut plaisant, j'aime y aller en littérature, qu'elle soit légère ou beaucoup moins, j'y ai rarement eu de mauvaises surprises. Tonton Clarinette, en polar est un très bel exemple de bonne surprise. Mais il n'y a pas que les polars et pas mal d'auteurs haïtiens peuplent mon blog : Dany Laferrière, René Depestre, Rodney Saint-Eloi, Gary Victor, Lyonel Trouillot, Yannick Lahens, Mackenzy Orcell, ... J'aime l'inventivité et la différence entre eux tous.

Mais, revenons à notre gendarme décédé qui évidemment ne s'est pas suicidé. Ce court roman, je l'ai lu en numérique, à la faveur d'une offre-confinement, je ne l'aurais sans doute pas lu sans cela, mais ne regrette rien. Si l'occasion vous vient...

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Le chanoine rouge

Publié le par Yv

Le chanoine rouge, Luc Valmont, Oxymoron, 2020..,

En vacances dans le petit village de Crécy-les-Saules, près de Sens, le roi des détectives, Alain Barrois est sollicité par son ami, le maire, parce que l'étrange disparition d'un jeune homme du village et la non moins étonnante apparition d'un chanoine rouge spectral effraient la population. Barrois se met alors en tête de résoudre l'énigme.

Court texte téléchargé aux éditions Oxymoron et qui, à défaut d'être passionnant, fait passer le temps de manière agréable. On est davantage dans une énigme pour Scoubidou que dans une enquête de Sherlock Holmes. Mais ne boudons pas notre plaisir et saluons l'offre gratuite de l'éditeur qui permet de découvrir des auteurs oubliés : je n'ai absolument rien trouvé sur Luc Valmont, si ce n'est que sans doute ce livre aurait été publié dans les années 1940. Sachez que Alain Barrois revient au moins dans une autre aventure et donc, il va forcément trouver la solution, puisque c'est le king des détectives ! Si vous avez une liseuse ou un PC, n'hésitez pas à aller sur le site de l'éditeur et télécharger, on ne sait jamais, un confinement ou tout autre événement qui vous fait rester inoccupés, vous avez de quoi tenir en bonne compagnie.

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Les chaos de Bréhat

Publié le par Yv

Les chaos de Bréhat, Daniel Cario, Presses de la cité, 2020..,

Ambroise est gardien de phare sur Bréhat, à la fin des années 1980. L'une de ses astreintes à peine finie, il doit y retourner remplacer un collègue malade, puis c'est son autre collègue qui se blesse et qui est rapatrié. Ambroise reste alors seul dans le phare avec son fils Florimond, 13 ans. Icelui ne devait y passer qu'une nuit pour son anniversaire, mais la tempête se lève et empêche toute rotation de bateau. Lors de ces quelques jours agités, le corps nu d'une jeune femme s'échoue au pied du phare. Ambroise décide d'aller le chercher, et, contre toute attente, la jeune femme est encore en vie. Elle ressemble à la fille de Janet, la compagne du gardien de phare, disparue depuis un mois, mais elle a perdu toute mémoire.

Les éléments, l'île de Bréhat, la majeure partie de l'action dans un phare, tout est là pour plaire aux Bretons et plus largement aux amateurs de grand air, de nature sauvage et de mystère. Ici, on est taiseux Ambroise en tête. L'intimité reste intime. Beaucoup de monologues intérieurs donc, de gamberges qui se bousculent, s'entrechoquent dans les ciboulots des un(e)s et des autres. Daniel Cario construit une histoire bien ficelée qui propose pas mal de surprises et de rebondissements. Dommage qu'elle soit noyée par tant de longueurs, de rappels des situations, des refoulements et pensées des personnages redondantes...

J'ai toujours le même problème avec les gros livres (500 pages) qui pourraient être réduits nettement et qui, au lieu d'être parfois ennuyeux, feraient d'excellents romans, plus tendus, plus nerveux. Néanmoins, je dois dire que Daniel Cario sait y faire et son histoire, à défaut d'être très originale est bien écrite et se laisse suivre jusqu'à bon port.

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Ça coince ! (53)

Publié le par Yv

Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby, Actes sud, 2016..

"Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l'enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d'Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le cœur battant de ce village situé à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, le couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclat. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et les antibiotiques ne font pas toujours de miracle" (4ème de couverture)

Orages intimes, Jeanne Benameur, Actes sud, 2015..

"Photographe de guerre, Étienne a été pris en otage dans une ville à feu et à sang. Quand enfin il est libéré, l'ampleur de ce qu'il lui reste à réapprivoiser le jette dans un nouveau vertige, une autre forme de péril. De retour au village de l'enfance, auprès de sa mère, au contact d'une nature sauvage et familière, il tente de reconstituer le cocon originel depuis lequel reprendre langue avec le monde. Dans ce progressif apaisement se reforme le trio de toujours. Il y a Enzo, le fils de l'Italien, l'ami taiseux qui travaille le bois et joue du violoncelle. Et Jofranka, "la petite qui vient de loin", devenue avocate à La Haye pour les femmes victimes de guerre." (4ème de couverture)

Deux écrivaines, deux fois actes sud et deux ratages. Je regroupe ces deux romans car les raisons de mes abandons sont les mêmes. Je ne suis pas parvenu à croire à leurs histoires.  Je ne m'y suis jamais senti impliqué. Chez Jeanne Benameur, j'y ai même lu quelques facilités de phrases ou expressions toutes faites qui m'ont parfois déçu.

Jamais désagréables, mais jamais convaincants. Je reste en dehors et ça je n'aime pas du tout. Je sais que ces deux écrivaines reconnues sont très appréciées et sûrement à raison. Si j'avais déjà lu Valentine Goby, je découvrais Jeanne Benameur. Bon, rendez-vous raté, qui, je tiens à le préciser avant de me faire agonir ne tient qu'à ma perception de leurs écrits. "Parfois ça marche, parfois ça marche pas" disait Garcimore -que les plus jeunes veuillent bien m'excuser de cette référence de vieux, là ça ne marche pas.

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