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Le tueur en pantoufles

Publié le par Yv

Le tueur en pantoufles, Frédéric Dard, Ed. S.E.P.O, 1951, (Fayard, 2003, et Points, 2008)

Jango est un tueur qui mène une petite vie tranquille entre sa mère, bonne-maman, et son jeune fils, Zizi. Il a sa méthode : une piqûre dans la nuque, et hop le corps est plongé dans une cuve d'acide. Sa "rabatteuse" est Barbara, prostituée et de temps en temps petite amie. Il vit bien de son commerce, ne demande pas trop cher, pour s'adapter aux moins riches. Jusqu'au moment ou Maurice, un jeune homme, lui demande de supprimer son oncle, un colonel à la retraite.

Polar qui fleure bon les années cinquante,  le Paris des truands sympathiques avec un code d'honneur. Contrairement aux San-Antonio, la langue est classique, sans effet argotique ou mots triturés. Frédéric Dard rend son récit drôle plus par les situations que par des bons mots. On ne peut s'empêcher, en lisant ce livre de penser aux films de truands des mêmes années cinquante, ou même d'en voir des images défiler : les rues de Paris, les flics faisant copains-copains avec les bandits d'honneur et méprisant les tueurs gratuits, les terrasses des cafés, ...

Barbara est une prostituée au grand coeur, aux clients sélectionnés qui s'attachent à elle et auxquels elle s'attache. Jango est un tueur menant une vie de banlieusard tranquille, sa bonne-maman lui mitonnant de bons petits plats, dont la blanquette, comme la Félicie de San-A. Il ne se sent pas du tout un assassin, et, lorsque Barbara lui propose d'éliminer un gêneur qui pourrait lui causer du tort, il refuse catégoriquement, un brin offusqué, puisque personne ne le paie pour cela. C'est un artisan du crime.

Un petit plus de l'intrigue est d'y inclure une mini dose de para-normal, en la présence du fantôme ou de l'esprit du colonel : assez en avance lorsque l'on sait que c'est désormais chose courante chez des romanciers gros vendeurs que je ne citerai pas parce que je ne voudrais pas en oublier si je ne nomme que Didier Van Cauwelaert ou Marc Lévy !

Voilà, voilà, voilà ! En ai-je dit assez ? Ah non, si Daniel Fattore, m'y autorise, je mets son "label" : http://storage.canalblog.com/48/04/583285/48240345.jpg et j'offre donc là mon second roman de Frédéric Dard à son défi San-A 2010 !

Je vous souhaite une bonne lecture de ce petit roman qui s'intercalera très bien entre deux lectures plus conséquentes, ce qui fut mon cas et qui m'a permis de m'alléger un peu l'esprit.

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Hathaway 03/10/2010 21:56


Cette plongée dans les années cinquante me tente bien... Et puis j'adore le titre !


Yv 04/10/2010 11:25



C'est un voyage bien agéable avec un tueur atypique



Bénédicte 03/10/2010 17:45


ton article sur ce livre coule de source comme le style de l'auteur probablement


Yv 04/10/2010 11:24



Un style qui pourrait presque paraître lisse venant de cet auteur.



DF 03/10/2010 13:21


Bien joué! Je pourrais avoir envie de lire ce livre, qui me semble sympa si j'en crois la description que tu en fais. Encore bravo et merci pour ta participation au défi!


Yv 03/10/2010 13:55



Merci à toi pour l'idée qui m'a permis de relire du Frédéric Dard, ce que je n'aurais pobablement pas fait autrement. Je n'y aurais pas pensé, tout simplement.



Alex-Mot-à-Mots 03/10/2010 08:40


Ce défi a eut du mal à démarer, mais prend maintenant son rythme de croisière.


Yv 03/10/2010 13:53



Je n'ai pas suivi la progression du défi, mais bon, c'est plutôt marrant et sans contrainte, donc ça me va



Lystig 02/10/2010 22:56


de l'humour...
d'ailleurs, cela me fait penser que je n'ai toujours pas lu mon F Dard qui m'attend patiemment


Yv 03/10/2010 13:52



C'est toujours un bon moment un livre de F. Dard, à caler entre deux livres plus sérieux