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Le blog de Yv

Le blog de Yv

Des livres, des livres... encore des livres, toujours des livres. Parfois un peu de musique.

Le tennis est un sport romantique

tennis.jpgLe tennis est un sport romantique, Arnaud Friedmann, JC Lattès, 2013..,

Le 10 juin 1984, Hélène regarde la finale de Roland-Garros perdue par John McEnroe contre Ivan Lendl. A son fils qui supporte Lendl, elle annonce qu'il est le fils de McEnroe. Rentrée enceinte des États-Unis 5 ans auparavant, la nouvelle est tout à fait envisageable. Hélène demande à Julien, son garçon de garder le secret. Julien se mettra au tennis, pas très doué, encouragé par Hélène, dépressive. Au Besançon Tennis Club, lieu huppé de la ville.

Un thème on ne peut plus courant : la recherche d'identité, la construction d'un garçon pour devenir un homme. Quasiment identique au roman de V. Olmi, La nuit en vérité : un enfant grandit dans une famille monoparentale, la mère étant dans de grosses difficultés financières, psychiques, sociales. Là aussi, comme Enzo, Julien évolue dans un milieu qui n'est pas le sien. La bonne idée de départ est la paternité de John McEnroe (qui, évidemment ne sait pas qu'il a un fils caché ; se souvient-il d'ailleurs de sa nuit d'amour avec une jeune fille au pair française ?). Le problème est que l'idée s'effiloche et qu'elle ne tient pas tout le roman. La première partie est un peu poussive, entrecoupée de bonnes idées (comme les titres des chapitres : "10 JUIN 1984 LENDL BAT McENROE 3-6 2-6 6-4 7-5 7-5", "4 JUIN 1985 WILANDER BAT McENROE 6-1 7-5 7-5", ...). Hélène s'enfonce dans la dépression, Julien tente de réaliser des performances tennistiques, moi je me suis un peu ennuyé, ne connaissant pas grand’ chose au sport en question (enfin, au sport en général). En fait, très franchement, comme dans le livre de V. Olmi, certains clichés, certaines facilités dans un thème archi-éculé m'ont agacé. Et puis, et puis, la seconde partie est meilleure. Julien est adolescent, Hélène semble sortir de sa mauvaise passe. Les personnages sont travaillés plus en profondeur (bon on n'est pas encore dans les records de plongée, mais déjà sous la surface quand même). L'écriture d'Arnaud Friedmann n'est pas désagréable, légère et vive, dynamique. Elle colle assez à Julien, jeune homme qui veut vivre et montrer qu'il existe à défaut de pouvoir dire qui est son illustre père. Plonger encore plus profond dans l'océan (ah, que c'est beau cette image !!!) des relations entre les personnages, dans leurs tourments, en eux-mêmes aurait sûrement donné plus d'ampleur à ce roman sans vraiment de surprise, qui tourne en rond. Un tantinet superficiel même si loin d'étre désagréable.

"- Pourquoi les gens ils applaudissent le méchant ?

A cette question, Hélène ne sait pas quoi répondre. La dernière cigarette empâte encore sa bouche. Son fils parle de John pour la première fois. L'appelle le méchant. Elle se retient de détailler l'ensemble des évidences qui s'imposent à ses yeux, ne répond rien, c'est plus simple ; elle laisse McEnroe se cambrer et frapper un service décroisé, ça devrait suffire." (p.9)

 

rentrée 2013

région-copie-1

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twisted 23/07/2014 09:32

L'enfant qui a besoin d'un référant, c'est quelque chose de très contemporain, mai quelque chose de peu original comme sujet de roman, donc je pense que je vais m'abstenir, même si j'étais moi-même
fan du caractère de cochon de McEnroe ;)

Yv 24/07/2014 08:38



Les modèles pour les enfants, ça a toujours existé, le père, le grand frère, ce qui est plus récent c'est d'avoir pour modèle une personne de médiatiquement connue



zazy 20/09/2013 15:39

Suites à diverses blessures, j'ai arrêté de jouer au tennis, vais-je replonger et lire ce livre ?????

Yv 21/09/2013 14:14



c'est un sport que je n'ai pas pratiqué, ceic explique peut-être ma tiédeur



Noukette 19/09/2013 23:24

Il me tente bien moi... Il est sur ma table de nuit, lecture à venir donc, mais je retiens tes bémols...!

Yv 20/09/2013 07:34



Le mieux c'est que tu te fasses ta propre opinion, les livres ne parlent pas à tous de la même manière



Valérie 18/09/2013 10:46

Je viens de comprendre grâce à ton billet que ce roman, que j'ai lu en juin pour le Prix Fnac a changé de titre depuis. Il s'appelait alors Le fils de John McEnroe. Je n'ai pas aimé.

Yv 18/09/2013 11:00



Ah, merci pour l'info



Gwenaelle 18/09/2013 08:59

Je viens de lire Eux sur la photo, d'Hélène Gestern. Je vais rester sur cette bonne impression en matière de secret familial... Euh, 10 juin 194, avec quoi ils renvoyaient la balle? Des raquettes
en marbre? Roohhh.... ;-)

Yv 18/09/2013 11:00



Ah la perfide... Je corrige (malgré mes relectures, restent des coquilles)



Alex-Mot-à-Mots 17/09/2013 13:45

Tu as dû te sentir un peu poisson rouge à tourner en rond lors de cette lecture....

Yv 17/09/2013 21:53



oui, mais je peux m'échapper de mon bocal



Emma 17/09/2013 12:11

J'aime bien le tennis mais je passe...

Yv 17/09/2013 21:52



ça ne suffit pas sans doute pour aimer le bouquin



clara 17/09/2013 06:59

ce tantinet de superficialité fait que je ne le lirai pas.. voilà !

Yv 17/09/2013 07:16



c'est dit !