Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Yv

Le blog de Yv

Des livres, des livres... encore des livres, toujours des livres. Parfois un peu de musique.

Le paradis pour demeure

paradis.jpgLe paradis pour demeure, Pierre d'Ovidio, Presses de la cité, 2013

Bertrand, agriculteur dans le centre de la France monte à Paris pour voir les putes. Chemin faisant, il rencontre dans les rues parisiennes une jeune SDF, Marianne. Il discute avec elle, lui paye un verre et lui propose de venir quelques temps chez lui, contre rien. Juste pour avoir une présence le soir en rentrant de ses tâches quotidiennes. Et plus si affinités...

Pas mal sur le papier, et puis finalement, rien de folichon. Cette rencontre très improbable pourrait être intéressante, mais j'ai trouvé que ça tournait en rond. Les procédés narratifs sont archi-connus : la rencontre entre deux êtres qu'absolument tout oppose, le paysan naïf et la petite jeune de la banlieue parisienne qui a déjà vu pas mal de choses moches, le billet de 50€ déchiré par Bertrand pour attirer Marianne dans sa campagne, ... L'auteur le sait, il l'écrit que tout cela a déjà été dit : "La moitié de billet ? Le procédé ne lui paraissait plus aussi convaincant. Il avait dû lire ce truc ridicule dans une histoire de mafia. Ou d'espionnage..." (p.68/69), mais il persévère tout de même. Comme pour se donner bonne conscience d'écrire des banalités, ou prendre du recul ou de la hauteur ? Ou alors une forme d'humour que je n'ai pas comprise ? 

Alors, certes, les personnages évoluent, apparaissent beaucoup plus complexes qu'ils ne pourraient le laisser penser au départ, chacun ayant sa part de mystère ou ses énormes casseroles... 

Certes encore, la lecture n'est point désagréable, Pierre d'Ovidio emprunte à différents registres de langage donnant du rythme et une certaine réalité à son récit...

Alors quoi ? Eh bien, tout ce que j'ai dit au départ fait que je n'adhère pas à ce bouquin, très visuel pourtant, les images viennent facilement à l'esprit : je m'imaginais presque un samedi soir de fatigue, devant un téléfilm un peu vieillot à l'intrigue éculée, avec des comédiens qui font ce qu'ils peuvent pour tenter de nous intéresser à leur histoire. Qui n'a pas vécu ce genre de soirée ? Pas insurmontable, presque pas désagréable. Reposante et loin d'être inoubliable.


région

 

thrillers

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Alex-Mot-à-Mots 17/02/2013 18:15

Un roman visuel : peut-être que la télévision va s'en emparer.

Yv 19/02/2013 07:56



Un téléfilm de samedi soir ?