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Le blog de Yv

Le blog de Yv

Des livres, des livres... encore des livres, toujours des livres. Parfois un peu de musique.

Le best-seller de la rentrée littéraire

le-best-seller-de-la-rentree-litteraire-recto.jpgLe best-seller de la rentrée littéraire, Olivier Larizza, Ed. Andersen, 2014..,

 

Octave Carezza, trente-sept ans est professeur de littérature comparée à l'université. Lorsque ses premiers livres ont un succès d'estime, l'atmosphère entre profs devient assez lourde et il décide de devenir écrivain à temps plein. Mais vivre de sa plume n'est pas facile, et écrivain peu connu, ce n’est pas la vie rêvée d'une rock star, les filles ne se bousculent pas ni même les fans pour d'éventuelles dédicaces, signatures et plus si affinités. Octave décide alors de se donner les moyens de vivre de son art et de faire des rencontres intéressantes intellectuellement, bien sûr, mais bon, si le sexe est évoqué, pourquoi ne pas succomber. La cerise sur la gâteau quoi !

 

Roman ou suites de nouvelles humoristiques, sans doute puisées dans les aventures d'Olivier Larizza qui ne prend pas la peine de donner un pseudonyme qu'-on-ne-saura-pas-que-c'-est-lui pour son héros. Le livre est successivement enlevé, drôle, léger, décevant, attendu, osé, autobiographique, ironique, mordant, bourré de références littéraires, d'allusions à peine voilées à tel ou tel écrivain ou tel ou tel héros célèbre... Ca commence bien, avec des blagues légères, une situation décalée, des chutes si ce n'est imprévisibles au moins inattendues dans leur manière de tomber très abruptement. Tout cela dans le premier chapitre, Le jeu de l'amour et du bas art. Puis Olivier Larizza enchaîne sur un deuxième chapitre décevant, aux blagues déjà lues ou entendues qui ne font pas vraiment mouche, pour revenir avec d'autres chapitres qui renouent avec un humour plus personnel. 

Je dois bien avouer une relative déception quand même, je m'attendais à un livre plus féroce, plus mordant. Là où Olivier Larizza fait dans le calembour, le jeu de mots facile, j'aurais apprécié une plus grande implication et allons-y franchement, une critique plus vache du monde littéraire, même si je dois dire que le chapitre consacré à son éditeur est bien tourné, drôle et finalement assez méchant, je ne sais pas si les éditeurs ressemblent à ce Aristide Brillant. Le chapitre intitulé La dernière interview de Bernard Pinot-Noir : "Comment j'ai inventé la rentrée littéraire" est également bien troussé, le "témoignage" de Bukowski après son éjection de l'émission pour cause d'ébriété avancée vaut son pesant de rires et sourires.

Pour le plaisir, je vous cite mon passage préféré, tiré du chapitre Pour qui qu'on sonne le glas ? :

"- Je ne serai heureux que lorsque je serai un occis mort.

- Ce qui est un pléonasme, repartis-je dans un réflexe d'ancien prof de littérature

- Un occis mort est un pléonasme ?

- Ou une tautologie, comme tu voudras. En tout cas, ce n'est pas un oxymore, si tu m'autorises ce trait d'esprit.

- Comment un occis mort pourrait-il ne pas être un occis mort ?

- Tu confonds le pléonasme et l'oxymore. Un occis vivant est un oxymore." (P.165/166)

 

Un drôle de roman drôle qui souffle le réchauffé ou les reprises de blagues connues et l'invention ou la réécriture de certaines qui elles, forcément plus personnelles, me touchent plus. Il y a en lui un ton qui me plaît bien, c'est sans doute pour cela que je suis un peu sévère, parce qu'il n'y est pas sur la durée, il s'essouffle. Dommage. Un livre à intercaler entre deux romans plus plombants de la rentrée littéraire qui les fera passer plus facilement.

D'autres avis plus enthousiastes -le contraire serait difficile- : Keisha, Jostein, Gambadou, Daniel, Alex


 

rentrée 2014

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Alex-Mot-à-Mots 02/11/2014 18:03

Tu as raison, c'est parfois un peu "réchauffé". Mais malgré tout, j'ai aimé entre deux romans plus plombants.

Yv 03/11/2014 07:34



Oui, pour se détendre



Noukette 29/10/2014 22:59

J'avoue, il me fait envie, juste parce qu'il sort des sentiers battus...

Yv 30/10/2014 17:27



c'est une bonne raison



Violette 29/10/2014 16:48

moi qui hésitais pour ce livre, j'hésite encore plus maintenant... disons que je le lirai mais pas tout de suite ^^

Yv 29/10/2014 18:56



Tu peux...



keisha 29/10/2014 15:37

Les blagounettes sont parfois faciles, mais des passages, comme celui que tu cites, étincellent!Peut mieux faire, c'est sûr, on attend la suite!

Yv 29/10/2014 18:55



Oui, certains passages sauvent l'ensemble un peu léger



zazy 29/10/2014 14:46

Je suis en train de le lire

Yv 29/10/2014 18:55



Ah, j'attends alors