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La veuve du Christ

Publié le par Yv

La veuve du Christ, Anne-Sylvie Sprenger, Fayard, 2010

Lena Rochat se fait enlever lorsqu'elle a environ 10 ans, elle est ensuite séquestrée pendant une dizaine d'années par son ravisseur, pharmacien dans un village, Victor Julius Lehman de Calberère. "Ensemble, le soir, ils entonnent cantiques et louanges. Mais pour qui Lena chante-t-elle vraiment ? Pour Dieu, ou pour Victor ? Car Victor est son Dieu. Et d'un rapt, elle vit un ravissement..." (4ème de couverture)

Tout petit roman dérangeant, par le thème abordé bien sûr, mais surtout par le parti pris de la romancière de faire de ce rapt une histoire d'amour. Elle pousse à fond le fameux "syndrome de Stockholm" rendant Lena amoureuse et vraiment dépendante de son ravisseur. Qui au final, pendant ces dix années a profité de l'autre ?

Certes, Victor en se rendant coupable d'un enlèvement et de l'enfermement d'une fillette devenue femme a débuté les hostilités. En l'empêchant de sortir, il en a fait "sa chose" qui, au lieu de lui en vouloir, l'adule. Mais Lena contraint Victor à une histoire d'amour physique, lui qui recherche la pureté des corps et donc l'absence de relation charnelle.

Librement inspiré de la célèbre histoire de Natascha Kampusch, le roman de Anne-Sylvie Sprenger explore les troubles de l'attachement et notre fascination pour les faits divers.

Néanmoins, après ces critiques positives, je dois dire que je crois être passé un peu au travers de cette histoire. Pas vraiment passionné par ces personnages, comme je ne l'avais d'ailleurs pas été pour Natascha Kampusch et son ravisseur. Peut-être mon indifférence au fait divers dirige-t-elle mon manque d'attrait pour ce livre ? J'aurais préféré que l'auteure noircisse un peu plus des nombreuses pages blanches présentes dans son roman, pour épaissir encore ses personnages.

Et puis, je finis par croire que je suis allergique aux fins de livres ou de films : Anne-Sylvie Sprenger finit par une espèce de pirouette inattendue, mais pas totalement imprévisible tout autant inutile à mon sens que caricaturale.

Un autre livre reçu avec l'amabilité de la librairie Dialogues.

 

dialogues croisés

Commenter cet article

Géraldine 12/11/2010 11:13


Pauvre pauvre, comme tu y vas, entouré de toutes ces femmes blogueuses, tu dois pas être si malheureux que ça !!!!


Yv 12/11/2010 15:33



Non, j'avoue que je me sens bien entouré. Merci à toutes, mais le cercle peut s'élargir, je ne suis pas jaloux ...



Géraldine 11/11/2010 23:05


J'aurais pu être tentée, mais bon.
Ah ces fins de livres et de films. Quand on les attend, elles sont cousues de fil blanc, quand elles sont inattendues, elles nous décoivent souvent !!!
J'aime bien ton blog et puis des hommes et des avis masculins, y'en a pas trop sur la blogo. Et hop, dans mon GR !


Yv 12/11/2010 10:41



Merci pour le compliment, je fais ce que je peux, je ne suis qu'un pauvre homme qui lit.



sebastien L 03/11/2010 09:04


j'ai lu également le court roman, et j'en garde la même impression que toi: toutes ces pages blanches, si inutiles...


Yv 03/11/2010 10:13



Alors qu'elles auraient pu tellement servir le texte en les remplissant.



Marie 02/11/2010 15:04


Je vais tranquillement fuir devant ce sujet.......


Yv 02/11/2010 16:18



Courage, fuyons.



Aifelle 02/11/2010 14:07


Je dois dire que tout ce qui tourne autour de ce faits divers ne me tente pas du tout, en plus si ce n'est pas très abouti, aucun regret ..


Yv 02/11/2010 16:17



Il y a tellement d'autres livre qui n'attendent que nous...



zarline 02/11/2010 10:30


Le sujet me tente assez même si je ne suis pas non plus fan des faits divers. Sur un thème similaire, Room d'Emma Donoghue qui était sur la longlist du Booker a l'air peut-être plus abouti.
J'attends sa sortie en paperback avec impatience pour me lancer et pourquoi pas lire celui-ci par la suite...


Yv 02/11/2010 11:23



A partir d'un faits divers, un écrivain peut faire d'excellents livres (par exemple Chessex avec Le vampire de Ropraz ou Un juif pour l'exemple), mais là, je ne sais si c'est l'auteure ou moi,
mais l'un de nous est passé à côté du sujet. C'est sûrement moi d'ailleurs !



Ys 02/11/2010 09:29


Je ne connais pas le fait divers en question (je vis dans ma bulle, sans télé, sans info...) mais ce que tu dis sur la minceur du livre et ses nombreuses pages blanches me dissuade : j'aime quand
on prend la peine de brosser des portraits psychologiques des personnages surtout quand tout repose dessus.


Yv 02/11/2010 11:20



Je trouve effectivement que l'auteur passe trop vite sur les personnages et leurs portraits. Moi qui croyais également vivre à part, ne regardant jamais les JT, ne lisant que le Canard Enchaîné
et écoutant la radio de moins en moins : je suis battu !