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La gifle

Publié le par Yv

La gifle, Christos Tsiolkas, Belfond, 2011

"Lors d'un barbecue entre amis, un adulte gifle un enfant qui n'est pas le sien. Un incident qui va créer une onde de choc parmi les invités et provoquer une série d'événements explosifs." (4ème de couverture)

J'attendais beaucoup plus de ce roman, annoncé comme celui qui "tient son lecteur sur la brèche, le force à repousser ses limites [...] le provoque et le fait se tortiller de malaise sous l'apparence ravissante d'une lecture passionnante"(4ème de couverture). Je suis déçu à hauteur des ambitions affichées. Si le début est correct quoique confus par l'apparition simultanée d'une multitude de personnages entre lesquels il est difficile de se retrouver, la suite est moyenne et décevante. L'auteur noie dans des anecdotes, dans l'alcool, la drogue, le sexe, omniprésents -pour tous et à tout âge- les fêlures de ses protagonistes. Délayés et traités pareillement tous les thèmes qu'il aborde sans jamais les approfondir : la réussite sociale, la jalousie, les ambitions, la violence, le racisme, la solitude, l'amour, la vie, ...

Un bon point par contre pour la construction de ce roman qui donne à chaque partie le nom de l'un des personnages : le lecteur voit alors l'évolution de la situation à travers les yeux de cette personne. Particulièrement visible lorsque le héros de la partie est Harry, le père violent, l'auteur de la gifle. Là, le style de l'auteur change et passe en mode rapide, décontracté, argotique et montre bien la violence présente et latente d'Harry. En revanche, le style des autres parties est assez neutre pour coller à tous les autres personnages, qui sans être plats ne sont pas non plus excessivement bien décrits. Caricaturaux, conformistes et surtout pas du tout attachants ; aucun d'entre eux n'attire la sympathie.

Finalement assez convenu pour un roman qui devait bouleverser, bousculer. Soi-disant moderne, ce roman un chouïa racoleur avec du sexe, de la drogue, de l'alcool, des homos, des hétéros fidèles, des hétéros infidèles ; il est même fait mention d'un homme bisexuel. Et bien sûr, toutes les communautés de l'Australie puisque comme son nom ne l'indique pas Christos Tsiolkas est Australien- sont représentées.

Ce livre fait partie de la sélection du Prix des Lecteurs de l'Express. Lu également par Sandrine49, Leiloona, Jérome, Sylvie, Isa. Sélection du Prix des lecteurs de l'Express

Commenter cet article

Athalie 13/10/2012 18:59

Oh ! là là ! ça a chauffé par ici, je venais lire un commentaire sur un simple livre et me retrouve en pleine bataille rangée ! bon, je ne voudrai pas réveiller Flipper, mais bravo pour les
réponses d'Yv, quelle plume bien sentie ... Ceci dit, j'ai apprécié "la giffle", notamment la construction, qui n'est pas nouvelle mais bien utilisée, effectivement ... les personnages ne sont pas
sympathiques du tout, mais cela m'a paru aller avec le côté peu moralisateur du propos. Bon, mais de là à en faire un drame, le dauphin ne lui fait pas de pub au bouquin !

Yv 13/10/2012 19:55



Cela arrive parfois, certains qui pensent que leurs avis sont forcément plus dignes et indubitablement partagés par tous, ce qui serait triste, si tout le monde aimait les mêmes livres. A bientôt



noann 18/04/2011 23:07


Cela dit, il a quand même raison pour une chose, le dauphin. Dans la phrase : "cet écrivain qui fût le premier", il ne faut pas de circonflexe sur le 'u' de 'fut'. C'est un passé simple. Si on met
un ^ , ça devient un subjonctif (ou un conditionnel), non-indiqué dans ce cas-ci. Enfin je fais mon petit malin, un peu.


Yv 19/04/2011 10:10



Oui, je sais bien, mais autant dans les articles, je relis et je tente de faire disparaître toutes les fautes d'orthographe et de frappe, autant dans les commentaires et les réponses, je tape
sans me relire, ce qui donne parfois des fautes, des lettres inversées, etc


En cherchant bien d'ailleurs, je pense qu'il aurait pu en trouver d'autres et je n'ai pas corrigé celle dont Flipper me parle parce que sinon, son commentaire n'aurait plus de sens, alors je l'ai
laissée. Tu vois ma grandeur d'âme !



Géraldine 18/04/2011 22:59


Et bien pendant que tu étais occupé avec ce flipper, je l'étais avec G. Hastoy et son fan club. On a fait plus court, mais j'ai eu droit à des menaces, des injures (la sosotte), une remise en cause
de mon intelligence (que je ne surestime pas et que je n'estime pas non plus en fonction de mes lectures) et une leçon de français sur le titre de mon blog....
J'avoue que ce qui destabilise, c'est comme tu le dis à un moment, que "l'attaque" se fasse sur la personne et non sur un avis.
Voici le lien de l'affaire http://www.unevieplusloin.com/article-les-critiques-qui-tuent-70484435-comments.html#anchorComment où les comm font référence à mon billet publié sans mon accord sur le
blog de l'auteur...


Yv 19/04/2011 10:06



J'ai vu, j'ai lu et j'ai commenté, mais je crois que mon comm' n'est pas passé, probablement par une mauvaise action de ma part. je retenterai. Bon courage, ce livre ne mérite pas que tu t'en
fasses !



noann 15/04/2011 10:44


Oui heureusement que nous n'avons pas tous les mêmes goûts, et heureusement que la plupart possède assez d'ouverture d'esprit pour admettre cette disparité, et ne pas croire que seule son opinion
est la bonne !


Yv 15/04/2011 10:56



J'acquiesce !



noann 15/04/2011 10:21


Il est pas très sympa le dauphin...
Il faut laisser la liberté à chacun d'aimer ou pas. En dehors des aspects techniques indiscutables, quoique, le reste est d'ordre subjectif et personnel, autant laisser à chacun son libre
arbitre...


Yv 15/04/2011 10:37



Ce qui serait fort dommage c'est que nous aimions tous le même genre de livres. Imaginons-nous discuter et être systématiquement d'accord : "Ah oui, Tsolkias, c'est vachement bien parce que... Ah
non, Lévy, c'est tout pourri" Quelle tristesse ce serait !



Lystig 11/04/2011 22:10


cela me rappelle une "mésaventure" arrivée l'an passé à Cynthia...


Yv 12/04/2011 14:09



Malheureusement, c'est chose assez courante.



Lystig 11/04/2011 22:09


tiens, cela me rappelle des comm sur "le maître du château"... et le blogueur en question a trois pseudos différents...


Yv 12/04/2011 14:08



Il sévit donc en pseudos. très fort



Gwenaelle 07/04/2011 16:43


Tu as doublement du mérite, Yv : avoir lu la Gifle et supporté les inepties de cet agité... Pour le moment, le droit de dire ce qu'on pense d'un livre est un droit. Mais jusqu'à quand?


Yv 07/04/2011 18:45



Pour la gifle, j'avoue avoir survolé la fin, par manque total d'intérêt.



pyrausta 06/04/2011 15:53


::))


Yv 06/04/2011 16:47







pyrausta 06/04/2011 12:52


que de vilenies!! j'aurais tout simplement ignoré ce monsieur.C'est une perte de temps que de répondre!!Mon Dieu!Tout ça pour un malheureux livre!!! Qu'est ce que ce serait en temps de guerre!!!
Tiens!! Pendant la terreur Stalinienne ;) tu aurais été dénoncé et déporté!


Yv 06/04/2011 13:39



Tu vois, comme quoi, lire Le royaume des voleurs te permet d'être très au fait dans tes commentaires. revoit donc ton article pour dire que tu te
sers de ce bouquin pour argumenter tes comm' . Je t'avais dit que ce livre était bien !!!



Sandrine(SD49) 06/04/2011 12:00


je te trouve bien courageux de repondre à ce dauphin pas très aimable !!!! je l'aurais ignoré ;-D


Yv 06/04/2011 13:34



C'est assez marrant de répondre à de la colère par de l'humour, et puis ça dédramatise le discours d'autrui. Par contre, si ça dure, je ne sais pas si je continuerai à répondre.



Flipper 06/04/2011 00:03


Par exemple, il y a cette Cunégonde, là :

http://www.cuneipage.com/archive/2011/03/29/this-finally-was-love.html

C'est pas mal, ce qu'elle en dit. Voyez, ça vibre, il y a de l'humain, pas du compassé de dîner en ville.

Je vous le répète : faut vous intéresser au monde qui vous entoure.

Mais vous êtes une bonne âme, vous y arriverez, vous verrez.


Yv 06/04/2011 09:29



Cuné fait toujours d'excellents billets, pour ce livre sûrement comme pour les autres. Elle a aimé, c'est très bien. Je n'ai pas aimé, pourquoi cela serait-il moins honorable ? Parce que vous, M.
Flipper dans votre grande tolérance vous n'acceptez pas qu'on puisse dire du mal d'un livre que vous avez lu et aimé ? C'est à croire que vous l'avez écrit : un auteur étrillé par la critique -ce
que je n'ai pas fait puisque je dis tout de même certains aspects du livre qui me plaisent- n'aurait pas fait pire ! Allez avouez le Christos c'est vous, ou votre frère ! Votre cousin ? Votre
beau-frère ? L'ami du voisin de la belle-soeur de votre amie ?


Quant à vos conseils de m'intéresser à ce qui m'entoure j'en prends bonne note, dès fois que je ne verrais jamais personne, coincé dans ma tour d'ivoire, agoraphobe. Vous êtes à la fois
prévisible dans vos réactions mon cher Flipper qui montent dans l'insulte et le dénigrement, mais parfois, vous savez l'être beaucoup moins, puisque je note -normal, chez vous, je note les
compliments, ils sont tellement bien cachés !- que je suis une bonne âme ! Allelujah ! Peut-être finirais-je la série par ce joli terme, à moins qu'un de vos prochains commentaires ne soit de
nouveau assassin, et là, je pourrais finir plus bas que terre (enfin, chez vous, parce que vous avez tout compris mon cher, je garde une très très haute opinion de moi-même ; heureusement
d'ailleurs, parce que sans cela vos propos auraient pu me déstabiliser ; et puis, entre gens qui ont justement cette haute opinion d'eux-mêmes, on se comprend, n'est-ce pas ? ;)



Flipper 05/04/2011 23:54


Je fais ça pour La Gifle, qui est un bouquin excellent.

Vous êtes superflu, cher monsieur.


Yv 06/04/2011 09:10



Je suis superflu ???? Qu'est-ce à dire ??? J'avoue ne pas comprendre. Ou alors seriez-vous pour l'euthanasie lorsqu'on n'aime pas les mêmes livres que vous ? Un peu expéditif très cher !



Flipper 05/04/2011 01:14


Bien, que pourrais-je lui dire pour lui faire péter un plomb de plus ?

C'est qu'il est prolixe. Son coeur est un luth : à peine on l'effleure, il résonne.

Ah oui, que c'est un cuistre. Ça veut jouer de l'imparfait du subjonctif, et ça met des circonflexes sur les passés simples.

Mon Dieu, que c'est vulgaire...


Yv 05/04/2011 10:27



Ah diable, je rebaisse, décidément, cher Flipper, je fais le yoyo dans vos compliments : après Victor Hugo, je suis désormais un cuistre, et avec cela, il parait que vous ne faisiez pas
d'attaques personnelles... En outre, désormais vous me parlez à la troisième personne du singulier, oserais-je vous renvoyer le terme de vulgarité ?


Pour l'accent circonflexe, je confesse mon père, je ne me suis pas relu. D'ailleurs, si vous lisez plus attentivement, vous verrez également une faute de frappe et une faute de mise en page (et
juste dans ma dernière réponse, alors peut-être qu'il y en a aussi dans les précédentes) : cherchez bien, ça vous passera le temps. Et puis, pendant que vous ferez cela, vous cesserez d'insulter
tous les lecteurs qui ne lisent pas comme vous en général et moi en particulier.


Que celui qui n'a jamais fait de faute d'orthographe ou de frappe me jette la première pierre


Pour ma prolixité, ne cherchez pas si loin, encore votre côté irrationnel : l'explication est au contraire très prosaïque : vous écrivez, je réponds. Que voulez-vous j'ai été élevé comme cela, ça
en est presque maladif, je ne peux laisser une lettre, un mot sans réponse ! Pour le moment j'y prends un grand plaisir et de plus, sachez que plus vous viendrez chez moi, faire des commentaires
plaisants ou franchement désagéables, plus mes statistiques de visites augmenteront et plus mon blog sera visible. Tout bon pour moi, n'est-il pas ? Pas pour vous, je le crains.


A la revoyure comme on dit par chez moi !


 



Flipper 04/04/2011 14:19


Ce qui se voit surtout, c'est votre vanité et votre suffisance.

Suffit de regarder la photo : on dirait Victor Hugo parlant à Dieu...

Allez, bon courage !


Yv 04/04/2011 16:01



Tant de compliments en une seule journée, cher Flipper, vous me gâtez ! Victor Hugo, après avoir été raciste, méprisant, hypocrite et tout et tout, voilà que je remonte dans ma propre estime. Je
me suis tout de même demandé un moment jusqu'où je pouvais tomber.Victor Hugo, rendez-vous compte, moi qui adore cet écrivain qui fût le premier à vraiment m'ouvrir à la Littérature dans ma
jeunesse.


Evidemment, rien de personnel encore une fois dans votre billet comme vous le laissiez entendre dans le précédent ? Ce que j'aime chez vous, c'est votre recul par rapport à vos lectures et votre
tolérance pour ceux qui osent ne pas les comprendre comme vous.


PS : en place de Vcictor parlant à Dieu, je vous le dis à vous, tout doucement pour que ça ne s'ébruite pas, cette photo est une photo prise lors d'un réveil de sieste, en vacances à l'ile d'Yeu
: je m'étirais et étais bien loin de penser à Victor ou à Dieu, juste à me réveiller avant de réenfourcher le vélo ! Je sais, je suis bassement matériel, là où vous vous voyez une explication
surnaturelle (forcément puisque si V. Hugo a existé, Dieu lui, non !)


Au plaisir.



Flipper 04/04/2011 11:59


Monsieur,

Navré de vous voir décrire en ces termes peu flatteurs... Vous noterez cependant que mes propos n'étaient pas polémiques, contrairement aux vôtres, et que j'ai parlé de lecteurs en général.

Cela dit, j'ai bien lu - d'accord, pas sur votre blog, mais sur un autre - la phrase suivante :

"Je trouve qu'il est finalement conformiste parce que l'auteur met un peu de tout ce qui fait la société australienne dedans, des blancs, des noirs, des homos, des hétéros."

Et non, ce "il" ne se réfère pas aux personnages, mais au roman. Relisez-vous, au besoin.

Voici, l'adresse de cet autre blog :
http://lyvres.over-blog.com/ext/http://leiloona.canalblog.com/archives/2011/03/05/20481545.html?t=1299764846828#c41301469

Peut-être y usurpe-t-on votre identité ? Le lien mène toutefois à vous.

Pour finir, vos propos confirment en quelque sorte un point de vue du roman : la confusion des idéologies, le délayage du rationnel dans le bouillon de la pensée unique et du marketing.

Vous me faites penser à certaine plume politique qui s'approprie Jaurès, voyez ? Voire à certains partis qui virent brusquement laïques...

Vous faites simplement la même opération en sens inverse.


Yv 04/04/2011 13:51



Vous dites, les lecteurs en général, certes, mais mon nom cité à la fin de chaque argumentation y est de fait associé, vous êtes sûrement trop intelligent pour ne pas l'avoir écrit avec l'idée
que je sois dedans, donc avec l'esprit polémique. Mes propos ne le sont absolument pas, je me contente simplement de répondre, avec un trait d'humour -que vous n'avez sans doute pas senti ;
désolé, mon humour est parfois très mauvais- à votre commentaire violent et totalement déplacé.


Quant à mon commentaire sur le blog cité, encore eut-il fallu que vous le citassiez dans le vôtre pour pouvoir y répondre. Alors, je veux bien m'expliquer sur ce que j'y ai mis : le livre est
conformiste pour moi, parce qu'il va là ou j'attendais qu'il aille, il me semble ainsi respecter la définition du mot, ne vous déplaise.


Quant à mes convictions religieuses ou non, politiques et autres, je me garde bien d'en faire état sur ce blog de lecteur (sauf à de rares fois, je l'avoue). Pensez-en ce que vous voulez, peu me
chaut !


Je l'avoue, je ne suis qu'un petit lecteur qui ne comprend rien à ce qu'il lit. Oh maître Flipper, que je vous remercie d'éclairer ma lanterne en berne ces derniers temps, mais fût-elle jamais
autrement ? Grâce à vous, -grâces vous soient rendues (c'est mon côté catho, me direz-vous assûrément !)- je vais enfin pouvoir lire "comme il faut" dans le sens qui plait à M. Flipper ! Sinon,
je m'expose à son courroux et à ses commentaires acerbes !


Non pas que je n'accepte pas la critique, bien au contraire, mais pour peu que celle-ci soit constructive, posée et qu'elle en reste au stade de ce que j'ai écrit et non pas aux attaques
personnelles, puisque malgré ce que vous dites, vos commentaires dérivent dangereusement vers cela. Ou alors, c'est encore moi qui ne comprends décidément rien.



Flipper 04/04/2011 02:01


Je trouve le commentaire de ce M. Yv purement révoltant.

Pour commencer, il est inexact : dans La Gifle, le milieu dépeint est la classe moyenne. Pas de noblesse, ni d'aristocratie (je ne sais comment on dénomme "l'élite" dans l'Australie des
ex-bagnards, mais il y en a sûrement une). Et assez peu de prolétaires (quelques-uns, çà et là). Cela n'est donc pas un échantillon représentatif d'une totalité, mais - donc - de la classe moyenne,
en d'autres termes de la petite bourgeoisie.

Ensuite, où est le conformisme ? Si La Gifle était conformiste, le roman serait "conforme" à quelque chose, mais quoi ? À une autre vision de la classe moyenne, peut-être ? Il est certes possible
d'en avoir une autre. Cependant, celle qu'offre La Gifle a le mérite d'être assez complète, et surtout de montrer que, en Australie du moins, elle n'est pas "conforme" à une idée reçue, qui
établirait la suprématie, dans cette classe, des Blancs. Voilà qui n'est PAS conformiste du tout.... Car, justement, les Blancs (Rosie et Gary, britanniques d'origine) ne sont plus le haut du pavé.
En revanche, ce sont les "métèques" qui obtiennent un confort et des revenus petits-bourgeois. Est-ce cela qui dérange M. Yv ?

Ou faudrait-il, pour ne pas être conformiste, dépeindre un monde où ces diverses composantes n'existent pas ? Le décrire dénaturé, "conforme" à la société européenne, par exemple, du XIXe siècle ?
Et à son aristocratie, la Restauration...

Peut-être, en définitive, M. Yv se plaint-il plus de "conformité" (à ce que la France pourrait devenir, par exemple, si les immigrés y atteignaient un rang similaire aux métèques d'Australie) que
de "conformisme" ? Peut-être est-il dérangé par l'avenir que cela suggère ?

Au fond de moi, je pense que les lecteurs déstabilisés par ce roman, d'abord se connaissent mal, et ensuite connaissent mal le monde qui les entoure. Ou refusent de le voir, ce qui revient à
l'identique. Et idem pour eux-mêmes.

Alors, oui, ils se réfugient dans ce qui est "conforme" à leur moralité bourgeoise, sinon noblarde - selon laquelle c'est toujours l'autre qui est raciste, drogué, alcoolique, etc. L'autre, qui a
une vie et des besoins sexuels, mais pas eux...

C'est en refusant de se connaître soi-même qu'on refuse de connaître les autres. "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère", disait le poète lucide.

Mais pour qui sait lire sans œillères - autrement que dans le noir de son ignorant mépris -, La Gifle est une lecture terriblement enrichissante.


Yv 04/04/2011 10:20



Ouh la tout doux Flipper ! Je suis ravi d'avoir eu votre avis si calme et si posé ; grâce à vous, je sais désormais que je ne me connais pas, que je ne comprends pas ce que je lis, que je suis un
petit-bourgeois raciste, hypocrite, méprisant et ignorant. N'en jetez plus, la cour est pleine comme disait mon regretté papa ! Vous me direz combien je vous dois pour la consultation.


Cher Flipper, ce n'est pas parce que nos points de vue divergent sur une lecture qu'il est nécessaire de vous emporter comme cela de m'insulter et d'insulter mon intelligence -mais bon, j'ai bien
compris que pour vous, j'en étais dépourvu. Il me semble avoir le droit de dire ce que je pense d'un roman quand bien même mon opinion ne vous sied point ! 


Je me permets également de vous demander de relire mon texte à tête reposée : je n'ai jamais parlé ni de classe moyenne ni de bourgeoisie, je ne parle pas de roman conformiste, mais de
personnages conformistes : ils ne font que ce qu'on pense qu'ils vont faire, ils respectent les usages et ne vont pas contre les us du pays (regardez bien la définition de "conformiste" dans un
dictionnaire avant de vous emporter !).


Quant à ma supposée -par vous- ignorance, qui êtes-vous donc cher ami, pour interprêter analyser et surtout déformer mes propos ainsi ? Je n'ai jamais prétendu faire partie d'une élite, je ne
suis qu'un lecteur qui donne ses impressions. Peut-être cela vous suffit-il pour y voir une ignorance crasse, grand bien vous fasse. Et pour finir, cerise sur le gâteau, je suis raciste ! Et
vous, dans votre grand savoir, votre votre grande sagesse, vous sortez tout cela d'un petit article sur un bouquin que je n'ai pas aimé. Je vous dis bravo et chapeau ! En déduire tout cela, d'un
coup comme cela, je trouve cela grandiose, une magnifique explication de texte. Cher ami, faites de la politique, vous êtes en mesure de faire dire n'importe quoi à un texte banal et inoffensif.
En ces temps troublés, où le FN remonte en force, nous avons besoin de gens comme vous, capables de pourfendre les méchants racistes qui n'aiment pas les livres que vous défendez. Rajoutez-en une
petite couche également, à la relecture de mon billet, vous pouvez même dire que je suis misogyne, homophobe, un intégriste de la vie saine, sans alcool et sans drogue. Et puis, carrément que je
n'aime ni les Australiens ni les Grecs, alors, vous pensez bien, un livre d'un Greco-australien, c'est la pire des choses qu'il pouvait m'arriver de lire !


Allez cher Flipper, remettez-vous de vos émotions, et retrouvez votre raison, La gifle n'est qu'un malheureux bouquin parmi tant d'autres au cas ou vous n'auriez pas "tilté" (oui, je sais
celle-ci elle est un peu facile). Rassurez-vous, vous avez d'autres motifs d'indignation sur mon blog : je vous le dis tout bas rien qu'à vous : j'ai lu des livres écrits par des Noirs. Eh oui,
j'ai craqué. Mais chut, cela reste entre nous, des fois que je les aurais aimés, l'image que vous avez de moi pourrait en pâtir.


 



Alex-Mot-à-Mots 30/03/2011 11:22


Il me semblait avoir lu une critique mmitigée, déjà, sur ce roman.


Yv 30/03/2011 14:25



Plus d'une en fait, certains ont arrêté la lecture, mais d'autres l'ont adorée. Comme quoi, les avis...



moustafette 27/03/2011 09:43


Allez hop économie économie, tant mieux !


Yv 27/03/2011 18:26



Si je peux aussi permettre de ne pas dépenser trop, je suis ravi. Economies à replacer sur d'autres supports plus intéressants.



Mélusine 27/03/2011 09:36


N'y a t-il pas eu une adaptation cinématographique ?
Quand il y a pléthore de personnages, en général je passe mon tour et de plus tu es peu convaincant, donc je ne vais pas m'y aventurer....


Yv 27/03/2011 18:23



Je crois qu'un film est à l'étude ou en tournage.