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Le blog de Yv

Le blog de Yv

Des livres, des livres... encore des livres, toujours des livres. Parfois un peu de musique.

La compagne de Russie

rla_compagne_de_russie_01.jpgLa compagne de Russie, Édouard Moradpour, Ed. Michalon, 2012

"Alexandre, brillant publicitaire français, partage son temps entre Moscou et Paris. Rapidement, il s'imprègne de la Russie postcommuniste, attaché à ses femmes découvrant les excès, les tourments de Moscou. Une succession de portraits de nombreuses jeunes femmes russes, toutes, tour à tour, plus ou moins mystérieuses, conquises par Alexandre, incapable de les aimer, mais trop faible pour les quitter. En pilier et tournant de l'intrigue, le suicide inexpliqué de la jeune et belle Aliona va jouer un rôle fondamental dans l'évolution du héros. Cette transformation le conduira dans des voies jusqu'ici méconnues de lui. Parviendra-t-il à s'extraire de l'emprise fascinante des poupées russes, elles-mêmes en quête de stabilité, de reconnaissance, de maternité, et auprès de qui elles espèrent trouver enfin un but ?" (note de l'éditeur)

En ouvrant ce livre envoyé par Gilles Paris (sans que je l'aie demandé), j'ai cru comprendre que cette histoire était un peu celle de l'auteur : une sorte d'autobiographie romancée. C'est ce qu'explique le célèbre Jacques Séguéla en préface. Et oui, Jacques Séguéla préface ! Ce qui ne fut point pour me rassurer sur le contenu du roman ! Bon, me dis-je, ne te laisse pas guider par tes a priori, ouvre et lis ! Ce qui fut dit fut fait, je résiste rarement à un ordre que je me donne à moi-même. Je suis à la fois autoritaire et obéissant. Limite schizophrène.

Bon revenons à nos préoccupations livresques plutôt que de parler des mes faiblesses voire de mes défauts. Comment dire pour ne pas être désagréable ? Bon, je veux et peux bien comprendre pourquoi un homme arrivé à la soixantaine qui subit le suicide de son amie éprouve le besoin de raconter son parcours. Celui d'Alexandre est centré sur les femmes russes. J'ai eu l'impression d'un tableau de chasse, d'un alignement ou d'un empilement -selon le mode de classement- de rencontres féminines. Des femmes dont on ne sait rien sinon, qu'elles sont toutes belles. Pas vraiment le temps pour lui de nous les présenter plus avant, ce qui est frustrant. Si je veux bien comprendre l'idée d'écrire son histoire, je ne saisis pas la suite qui consiste à la faire lire à des inconnus. Parfois, évidemment, ça fonctionne très bien, mais n'est pas bon autobiographe qui veut ! Manifestement, É. Moradpour aurait sagement dû rester publicitaire.

Aucun intérêt, même pas -ou surtout pas- littéraire ! L'écriture est maladroite, pas mauvaise, non, juste maladroite. On sent le travail pour éviter d'être mauvais. Écueil évité, mais l'auteur est loin d'atteindre les sommets de la littérature. C'est au mieux pas désagréable stylistiquement parlant.

C'est l'histoire d'un homme qui comprend enfin à 60 balais que les femmes sont plus que des rencontres éphémères pour tirer son coup -ou pas d'ailleurs ! Bon, je dis ça, mais j'ai sûrement raté des passages plus savoureux puisque j'ai arrêté avant la fin !

Très évitable.

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zazy 15/06/2012 20:10

Monsieur Poux et mon banquier te remercient chaudement.

Yv 16/06/2012 11:48



Merci à eux !



Alex-Mot-à-Mots 13/06/2012 09:35

Il faut parfois savoir refuser de (s')obéir.

Yv 13/06/2012 11:50



Pas toujours facile de refuser de faire ce que l'on se dit de faire



keisha 13/06/2012 09:25

des hommes comme cela, je crains qu'il y en ait (j'en connais un, gasp!)

Yv 13/06/2012 11:49



Ça doit sûrement exister !