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Black Rock

Publié le par Yv

Black Rock, Amanda Smyth, Ed. Phébus, 2010

Trinidad et Tobago, années 50, Célia une jeune fille vit chez sa tante Tassie remariée à Roman Bartholomew, en compagnie de ses deux cousines Vera et Violet. Célia est orpheline, sa mère étant morte à sa naissance. Lorsqu'elle grandit, Roman commence à s'intéresser dangereusement à elle, jusqu'au jour funeste où il la viole. Alors, Célia décide de quitter Tobago et se retrouve sur Trinidad, dans la capitale Port-of-Spain. Là, elle fait la connaissance de William, jardinier chez les Rodriguez qui présente Célia à ses patrons ; elle est embauchée pour s'occuper des deux enfants Rodriguez.

Que dire ? Que dire ? Bon, je serai direct : ce roman est loin d'être inintéressant, mais il est loin d'atteindre des sommets d'originalité et de fascination. Tout est plus ou moins prévisible et ne serait-ce le dépaysement lié au choix de situer l'action dans les îles de Trinidad et Tobago -excellent pour faire des progrès en géographie pour les nuls comme moi dans cette matière !-, on a déjà lu ou vu les aventures de Célia. Confrontée au mal avec Roman, confrontée ensuite au monde des Blancs propriétaires terriens, ou occupant les fonctions des notables, notre jeune femme noire va faire le dur apprentissage de la vie et du passage à l'âge adulte.

Bon voilà pour mes réticences, venons-en maintenant aux points positifs : l'écriture est légère, accessible et malgré tous les poncifs et les portes ouvertes enfoncées, on prend un certain plaisir à suivre Célia dans les paysages tropicaux.

Bon résumons-moi : pas mal, mais peut mieux faire ; se fréquente sans souci et sans risque de détester, trop classique pour cela.

A noter que malgré mes réserves, ce livre est en sélection pour le Prix Fémina, comme quoi l'avis d'un garçon sur un livre pour filles ne vaut que tripette ! Un livre pour filles ? Mais pourquoi écrit-il cela, me demanderez-vous ? Eh bien, si vous avez aimé Autant en emporte le vent comme mes deux grandes sœurs l'ont aimé alors que je me suis ennuyé ... à me moquer d'elles -bon, j'étais jeune, nous étions encore chez papa et maman, et j'aimais bien me moquer d'elles. D'ailleurs avec l'âge, ça ne m'a pas passé- vous aimerez ce livre qui pour moi est l'archétype de la littérature romantique qui plait aux filles. (Mais vous pouvez être un garçon et aimer aussi, comme quoi ce que je dis est à peu près n'importe quoi !)

Merci à B.O.B et à Phébus pour la découverte, et si vous avez l'envie de connaître un autre avis que le mien, peut-être plus enjoué, du moins plus féminin, allez voir chez Keisha !

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Hélène 05/11/2010 11:35


ahha tu as vu il a eu le prix du premier roman...

Est-ce qu'il voyage le tien ou pas ?


Yv 05/11/2010 13:25



Je n'avais pas vu qu'il avait eu le prix. Désolé, le mien est déjà reparti vers d'autres cieux (en fait, je l'ai donné à la BM).



Alex-Mot-à-Mots 29/10/2010 13:56


Ne me dit pas que tu tirais aussi les tresses de tes soeurs ?!


Yv 29/10/2010 18:12



Comment peux-tu croire cela ? Bien sûr que non, ... elles avaient les cheveux courts !!!



Hélène 28/10/2010 09:16


Bon, Tu veux un bon livre de guerre à la place ??? Et arrête de critiquer Rhett s'il te plaît...


Yv 28/10/2010 14:05



Amoureuse, toi aussi ? Sacré Rhett !



keisha 28/10/2010 08:35


Voui, mon avis est féminin... j'ai surtout aimé le style et l'évocation des iles (où est mon billet d'avion?)
Quant à Autant en emporte le vent, cela ne m'étonne pas pour tes soeurs, nous sommes toutes tombées amoureuses de Rhett Butler! Taratata!


Yv 28/10/2010 14:01



Je suis resté un peu en dehors, et Scarlett m'a laissé insensible !



Mélusine 28/10/2010 07:55


Nous avons un point commun : nullité en géographie ;-))).
Bon ce livre a quand même l'air pas mal du tout parce que tu en parles finalement très bien malgré tes réticences. Je me le note dans ma LAL...


Yv 28/10/2010 14:00



je crois que c'est un livre qui ne peut pas déplaire.