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Devant le coffre-fort

Publié le par Yv

Devant le coffre-fort, Gustave Gailhard, Oxymoron, 2017

Marc Bigle, petit pion parisien au chômage se rend en province pour un poste de quatrième clerc dans une étude de notaire. Malgré ses efforts, il arrive en retard de quelques minutes au rendez-vous mais trouve l'étude ouverte et quasi déserte : seul maître Duvaillant est présent, mais suicidé à cause de malversations financières qu'il explique dans un courrier. Le coffre est ouvert et dedans quatre cent mille francs très tentants pour un pion au chômage.

Gustave Gailhard mort en 1943 fut directeur de collection chez l'éditeur Ferenczi & fils, l'une des maisons spécialisées dans le roman populaire de l'époque comme d'autres : Arthème Fayard, Taillandier, Rouff -fermée en 1982- et Offenstadt devenue SPE. La maison Ferenczi ferma en 1966. Gustave Gailhard dont on connaît peu de choses, même pas la date de naissance écrivit beaucoup dans les genres populaires : aventures, cape et épée, amour et policier. Il créa deux personnages dans ce dernier genre Serge Vorgan et Marc Bigle. Ce numéro est ce qu'on appellerait maintenant un préquel, puisque écrit à la fin de la série mettant en scène Marc Bigle et revenant sur sa première aventure.

Très court et assez enlevé, léger, on sent bien que le pauvre Bigle aura du mal à s'en sortir malgré ses certitudes, mais on en aurait presque envie, même si c'est à peine honnête. Je ne sais pas ce que vaut la suite, mais c'est assez prometteur : un texte policier dans lequel l'auteur fait preuve de vocabulaire et de tournures de phrases joliment désuètes est à découvrir. Qui connaissait avant de me lire le terme maupiteux (qui fait pitié) ? Ou le joli mot de cocolète (femme du monde qui imite une cocotte) ? Avouons que ce genre de mots, donne une couleur au texte, de celles que l'on aime retrouver de temps en temps.

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