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Ça coince ! (51)

Publié le par Yv

Plunk, Fabien Henrion, Plon, 2020..

Harry Plunk, célèbre galeriste prend un train de Paris vers Londres qui déraille. Bloqué, il revoit des pans entiers de sa vie. Le temps de faire le point sur son enfance, sa vie de couple, son travail. Comment lui, parti de rien est devenu le galeriste en vue qui brasse des millions ? Est-il possible de retrouver une certaine innocence ?

Ce roman commence très bien mais s'enlise assez vite dans des considérations qui me laissent froid. Je peine à m'intéresser à Harry et ses états d'âme. En fait, il ne m'intéresse pas, ni lui ni sa vie. Néanmoins, je dois dire que tout cela est très personnel, le roman est bien écrit et pourra plaire à beaucoup de lecteurs. Il n'y a rien de totalement repoussant en son sein, le contexte du monde l'art contemporain un peu bling-bling un peu déjanté et/ou foutage de gueule est bien vu.

To plunk, in english, signifie balancer sans ménagement. Je n'irai pas jusque là d'abord parce que c'est un livre et qu'on ne maltraite pas les livres, ensuite, parce que ce qui n'a pas eu l'heur de me plaire pourra seoir à d'autres.

 

Faute grave, Lucie Whitehouse, Presses de la cité (traduit par Marie Chabin), 2020.,

"L'inspectrice Robin Lyons doit rentrer au bercail, contrainte et forcée. Mise à pied pour faute grave après avoir remis en liberté un suspect contre les ordres de sa hiérarchie, cet espoir de Scotland Yard n'a pas d'autre choix que de retourner vivre chez ses parents à Birmingham, une ville sinistrée qu'elle croyait pourtant avoir quittée à jamais. Pour éviter de subir les remontrances de sa mère, elle accepte bientôt d'aider Maggie, une détective privée qui traque les arnaques à l'assurance." (4ème de couverture)

Sur le papier, ça me plaisait bien, surtout que je ne vous ai pas dit l'essentiel, c'est que la meilleure amie de Robin meurt dans un incendie criminel dans lequel son fils est blessé et son mari disparaît. Robin plonge alors illégalement dans l'enquête. Le roman part bien, avec les difficiles -c'est un euphémisme- relations entre Robin et sa mère et les attaques en règle de Luke son frère, sans doute jaloux de sa sœur qui a réussi à s'extirper de Birmingham, contrairement à lui. Mais la bonne impression ne dure pas longtemps et j'ai passé quelques lignes, puis quelques pages longues dans lesquelles l'essentiel était délayé dans des paragraphes peu marquants. Pour paraphraser Michel Audiard, je résumerai mon avis à cela : "C'est curieux, [chez certains romanciers], ce besoin de faire des phrases"qui ne servent à rien, si ce n'est au poids du livre. C'est fort dommage, car raccourci de moitié, ce qui ferait tout de même un roman de plus de 200 pages, on lirait là, une histoire vachement bien avec une héroïne qu'on aurait plaisir à retrouver.

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Alex-Mot-à-Mots 06/02/2020 13:02

Ce mal du siècle de nos romanciers, tu as raison.

Yv 07/02/2020 07:20

J'en lis des bouquins se 400 pages, j'ai l'impression que c'est une taille imposée tant, parfois on sent le délayage