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La cage de l'albatros

Publié le par Yv

La cage de l'albatros, Pierre Pouchairet, Palémon, 2019.....

Léanne Vallauri, cheffe de la PJ du Finistère est sur le point d'intercepter une très grosse cargaison de cocaïne, presque une tonne, sur un tuyau de son informateur. Léanne est l'une des trois Brestoises avec Vanessa, psychologue de la police et Elodie médecin-légiste, trio qui s'est enrichi d'une quatrième, Noreen, capitaine de police, sous les ordres de Léanne, devenue la quatrième mousquetaire. Lorsque l'oncle de Noreen, sa seule famille, est retrouvé mort en bas d'une falaise, les trois autres filles la soutiennent et dès que l'une flaire un meurtre plutôt qu'un accident, elles se mettent en ordre de bataille pour trouver l'assassin.

Voilà donc le retour des trois Brestoises, au nombre de quatre cette fois-ci, pour mon plus grand plaisir, après l'excellent Haines. Le prolifique et talentueux Pierre Pouchairet remet donc en scène ses héroïnes bretonnes favorites dans cette enquête encore une fois pas avare en rebondissements. Lorsqu'on croit l'enquête close, il reste encore des pages à tourner avec pas mal de surprises. Dans ce tome, c'est Noreen, la nouvelle venue qui a la vedette et sur laquelle le romancier s'attarde pour nous la faire mieux connaître. Les vies des trois autres filles sont un peu mises entre parenthèses puisqu'elles aident leur amie. 

Cette deuxième aventure est aussi passionnante que la première et tout aussi addictive, difficile de lâcher l'affaire avant la dernière page tournée. Pierre Pouchairet est diabolique qui sait perdre son lecteur dans les multiples impasses, indices à creuser, fausse pistes, chausse-trappes. On ajoute à tout cela quatre filles aux caractères bien trempés, qui n'ont pas de mal à imposer le respect aux hommes qu'elles dirigent ou côtoient, qui n'hésitent pas à les envoyer promener au besoin, une Bretagne toujours aussi belle même lorsqu'il y pleut -rarement, il va sans dire. On met une grosse pincée de dialogues savoureux aux formules parfois expéditives, des portraits plus vrais que nature, un certain réalisme dans les situations -Pierre Pouchairet a été très longtemps flic-, un humour bienvenu et l'on obtient un roman policier excellent. Qui pourrait résister à cette entrée en matière :

"25 ans, 3 mois et 22 jours que Jean-Luc Kernivel est veuf. Les prisonniers comptent les jours d'incarcération, lui, ce sont ceux de sa liberté retrouvée. Il pourrait également quantifier les heures, il se contente d'égrener les jours. Ce compte, qui serait macabre pour certains, est heureux pour lui et a commencé dès le lendemain de la mort de sa femme." (p. 13)

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Alex-Mot-à-Mots 17/04/2019 15:13

Je l'ai même trouvée meilleure que le premier.

Yv 18/04/2019 18:35

Les filles sont bien installées c'est sans doute pour cela