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Le blog de Yv

Le blog de Yv

Des livres, des livres... encore des livres, toujours des livres. Parfois un peu de musique.

Je vis je meurs

Je vis je meurs

Je vis je meurs, Philippe Hauret, Jigal polar, 2016...

Serge la soixantaine tout juste entamée, veuf, désabusé, tombe sous le charme de Janis, la serveuse de son bar habituel. Mais la jeune femme vit avec José, un homme violent mêlé de très prêt à un réseau de drogue. La fréquentation de Janis ne sera pas de tout repos pour Serge.

Franck Mattis est un flic à la ramasse, au bord de l'implosion. Tous les travers à éviter, il fonce droit dedans. C'est en enquêtant sur une affaire de drogue qu'il croise la route de José avant que celui-ci ne disparaisse.

Un roman noir qui débute doucement avec des personnages ordinaires, blasés, désabusés qu'une petite étincelle saura remettre en vie au moins pour un moment, celui de cette histoire. Confrontés à la médiocrité de leur vie, à la monotonie, ils s'enfoncent irrémédiablement dans une certaine torpeur, se laissent aller à la dérive sans rien faire, tout en s'apercevant bien qu'ils sombrent, comme s'il leur était impossible d'agir seuls, de lutter seuls contre l'inéluctabilité de leur destin. Un fait, pas toujours joyeux ou une conséquence malheureuse de leurs actes les obligera à enfin réagir pour se retrouver dans des situations difficiles et dangereuses qui leur permettront de sentir de nouveau la vie et tout ce qu'il leur reste à accomplir.

Dit comme cela, ça ne paraît pas hyper gai. De fait, ça ne l'est pas. C'est du roman noir dans lequel la drogue, le sexe et l'alcool sont omniprésents. L'alcool particulièrement, je ne bois pas en une semaine -voire en un mois- ce que certains éclusent en une soirée... heureusement pour mon foie. Histoire classique, écriture itou. Pas de grosses surprises, ce n'est pas un roman qui fait grimper aux rideaux -ce qu'il vaut mieux éviter de faire, sauf à vouloir se retrouver par terre, enroulé dans des voilages et assommé par une tringle qui n'aura pas supporté notre poids-, mais il est du genre qui se lit très agréablement de bout en bout. Ce qui est surtout notable et bien travaillé, c'est l'évolution des personnages principaux, leur prise de conscience de leur descente et l'aide apportée de l'extérieur dont ils se saisissent pour tenter de remonter la pente.

Un roman noir publié chez Jigal polar c'est forcément bien, celui-ci n'est pas une exception. Un auteur que je relirai très volontiers.

Les toutes premières lignes :

"Le lieutenant de police Franck Mattis somnolait sur le siège passager d'une voiture de type utilitaire aux vitres sans tain. Il planquait, avec Rémi, son coéquipier, devant un immeuble haussmannien de la rue d'Alésia dans le 14° arrondissement de Paris." (p.9)

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Alex-Mot-à-Mots 13/06/2016 13:10

Non, ne meurt pas tout de suite.....

Yv 13/06/2016 13:45

pas prévu, la mort, je suis contre

Violette 12/06/2016 21:06

"je me brûle et me noie"? :) Je vais passer pour ce très noir!

Yv 13/06/2016 07:08

il y en aura d'autres chez Jigal et de l'auteur