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Le blog de Yv

Le blog de Yv

Des livres, des livres... encore des livres, toujours des livres. Parfois un peu de musique.

L'Ouzbek muet et autres histoires clandestines

L'Ouzbek muet et autres histoires clandestines

L'Ouzbek muet et autres histoires clandestines, Luis Sepulveda, Métailié, 2015 (traduit par Bertille Hausberg)...

Luis Sepulveda place ces nouvelles dans les années 60/70 juste avant le coup d'état de Pinochet (qui ne pouvait être totalement mauvais comme disait Pierrre Desproges, car dans Pinochet, il y a hochet). Tous les personnages sont des anonymes qui vont tout tenter pour qu'Allende arrive au pouvoir et qui vont combattre l'extrême droite et la droite chilienne. Beaucoup passeront dans la clandestinité après le coup d'état, perdront la vie. Je présente ci-dessous quelques nouvelles du recueil, celles qui m'ont le plus plu.

- Le soldat Tchapaïev à Santiago du Chili : la difficulté d'organiser une action d'éclat commune aux jeunesses communistes et socialistes, surtout lorsque certains ont d'autres préoccupations comme un rendez-vous amoureux.

- L'Ouzbek muet : la vie d'un étudiant chilien à Moscou qui rêve d'aller à Prague et se retrouve à Tachkent en Ouzbékistan.

- Blue Velvet : braquer une banque, ça ne s'improvise pas. Enfin, normalement...

- Moustik : Un autre braquage, mais pour sauver l'économie chilienne menacée, mené par Moustik une jeune femme qui ne supportera pas le coup d'état de Pinochet.

- L'autre mort du Che : le récit du transport de deux condors offerts par le Chili à Cuba et la nasissance d'un petit longtemps après nommé Che.

- Le déserteur : les derniers moment d'Ernesto Guevarra, dit Le Che.

Luis Sepulveda fait preuve de beaucoup d'humour, de dérision mais également d'une grande tendresse pour ses personnages, ces héros anonymes qui ont lutté contre la dictature et la force. Pour beaucoup ils sont des loosers avec idéaux, qu'ils veulent atteindre ; ils y réussissent parfois mais pas toujours et presque par hasard. Il suffit d'un tout petit rien pour que la chance ou la malchance fasse capoter ou réussir une opération mal préparée pour ne pas dire improvisée. Les premières nouvelles sont drôles, à l'image de ce roman de l'auteur que j'ai adoré, L'ombre de ce que nous avons été, et les dernières se font plus dures, plus politiques.

On pourrait s'attendre à un peu plus de la part de cet auteur, je reste un peu sur ma faim, me disant qu'il y avait matière à faire des histoires plus construites, plus longues, des petits romans, c'est un peu comme s'il se contentait du minimum pour faire un livre. Et puis, je me dis dans la seconde qui suit que le minimum de Luis Sepulveda vaut très largement le maximum de certains autres écriveurs de livres, alors ça me console.

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hélène 01/06/2015 08:53

Je l'ai dans ma pal, mais tu me refroidis...

Yv 01/06/2015 15:37

Disons que je m'attendais à mieux, mais les nouvelles sont très fréquentables

keisha 31/05/2015 17:49

Pff, le commentaire part trop vite

Yv 31/05/2015 19:53

avec nos gros doigts, des fois on appuie sur les touches qu'il ne faut pas...

k 31/05/2015 17:48

Mmmmh, pas emballée, il doit exister d'autres livres de l'auteur...

Yv 31/05/2015 19:51

Oui il y en d'autres, celui dont je parle dans l'article et bien sûr Le vieux qui lisait des romans d'amour

Kathel 31/05/2015 08:13

Je suis bien tentée par ces nouvelles, même si l'auteur en fait le minimum, ça devrait me plaire !

Yv 31/05/2015 09:16

Un minimum pas mal du tout quand même

Emma 31/05/2015 06:37

J'aime beaucoup l'auteur, alors même si le sujet me plaît moyennement, je le lirai certainement.

Yv 31/05/2015 09:16

Oui, c'est pour la même raison que j'ai lu ce livre